L'entreprise de demain existe depuis hier. Histoire des Scop et des Scic
Quijoux Maxime ; Duverger Timothée
BORD DE L EAU
20,00 €
Epuisé
EAN :9782385192228
Le mouvement des Scop et Scic connaît actuellement une expansion sans précédentâ?¯: en une décennie, il a vu ses effectifs doublers et prévoit d'atteindre prochainement le seuil symbolique des 100â?¯000 salariés. Dans le même temps une transformation substantielle de sa physionomie est à l'?uvre : tertiarisation et féminisation se développent en son sein, sans marginaliser pour autant un héritage encore bien vivant issu de l'industrie et de la construction. Ses modèles répondent aux aspirations de travailleurs en quête de sens, en demande de sécurité face à l'érosion du salariat, ainsi qu'aux nouveaux besoins sociaux des territoires. Cette dynamique inédite ne doit cependant pas occulter l'histoire plus que centenaire - 140 ans pour être précis - sur laquelle elle s'appuie. Le présent ouvrage se propose d'en explorer les trajectoires en rassemblant de nombreuses contributions qui, tout en croisant des regards pluridisciplinaires de chercheurs jeunes et confirmés, partagent une même approche historique dont elles renouvellent les questionnements. Si les origines de la coopération de production sont retracées, de même que ses utopies et ses expérimentations les plus emblématiques, ce livre vise également à analyser des pans de son histoire encore largement ignorésâ?¯: qu'on pense à la place souvent invisibilisée qu'y occupent les femmes, ou à certains échecs industriels qui, pour certains, suscitent encore la controverse. On y traite aussi de son rapport à l'État, de ses liens avec les autres forces sociales, des syndicats aux mutuelles, de son ancrage territorial comme de sa présence en Grande-Bretagne où les coopératives de consommation connaissent plus de succès, ainsi que de ses innovations les plus récentes à l'image des sociétés coopératives d'intérêt collectif (Scic) ou des coopératives d'activité et d'emploi (CAE). S'adressant aux premiers concernés, les coopérateurs eux-mêmes, cet ouvrage espère aussi amplifier l'intérêt des chercheurs mais aussi des étudiants pour l'histoire d'un mouvement plein d'avenir.
Nombre de pages
257
Date de parution
20/03/2026
Poids
430g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782385192228
Auteur
Quijoux Maxime ; Duverger Timothée
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Date de parution
20260320
Nombre de pages
257,00 €
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Plus de dix ans après sa disparition, Pierre Bourdieu demeure toujours l'auteur des sciences sociales le plus cité au monde. Si ses concepts, sujets de débats permanents, expliquent probablement ce succès, son aptitude à explorer l'ensemble des domaines du social y a aussi grandement contribué : la socialisation, l'école, les classes sociales, le célibat, la culture, l'art, l'Etat, la politique, etc., peu d'objets semblent en effet s'être soustraits à l'examen du sociologue, et sur lesquels, en retour, il n'a pas été discuté. Il en existe pourtant un et non des moindres : le travail. Après des travaux liminaires sur la question dans le contexte de la guerre d'Algérie, Bourdieu paraît en effet définitivement s'en désintéresser. Cette désaffection correspond alors à une indifférence équivalente des sociologues du travail à l'égard de son oeuvre. Durant quarante ans, Bourdieu et "le travail" donnent l'impression de s'ignorer superbement. A l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, c'est cette double défection - le travail dans la sociologie de Bourdieu, et Bourdieu dans la sociologie du travail - que nous avons voulue questionner : le travail est-il vraiment absent dans I oeuvre de Pierre Bourdieu ? Comment l'aborde-t-il, en particulier après son époque algérienne ? Enfin, dans quelle mesure ses concepts peuvent-ils contribuer à l'analyse du travail, d'hier et d'aujourd'hui ? Réunissant plus d'une vingtaine de contributions, entre exégèses, analyses historiques et enquêtes de terrain, ce livre souhaite montrer l'apport mutuel du sociologue et de l'objet "travail". Une réconciliation scientifique en somme.
Mythique magasin d'articles de sport, Decathlon est aujourd'hui l'une des marques préférées des Français. Ce succès repose sur des produits innovants et accessibles, mais aussi sur l'image d'une entreprise conviviale et dynamique, où il fait bon travailler. Réunissant des équipes jeunes et sportives, la multinationale s'efforce en effet de cultiver une ambiance bon enfant dans ses magasins, permise par un management qui met l'accent sur la confiance et l'autonomie des salariés : gestion des stocks et des prix, présentation des rayons, organisation d'événements, etc., les vendeuses et vendeurs bénéficient de libertés rares dans le travail d'exécution, plus encore dans la grande distribution. Decathlon entend aussi privilégier l'embauche de « personnalités » au détriment des diplômes, ce qui la conduirait à accueillir une plus grande diversité de profils. L'enseigne aurait-elle trouvé la formule magique permettant d'allier performance économique et épanouissement au travail ... Pendant près de trois mois, deux sociologues ont enfilé les fameux gilets bleus pour participer à la vie d'un magasin d'une grande agglomération. La promesse semble au rendez-vous : ils découvrent une entreprise jeune et décontractée, où les employés disposent de marges de man?uvre, encadrés par une hiérarchie allégée et bienveillante. Très vite, cependant, l'enquête fait apparaître une autre réalité : les salaires sont faibles, le travail est pénible et des frontières sociales trahissent l'apparente convivialité. Gilets bleus montre que l'autonomie au travail est moins une source d'émancipation des salariés qu'une autre forme de reproduction d'inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l'entreprise.
Yon Karel ; Rouxel Pierre ; Quijoux Maxime ; Allal
L'entreprise peut-elle sauver la planète et l'humanité ? Un discours enchanté affirme aujourd'hui qu'un capitalisme vertueux est possible, capable de combiner performance économique et défense de l'intérêt général. Au moyen de politiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE), les firmes seraient à l'origine de nouvelles pratiques qui permettraient de produire conjointement une « entreprise citoyenne » et un « citoyen d'entreprise » ajusté à celle-ci.Decathlon, géant français de la distribution sportive, est l'incarnation de ce modèle d'entrepreneuriat. Présente dans 70 pays et employant plus de 100 000 personnes à travers le monde, l'enseigne se dit soucieuse du bien-être de ses salariés et de son engagement sur tous les territoires où elle est implantée. Pour autant, les logiques de développement et de concurrence entrent souvent en contradiction avec les intentions vertueuses revendiquées par le groupe, ce qui suscite de nombreuses critiques.Du Nord de la France aux magasins flambant neufs du Mexique ou du Sénégal, en passant par les usines tunisiennes de confection, cet ouvrage restitue l'origine, les usages et les limites de ces « tactiques de la vertu ».Politistes et sociologues, Karel Yon, Pierre Rouxel, Maxime Quijoux, Amin Allal, Mohamed Slim Ben Youssef, Anne Bory, Sidy Cissokho et Guillaume Gourgues ont mené de concert cette vaste enquête.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...