L'Occident, a dit Rabindranath-Tagore, a posé de graves questions auxquelles il n'a pas complètement répondu, comme le rapport de l'homme et de la femme." Les philosophies orientales ne posent guère cette question puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable : l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative. Le reste est laissé aux moralistes. L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoi ? Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes) ? Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.
Nombre de pages
105
Date de parution
26/05/1997
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738450944
Titre
Féminin et philosophie. Une allergie historique
ISBN
2738450946
Auteur
Eaubonne Françoise d'
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
19970526
Nombre de pages
105,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Françoise d'Eaubonne a été pendant une trentaine d'années l'amie de Simone de Beauvoir qui fut sa lectrice, sa critique, sa conseillère, et a témoigné à ses procès. Elles ont lutté côte à côte pour la naissance du M.L.F. et échangé une longue correspondance. De cette amitié précieuse - en dépit de quelques désaccords théoriques - Françoise d'Eaubonne tire aujourd'hui le droit de nous présenter la vraie figure de la grande disparue. Elle la suit pas à pas à travers l'étude de ses œuvres, à travers aussi son rapport intime à Sartre (dans ce "pacte d'amour" qui a tant intrigué) et parmi d'autres écrivains (Nathalie Sarraute, Violette Leduc, Jean Genet, Mauriac, etc.) depuis les insultes de 1949 pour Le deuxième sexe jusqu'à l'apothéose finale. Des faits ignorés, d'abondants détails replacent dans son contexte cette personnalité exceptionnelle. Une Beauvoir peu connue, géniale mais profondément humaine, toujours en lutte héroïque de " l'être contre le néant " nous est révélée par ce récit qui est aussi un essai littéraire et une réflexion sur le sens d'une vie.
Les questions cruciales de la mondialisation, de la dictature économique et de la fin du travail - sans compter les perspectives bouleversantes qu'elles ouvrent - sont traitées par Françoise d'Eaubonne dans une réflexion sur ce monde déshumanisé du XXe siècle. Cet angle d'approche renouvelle les critiques et les propositions déjà avancées par Viviane Forrester, André Gorz et Jerem Rifkin. Un essai à ne pas oublier sur le rayon des prophéties contemporaines.
En 1974, apparait pour la première fois le mot " écoféminisme " sous la plume de Françoise d'Eaubonne dans son ouvrage Le féminisme ou la mort. Avec ce mot, elle exprime un appel à un " nouvel humanisme " pour sortir du " système mâle ", responsable de la domination des femmes et de la destruction de la nature. Françoise d'Eaubonne propose une lecture écologique du féminisme tout autant destinée aux mouvements féministes en France qu'à ceux de l'écologie politique des années 70. Ce texte offre les clés de lecture pour comprendre et identifier les racines communes de la surexploitation des femmes et de la destruction de la nature. Il est aussi une invitation à détruire la structure du pouvoir patriarcal pour voir s'élever " la gestion égalitaire d'un monde à renaître ". Il permet de situer la pensée de Françoise d'Eaubonne dans le contexte féministe et écologiste de l'époque et son actualité. " Le temps de l'écoféminisme ", dernier chapitre du Féminisme ou la mort, est également commenté en présentant les fondements de l'écoféminisme de cet autrice.