
Le démon de l'île solitaire
Lorsque sa fiancée, Hatsuyo, est brutalement assassinée, Mino-Ura fait appel aux services d'un détective amateur pour l'aider à retrouver le meurtrier et ainsi assouvir son ardent désir de vengeance. Mais celui-ci disparaît à son tour avant même d'avoir pu lui faire part de la moindre de ses hypothèses, et Mino-Ura n'a alors d'autre choix que de se lancer lui-même dans une folle enquête, épaulé de son ancien colocataire et ami, Moroto - qui semble prendre toute cette affaire étrangement à coeur. Toutes les pistes, plus perturbantes les unes que les autres, semblent les mener vers une île lointaine des mers du Sud, théâtre de monstrueuses expériences qui leur laissent entrevoir une réalité bien plus sombre qu'ils n'auraient jamais pu l'envisager. De rebondissement en rebondissement, Ranpo Edogawa déploie dans ce roman devenu culte tout le génie de son imagination, nous entraînant à la suite de Mino-Ura aux confins de l'horreur et de l'inhumanité.
| Date de parution | 04/03/2026 |
|---|---|
| Poids | 310g |
| Largeur | 117mm |
| EAN | 9782386691393 |
|---|---|
| Auteur | Edogawa Ranpo ; Bescond Sophie |
| Editeur | CAMBOURAKIS |
| Largeur | 117 |
| Date de parution | 20260304 |
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EDOGAWA RANPORevue de presse Le Lézard noir est sans doute le roman policier le plus célèbre d'Edogawa Ranpo, et par dérivation, l'enquête la plus renommée d'Akeshi Kogoro. Il a été adapté en film (par Kinji Fukasaku, qui plus est), en pièce de théâtre (par Yukio Mishima, qui plus est), et a donné son nom à une maison d'édition (sans doute par un individu prestigieux, qui plus est). Malgré ce statut culte, le roman n'a été traduit en France qu'en 1993 par Picquier (2000 pour le format poche), soit 64 ans après sa parution originale.Madame Midorikawa est une femme fatale, belle, riche et élégante, plus connue sous le nom du Lézard noir, une cambrioleuse particulièrement virtuose. Seulement, manque à sa collection personnelle le plus gros diamant du monde, l'« étoile égyptienne ». Qu'à cela ne tienne, le Lézard noir va s'en emparer, fût-il pour cela nécessaire de kidnapper la fille du propriétaire actuel du bijou, moyennant par la suite un arrangement à l'amiable. Bonne joueuse, elle envoie plusieurs messages à sa future cible pour la prévenir de son forfait à venir, cible qui décide alors d’engager le détective le plus renommé du Japon, un certain Akechi Kogoro.Vulgairement, et histoire d’effectuer une comparaison qui parle à peu près à tout le monde, c’est Sherlock Holmes contre Arsène Lupin. Vulgairement, j’insiste.Akechi Kogoro est un détective de renom, extrêmement perspicace, qui parvient toujours à démasquer le criminel en se basant sur l’analyse « psychologique » de ce dernier, et à l’aide de preuves « scientifiques » (on reviendra sur ces guillemets). La seule autre aventure où il apparaît dans les œuvres de Ranpo paru en France est Le test psychologique, seconde nouvelle de l’ouvrage La proie et l’ombre.Madame Midorikawa, ou le Lézard noir, est une femme fascinée par l’art, en particulier l’art immuable, intemporel, éternellement beau, ce qui inclus évidemment les diamants, mais pas que. Elle vole dans le but d’enrichir sa collection personnelle, particulièrement fournie.L’histoire, assez courte (environ 150 pages), comme toutes les œuvres de Ranpo parues en France, se focalise sur le duel de ces deux personnages. Contrairement aux romans policiers « classiques », dont l’attrait réside en bonne partie dans la découverte du coupable à la fin du livre, on sait ici dès les premières pages qui est la criminelle. L’intérêt réside donc dans la découverte des stratagèmes que le Lézard noir met en place pour se procurer l’« étoile égyptienne », et dans les moyens qu’utilise Akechi pour les contrecarrer. L’auteur ménage également quelques moments de suspens où, à partir d’une action survenue, le lecteur cherche à comprendre comment celle-ci a été rendue possible, puisqu’elle semble au premier abord irréalisable. Ces énigmes s’inscrivent ainsi dans la pure veine de celles initiées par Edgard Allan Poe (pour beaucoup inventeur du genre) dans des nouvelles comme Double assassinat dans la rue morgue ou La lettre volée. L’un des principaux mystères de l’œuvre, qu’Akechi met rapidement en lumière, est d’ailleurs la reprise d’une des nouvelles de Ranpo, La chaise humaine. Le lecteur assidu de l’auteur pourra être soit enchanté du clin d’œil, soit déçu de n’avoir pu être surpris face à cette énigme qu’il connaissait déjà. 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