Dynamite ! Un siècle de violence de classe en Amérique (1830-1930)
Adamic Louis
SAO MAI
15,30 €
Epuisé
EAN :9782953117646
Louis Adamic, immigré yougoslave ayant pris part, au début du vingtième siècle, à tous les combats de classe du prolétariat nord-américain, raconte de l'intérieur les stratégies de violence du patronat, et de riposte des ouvriers, syndiqués ou non, qui lui firent face à différentes époques. Des Molly Maguires Irlandais à la fondation de l'IWW, du martyre des anarchistes de Chicago au règne des gangsters de l'AFL, Dynamite! raconte comment, à la répression capitaliste impitoyable de toutes les tentatives d'améliorer - un tant soit peu - une condition de misère, le prolétariat finit par opposer une brutalité conséquente, à la fois spontanée et consciente, cristallisant parfois en terrorisme, et aboutissant notamment à la naissance du crime organisé (le "syndicat du crime") aux Etats-Unis. Sorti aux USA pour la première fois en 1931, jamais publié intégralement en France, ce classique des classiques de l'Histoire sociale américaine, encensé en son temps par Manchette - après bien d'aubes - fait ici l'objet d'une traduction inédite. agrémentée d'un abondant corpus de notes, d'indications biographiques et chronologiques de première utilité.
Nombre de pages
476
Date de parution
18/10/2010
Poids
520g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782953117646
Auteur
Adamic Louis
Editeur
SAO MAI
Largeur
120
Date de parution
20101018
Nombre de pages
476,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Idole des jeunes? Proto-terroriste? Bande à Bonnot à lui seul? Jesse James des QHS? Homme à abattre, Mesrine fut tout cela à la fois. Quarante ans après sa mort porte de Clignancourt, "Le Grand" a toujours autant la côte. Mythe ultime du voyou, son "blase" restera à jamais gravé en lettres d'or dans le marbre noir de la Grande Histoire du Crime. Parce qu'il était devenu une bête de scène (médiatique), parce qu'il a fait trembler le sommet de l'Etat et flipper tous les flics de France (et du Canada), parce qu'il était un dieu vivant pour les uns et un monstre incontrôlable pour les autres, l'aventure parfois terrifiante de cet antihéros n'a pas fini de nous ensorceler. Mais au-delà du mythe, qui était Jacques Mesrine? Combien d'hommes a-t-il vraiment tués? A-t-il commis des crimes crapuleux? Quelles relations entretenait-il avec la Mafia? A-t-il bénéficié d'appuis maoïstes et policiers? La police a-t-elle agi au-dessus des lois? Pour quelles raisons a-t-il été vraisemblablement exécuté le 2 novembre 1979? Récit d'aventure autant qu'enquête d'investigation, Mesrine. La dernière cavale apporte un éclairage nouveau pour mieux cerner les dessous de l'affaire.
Huit nouvelles, huit histoires sèches, troubles et glaçantes. Les dessous sordides, et la signification réelle d'un combat de boxe perdu d'avance, l'échec cruel d'un séducteur méthodique, les déconvenues d'un gendarme mobile, ou d'un couple de vigiles, brutalement confrontés à une violence inimaginable. Huit angoisses s'abattant, chacune à sa façon, sur des victimes que tout semblait éloigner.
Comment un aristocrate catholique bascule brusquement dans le camp de la Révolution et, promeneur émerveillé, décrit le Paris communard, devenu capitale de tous les possibles. Ce texte rare, dont la dernière édition remonte à plus de vingt ans, permet de visiter de belle manière la vie et l'imaginaire de Villiers de l'Isle-Adam, l'un des écrivains français les plus méconnus, et précieux.
Que se cache-t-il vraiment derrière le Bourgeois, cette figure politique et psychologique à première vue transparente, inodore et sans saveur ? Quels mystères inavouables, et terrifiants, recèlent ces gras visages illuminés de bon sens et ces airs bonhommes, innocemment satisfaits ? Y aurait-il d'inquiétants secrets méritant de se voir divulgués, liés à la genèse de cette classe sociale étrange, finalement parvenue au pouvoir total, et à l'emprise complète sur l'ensemble du monde moderne ? Pour le savoir, quoi de mieux que d'écouter ce que disait - voilà plus d'un siècle - celui qui, au plan littéraire, fut certainement dudit Bourgeois l'un des ennemis les plus acharnés, et talentueux : l'immense poète Villiers de l'Isle-Adam (1838-1889) dont les contes ici rassemblés, légers, irrésistibles de drôlerie et de fiel, contribueront certainement à l'édification, sur cette douloureuse question scientifique, du plus large des publics.
Le plus moderne et aussi bien le plus archaïque des totems réglant, implacables, la vie fragile des hommes : tel est le Chiffre, héros véritable, mystérieux et terrible, de ce recueil de trois nouvelles, le premier ouvrage de Guénaël Visentini. On suit d'abord avec Vania, le destin d'un ancien homme d'argent, bourgeois devenu résistant communiste et ayant ainsi, pour l'heure, semblablement vécu de ruptures et de choix décisifs, puis dans Cinq - le texte donnant son nom au recueil - celui d'un mathématicien fiévreux s'affrontant un soir à ses hôtes, dans un château où plane encore le souvenir terrifiant de vivisecteurs humains au service du Progrès, quand l'Encyclopédie de Diderot bénissait ce genre de pratiques. La dernière nouvelle - YBBS - évoque un aventurier réveillant, à l'aube de la dernière guerre mondiale, par sa seule arrivée au coeur d'une vallée perdue et oubliée, une sauvagerie des plus lointaines, soudain en phase avec l'Histoire et ses massacres... Cinq frappe d'emblée par la résonance inhabituelle de son écriture, l'impression singulière, et mêlée, qui s'en dégage, à la fois d'une parfaite maîtrise et d'une délicate nostalgie. Sa violence troublante, sa douceur d'étrangeté et d'inquiétude, la tension s'y manifestant toujours entre grâce, chute et nécessité concourent à faire de ce livre un petit chef d'oeuvre, et de sa publication, un événement Il avait chaud, « froid » c'était une manière de sentir tout à l'heure. Ou bien le vin. Des mots, enchaînés comme des perles, de frêles diamants sur fils d'or. Ce doigt, que voulait-il ? La fin. 00. Tout de suite. Ce serait, bien dit, mieux dit : il vit ce doigt brandi sur sa vie, elle avait été de quoi ?, et pourtant ils furent là... petit Kekkonen. Viele, hanté par ces voix, tout retourné par ce long songe au chiffre inconnu, avait été débusqué, coupable.