Notre sang. Discours et prophéties sur la politique sexuelle
Dworkin Andrea ; Devillard Harmony ; Chaplain Cami
DES FEMMES
14,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782721009111
Figure de proue du féminisme américain, Andrea Dworkin a été prise pour cible privilégiée de la haine antiféministe pour son franc-parler et ses partis pris sans compromis. Après la parution de Woman Hating (1974), son premier livre, elle se tourne vers l'art oratoire pour survivre. Le milieu éditorial américain lui reproche le manque de "féminité" de son écriture, combative et corsée, qui choque et décille les consciences. Mais elle sait qu'elle a trouvé son public et se déplace de campus en associations, où elle suscite l'admiration, la colère et le débat. Notre sang : Discours et prophéties sur la politique sexuelle (1976, 1981) rassemble en un recueil ses discours pour porter sa voix plus loin, plus haut. Neuf discours, sur des problématiques aussi diverses que l'art, sa mère, la chasse aux sorcières, le lesbianisme, la non-violence ou l'histoire "amérikaine" , visent un même objectif : un appel à la sororité pour galvaniser les femmes dans la lutte contre la domination masculine jusqu'à son abolition totale. "Ceux-là, les masculinistes, nous ont raconté qu'ils écrivent sur la condition humaine, que leurs thèmes sont les grands thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même. Ils nous ont raconté que nos thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même - sont insignifiants parce que, par nature, nous sommes insignifiantes. Je renie l'art masculiniste. Ce n'est pas un art qui éclaire la condition humaine - il éclaire seulement, et pour toujours à la honte éternelle des hommes, le monde masculiniste - et à bien regarder autour de nous, ce n'est pas un monde dont on peut être fier". "[Notre sang] va offenser, mais il touchera bien plus qu'il n'offense. Il contient la fureur de générations de femmes silencieuses, ainsi que le fier écho des féministes qui nous ont ouvert la voie. Dworkin s'inscrit dans la grande tradition des combattantes et combattants pour la liberté". Kate Millett, autrice de "Sexual Politics"
Date de parution
18/11/2021
Poids
292g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782721009111
Titre
Notre sang. Discours et prophéties sur la politique sexuelle
Auteur
Dworkin Andrea ; Devillard Harmony ; Chaplain Cami
Editeur
DES FEMMES
Largeur
135
Poids
292
Date de parution
20211118
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des textes poignants, animés par la colère de la survivante, colère face aux meurtres, aux viols, à la pornographie, à l'anéantissement des femmes dans la sexualité masculine. Une extraordinaire écrivaine féministe qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir des hommes, de la fétichisation des corps, des dangers de la nuit, du racisme, de la résistance à la prostitution. En ces temps de remise en cause des droits des femmes, Andrea Dworkin lance un cri d'alarme : "Souvenez-vous-en, mes soeurs, durant les temps obscurs qui s'annoncent." Son style mêle la radicalité des analyses féministes et l'onde puissante des mots : "J'ai utilisé l'écriture pour emmener le langage là où était la souffrance des femmes - et leur peur - et j'ai continué mes fouilles à la recherche de mots capables de porter le fardeau de dire l'indicible."
Andrea Dworkin explore le monde sexué de la domination et de la soumission. Elle parle de la "baise" dans un monde dominé par les hommes et de l'anéantissement des femmes dans la sexualité masculine. Leonard Cohen, le poète et chanteur canadien, saluait ce livre en ces termes : " La gamme complète des arguments exposés dans ce livre est assez radicale, complexe et magnifique. C'est le premier livre que j'ai lu par un auteur, masculin ou féminin, qui affiche une défiance qui soit profondément subversive au sens sacré ? extraterrestre. Elle dit que notre monde est entaché par des préjugés humains, que les hommes et les femmes ont des idées erronées ? même si ces idées ont dix millions d'années et qu'elles viennent de la bouche de dieu, elles demeurent erronées ! La position qu'elle adopte dans ce livre est si provocante et passionnante qu'elle crée une autre réalité et pourrait arriver à l'actualiser. Dans la situation actuelle, c'est ce genre d'attitude qui crée de nouveaux mondes." C'est un livre violent, "le plus choquant jamais écrit par une féministe", selon l'écrivaine australienne Germaine Greer.
Cette diatribe féministe contre la pornographie a suscité une controverse retentissante lors de sa première parution et n'a rien perdu de sa virulence. Dworkin milite en faveur de l'adoption d'une législation qui définisse la pornographie comme une violation des droits civils de la femme. Elle souligne que la pornographie engendre une corrélation entre sexe et violence en faisant de la domination violente à l'encontre des femmes une composante essentielle du fantasme sexuel : « Dans la pornographie [...], l'usage de la force est nimbé de romantisme...comme s'il se résumait à une danse. » Dworkin adopte également une posture que beaucoup jugent excessive dans la mesure où elle estime que la pornographie incite les hommes à la violence sexuelle. Elle établit donc un parallèle entre la vie et les écrits du Marquis de Sade et propose un compte rendu critique de plusieurs ouvrages pornographiques contemporains. Sa plume est fougueuse, incisive et imprégnée d'un sentiment d'urgence.
Militante féministe, Andrea Dworkin a voulu comprendre pourquoi des femmes rejettent le féminisme et n'hésitent pas à se montrer racistes et homophobes. Comment expliquer cet apparent paradoxe ? Dans un contexte où les femmes sont subordonnées aux hommes, les femmes de droite concluent ce qui leur paraît le marché le plus avantageux : en échange de leur conformité aux rôles traditionnels, la droite leur promet la sécurité, le respect, l'amour. Elles font donc le pari qu'il est préférable de prendre le parti du patriarcat plutôt que de combattre ce système dont la violence est trop souvent meurtrière. Mais la droite et l'antiféminisme se fondent sur le mépris des femmes et encouragent l'exploitation de leur sexualité : "ce que font les femmes de droite pour survivre au système de classes de sexe ne signifie pas qu'elles y survivront : si elles sont tuées, ce sera probablement aux mains de leur mari". Une réflexion brutale et sans concession, qui rappelle l'importance de la révolte féministe. La sociologue Christine Delphy, qui signe la préface, redonne à Andrea Dworkin la place qui lui revient dans l'histoire du féminisme, et le politologue Frédérick Gagnon rappelle dans sa postface la pertinence des analyses d'Andrea Dworkin pour comprendre le sort des femmes dans la vie politique des Etats-Unis des années 2000, toujours marquée par la misogynie et l'antiféminisme.
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."