Claire, 29 ans, passe le mois d'août à Tokyo chez ses grands-parents. Son grand-père y gère un Pachinko, ces machines à sous japonaises aux allures de flippers. Cet été, Claire est venue de Suisse avec une obsession : emmener ses grands-parents revoir leur Corée natale. Jamais ils n'y sont retournés depuis la guerre qui a scindé le pays en deux, cinquante ans plus tôt. Mais en ont-ils seulement envie ? Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s'occupe de Mieko, une petite japonaise à qui elle apprend le français. Entre les cultures coréennes, nippones et européennes, voici l'entrée dans la trentaine d'une femme aux identités contradictoires. Avec ce roman de filiation, Elisa Shua Dusapin explore le déracinement et les liens abîmés par l'histoire. Elle excelle à décrire l'ambivalence des relations familiales, les cruels malentendus qui vont de pair avec un attachement profond. De son écriture sobre et poétique, elle dévoile l'intériorité de ses personnages et nous plonge dans une atmosphère
Nombre de pages
147
Date de parution
20/08/2020
Poids
102g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782072899164
Titre
Les billes du Pachinko
Auteur
Dusapin Elisa Shua
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
102
Date de parution
20200820
Nombre de pages
147,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il avait griffonné un buste de femme cambrée, seins nus, pieds à demi cachés par la courbe d'une fesse. La respiration de Kerrand s'est accélérée au rythme de son coup de plume. Il a fait couler toute l'encre du pot, la femme a titubé, cherché à crier encore, mais le noir s'est glissé entre ses lèvres jusqu'à ce qu'elle disparaisse". A Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune femme rêve d'ailleurs dans une pension modeste. Chaque jour, elle cuisine pour les rares visiteurs venus s'isoler du monde. L'arrivée d'un Français, auteur de bandes-dessinées, vient rompre la monotonie de l'hiver. Ils s'observent, se frôlent, et à mesure que l'encre coule, un lien fragile naît entre ces deux êtres aux cultures si différentes, en quête d'absolu.
Au dernier jour d'un festival de littérature à Beyrouth, Elisa Shua Dusapin descend au Sud Liban. Elle ne sait pas ce qui se passe de l'autre côté de la frontière en Israël, c'est tôt le matin, le 7 octobre 2023. Quelques mois plus tard, après son retour en Europe, un pressentiment la pousse à retourner d'urgence au Proche-Orient. Elle commence par poser ses valises à Amman en Jordanie. Elle ne connait ni la ville, ni sa culture. La jeune femme apprend l'arabe, s'initie à la plomberie avec des Jordaniennes, se rapproche de réfugiés syriens, partage de furtives confidences avec des Palestiniens et des Israéliens. Une sorte de secret se dévoile dans les silences et grâce aux gestes. Comme si c'était en compagnie des gens, et non à leur propos, qu'Elisa Shua Dusapin écrivait ce texte lumineux et grave, échappant à tout manichéisme et qui pose un regard inédit sur cette région et sur la violence.
A Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n'est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l'inspiration loin de sa Normandie natale. C'est l'hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l'encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l'écume transporte le lecteur dans un univers d'une richesse et d'une originalité rares, à l'atmosphère puissante.
Claire passe l'été chez ses grands-parents à Tokyo. Son idée : convaincre son grand-père de quitter quelque temps le Pachinko qu'il gère ; aider sa grand-mère à mettre ses affaires en ordre ; et les emmener revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre, il y a cinquante ans. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s'occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys