Juillet 1914. Thérèse arrive à Rochefort pour exiger la révision du procès de l'homme qu'elle aime, David, forçat détenu au bagne depuis trois ans. David est un jeune Arabe du sud tunisien. Quand il était enfant, il a été sauvé de l'incendie de son village par un riche colon, Barbier. Ce dernier a fait de David son fils adoptif puis l'a associé à toutes ses aventures. Trois ans plus tôt, Barbier a été assassiné et David, accusé du meurtre, s'est laissé condamner, sans dire un mot pour sa défense. Thérèse ne peut obtenir que David, enfermé dans un mutisme qu'elle ne comprend pas, signe la pièce nécessaire à la révision de son procès. Aidée par les gens de Rochefort, créatures dérisoires excitées par l'approche de la guerre, elle va tenter de le sauver "de force" : on représente devant lui la scène au cours de laquelle il n'a pas commis le crime pour lequel il est au bagne. Cette reconstitution fait, comme une pierre jetée dans une rivière, remonter les couches du temps superposées, les étapes de la vie de Barbier et de David. C'est que Barbier a été mêlé à la plupart des événements politiques des dernières années. L'histoire émerge de cette parodie. Au terme de la représentation et livrant peu à peu son secret, David, cette fois, commet l'acte qu'on lui a attribué autrefois... Seul plane, hors du temps et de l'espace, l'image d'un grand aigle que Barbier et le jeune David rencontrèrent jadis dans les montagnes africaines et qui, depuis, hante les songes du forçat comme il hantait ceux de Barbier. Alors que, dans le précédent roman de Jean Duvignaud, L'or de la République, les personnages étaient autant de carrefours d'aventures et de multiples hasards, La chasse à l'aigle fait de chacun des héros la source de possibilités infinies où l'histoire se mêle à la rêverie. Au moment où le roman français va souvent en s'amenuisant jusqu'à n'être plus que le constat abstrait d'une anecdote, ce livre "buissonnant" qui recoupe les divers plans de l'expérience humaine, correspond à l'ordre des recherches de certains romanciers étrangers d'aujourd'hui.
Nombre de pages
292
Date de parution
25/04/1960
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070221462
Titre
La chasse à l'aigle
Auteur
Duvignaud Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
19600425
Nombre de pages
292,00 €
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Au cours de l'année 1911, dans les milieux anarcho-terroristes de Paris, se produit une série d'arrestations mystérieuses. Il y a un traître ; et ce traître ne peut être que Semenov, chef suprême de l'organisation. Du moins, c'est ce dont est persuadée Martine, la maîtresse de Brentano, responsable en second du mouvement. Un vieux penseur anarchiste, avant de mourir, confirme les soupçons de Martine. Il a acquis la certitude de la culpabilité de Semenov et transmet à Brentano l'ordre de vengeance. Ensuite vient une période de doute. Un tribunal juge Semenov. On décide de le tuer ; mais Semenov ne parle pas. Semenov se tait obstinément. Une veulerie s'empare de Brentano lorsqu'il s'agit d'exigher la vérité. On ne saura jamais si vraiment Semenov a trahi. A-t-on, dans ces conditions, le droit de l'exécuter ? Tel est le thème central des Idoles sacrifiées. Faut-il faire justice en connaissance de cause ou seulement sur une présomption ? Quand personne ne peut savoir si un homme a trahi, doit-on le tuer sur son silence ? Les Idoles sacrifiées ne sont pas un roman historique. C'est le roman sans pitié de la délation et du seccret de la délation.
L'or de la République", c'est le trésor du gouvernement républicain espagnol que la Résistance croit caché en France. Sous l'impulsion d'une jeune femme, Etty, des résistants français et des réfugiés espagnols forment un maquis qui prend le nom de "Grande Compagnie", dont l'un des buts est de retrouver "l'or de la République" afin qu'il serve plus tard à la libération de l'Espagne. Lorsque Etty est arrêtée, le commandement du maquis passe à Nicolas, ancien combattant de la guerre d'Espagne, qui fut l'un des convoyeurs du trésor et qui devient, sous le pseudonyme de "Bachelier César", le plus grand chef de la Résistance armée. Dans la "Grande Compagnie", et parmi les troupes allemandes qui la combattent, se retrouvent des personnages que nous avons rencontrés à Berlin en 1933 et en Espagne en 1937. Mais le kaléidoscope s'agite de nouveau, les entraînant tous dans une aventure grandiose et mystérieuse.
Peu d' uvres sont, autant que celle d' Arland, dominées par une exigence unique, exclusive de tout autre : la création littéraire, l'élucidation par l'écriture d'une existence dont l'opacité s'accroît avec le mouvement qui la découvre. L'écrivain s'engage dans une enquête sans fin : il questionne sa propre vie, sollicite la part la plus nocturne de son être. Et cela, sans sortir des frontières qu'il s'est rigoureusement fixées depuis son adolescence : le premier de tous ses récits, Terres étrangères, préfigure les visions, presque fantastiques, qui, à partir d'Il faut de tout pour faire un monde, conduisent aux grandes nouvelles d'A perdre haleine. Pendant ce temps, entrelacée à la découverte de l'imagination, la confidence se développe, presque trop littéraire au début, de plus en plus grave et personnelle, pour en venir aux méditations pathétiques de Je vous écris. Ainsi, aboutissant à cette unité d'esprit, si rare aujourd'hui, l'oeuvre d'Arland est encore ouverte à l'âge où tant d'écrivains préparent des "éditions complètes". ". . Jean Duvignaud.
Résumé : "Chebika est une oasis de montagne dans le Sud de la Tunisie, face au Sahara. Nous y avons travaillé, mon équipe et moi, durant cinq ans... Je cherchais un lieu propre à percevoir microscopiquement la réalité vivante du changement social, afin de comprendre les mutations du "tiers monde" autant que les variations qui ont façonné le passé de notre civilisation. Pendant quelque temps nous avons été dans le village "comme un poisson dans l'eau". Ce livre n'est pas seulement de sociologie. Même si l'analyse détecte des structures elle ne cherche pas à les fixer, mais à saisir l'impact de l'histoire sur les formes de vie traditionnelle. Les gens de Chebika n'avaient jamais été regardés : ils ont peu à peu théâtralisé leur existence, jusqu'à la contestation et la révolte. Il s'agit aussi d'une aventure : les observateurs sont, eux aussi, profondément modifiés par ceux qu'ils observent. Au-delà de l'enquête, nous avons tenté une "reconstruction utopique" de l'expérience vécue collectivement et individuellement, une "interpolation sur le réel", comme disent les mathématiciens. A travers l'analyse anthropologique, la littérature cherche à recréer un réel qui, dans l'écriture, prend une forme." Jean Duvignaud.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.