A travers un récit plein de sincérité et de fraîcheur, une jeune femme, martiniquaise, nous raconte son enfance et son adolescence et nous fait participer à la vie d'un village. Tout y est vu avec les yeux de l'enfant, ses étonnements naïfs, ses interprétations parfois fort drôles... L'adulte martiniquais, lui-même, ne semble jamais sortir complètement du monde enchanté de l'enfance. Une irrésistible bonne humeur se dégage de ces souvenirs malgré des situations souvent catastrophiques : d'abord un typhon, puis la mort du père, puis la cabane défruite par une colère du Mont Pelé, enfin la mère et ses enfants ignorés par la famille aisée. Mais sous le soleil et dans le décor enchanteur de la Martinique, on lutte sans amertume contre ces malheurs. Vous aimerez ces familles qui se jalousent, se chamaillent pour, en dernier ressort, s'entraider devant le danger qui a pour nom cyclone ou quimboiseur (jeteur de sorts).
Nombre de pages
180
Date de parution
03/05/2000
Poids
244g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738403896
Titre
Le temps des madras
ISBN
2738403891
Auteur
Ega Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
244
Date de parution
20000503
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Entre la bienheureuse inconscience des premiers âges et le moment où chacun raisonne, il y a un temps où le jeune être se tourne vers la vie comme une plante avide de printemps. Un temps plus ou moins ensoleillé ou peuplé de merveilleux. Le tort est d'imaginer les enfants incapables de sentiments tumultueux et de dire, à propos de tout et de rien, qu'ils ne comprennent pas." Ainsi s'ouvre Le temps des madras, un roman d'apprentissage à hauteur d'enfant qui brosse le portrait d'une vie paysanne et modeste à Morne-Rouge, aux pieds du mont Pelé, dans la Martinique des années 1920. Pour la narratrice, sa mère Délie, tante Clotilde, tante Acé ou madame Casimir, les travaux des champs, les enfants qui naissent et grandissent, les grandes misères et les petites joies rythment un quotidien où pèse encore le poids de l'oppression esclavagiste ancestrale. Avec une chaleur dont Françoise Ega avait montré toute l'ampleur critique dans Lettres à une Noire, Le temps des madras esquisse, derrière "des souvenirs d'enfance revus et corrigés, dépouillés de toute ombre" (Maryse Condé), une charge contre les stéréotypes coloniaux et le patriarcat. Chez Ega, l'écriture est l'arme adéquate pour atteindre l'émancipation et, surtout, un universalisme effectif, dans la lignée des revendications des féminismes noirs.
Dans la France des années 1960, des jeunes filles et des femmes débarquent par centaines des Antilles pour être placées comme domestiques dans les demeures de familles bourgeoises et blanches. Françoise Ega, arrivée à Marseille au milieu des années 1950 depuis la Martinique, s'emploie comme femme de ménage pour témoigner de cette exploitation crasse. Elle consigne cette expérience dans un journal de résistance quotidienne, émouvant et saisissant de réalisme, qui remonte à l'histoire impériale française et aux origines de la division sexuelle et raciale du travail. Tout à la fois chronique du refus de l'aliénation, enquête sociale, histoire intime et manifeste politique, ce texte est une contribution essentielle aux réflexions actuelles sur les rapports de classe, de genre et de race.