Voici réédité un beau livre que le temps avait rendu introuvable. Vingt ans après la première parution, sa publication au format de poche, dans la collection "Références" des Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, rend accessible au plus grand nombre un "classique" de l'histoire contemporaine. Naturellement, comme en témoigne le supplément bibliographique de cette seconde édition, la recherche n'a pas cessé d'avancer depuis 1972. Mais, à bien des égards, l'ouvrage de Jean-Baptiste Duroselle reste indispensable aux étudiants comme aux professeurs. Il réussit le tour de force d'être à la fois maniable et clair comme un bon manuel, nuancé comme un ouvrage de recherche, et humain comme l'histoire peut enseigner à l'être. Avec ses entrées simples - la population, la société, les idées politiques, la politique intérieure et la politique étrangère - le livre passe en revue tous les aspects de la France de la Belle Epoque. D'un maniement aisé, il est aussi d'une lecture facile grâce à la qualité de son écriture. Une langue pure s'y fait entendre, exempte des néolo-gismes ou des expressions allusives qui pourraient dérouter les non-spécialistes. Limpide, le récit n'est pas pour autant simpliste. Loin d'exposer des catalogues de faits présentés comme acquis, l'auteur entraîne dans sa démonstration les historiens spécialistes, avec le résultat de leurs recherches, et les Français de l'époque, avec leurs expressions révélatrices et frappantes. Enfin - qualité ultime de l'historien - la sympathie pour les hommes de l'époque, leurs difficultés et leurs incertitudes, et le refus de porter sur eux des jugements hâtifs ou rétrospectifs, transparaissent au long de ces pages empreintes de mesure et de finesse. En filigrane, l'ouvrage offre à l'histoire un modèle du genre didactique. Claire Andrieu historienne, Institut d'études politiques de Paris
Nombre de pages
384
Date de parution
01/01/1992
Poids
386g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724606140
Titre
LA FRANCE DE LA BELLE EPOQUE
Auteur
Duroselle Jean-Baptiste
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
386
Date de parution
19920101
Nombre de pages
384,00 €
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Confiée au grand spécialiste de l'histoire diplomatique Jean-Baptiste Duroselle, cette vaste synthèse de l'histoire européenne a pour dessein de montrer combien l'Europe d'aujourd'hui trouve ses racines dans l'histoire. Sa géographie originale et éclatée, ainsi que sa diversité ethnique et linguistique étant autant d'obstacles à son unité. En une vingtaine de chapitres, retraçant des phases historiques communautaires aux intensités contrastées, l'historien réussit le tour de force de faire une histoire complète du continent depuis la préhistoire jusqu'à la construction européenne, tout en respectant les différences nationales. Dans cette genèse d'une conscience européenne, la religion, la culture, les sciences y ont une place de choix à côté de l'histoire politique traditionnelle. Un tel projet imposant nécessairement des silences, cette somme, dotée d'une chronologie fouillée, reste néanmoins un excellent outil de travail pour ceux qui veulent assurer leurs connaissances de base et embrasser dans son ensemble l'histoire de notre civilisation. --Hervé Mazurel
Né républicain - en plein Bocage vendéen ! - en 1841, Georges Clemenceau dut, tout jeune, combattre le pouvoir issu du 2 Décembre. Jusqu'à sa mort (1929), il garda de cet apprentissage la conviction que la vie publique était une lutte : lutte pour consolider la République quand d'aucuns prêchaient un modus vivendi avec ses adversaires, lutte pour la laïcité, lutte pour Dreyfus, lutte pour renforcer l'armée quand la paix paraissait à ce prix, lutte enfin pour la victoire quand la guerre devint inévitable. Ni l'intérêt personnel - il refusa plusieurs fois le pouvoir à des conditions qui ne lui convenaient pas - ni l'idéologie - il évolua de l'extrême gauche vers le centre et s'opposa, lui l'athée convaincu, aux excès de l'anticléricalisme - ne le guidèrent jamais. La République et la France s'identifiant à ses yeux, il entendait les fortifier et non les diviser. Passionné, orgueilleux, d'une lucidité terrible sur les hommes, dur, brutal à l'occasion, il ne cessa, par le verbe comme parlementaire (élu de Paris, puis du Var), par la plume comme journaliste, écrivain et patron de presse, d'appeler à la vigilance et à l'effort. Et quand, en 1917, tout parut perdu, quand les politiciens et les généraux routiniers eurent échoué, il fallut bien se tourner vers le seul homme qui ne fût pas compromis dans les expériences antérieures, le seul aussi dont la combativité et l'ardeur fussent inentamées en dépit de l'âge - soixante-seize ans ! - : Clemenceau. C'est lui, on le sait, qui mena le pays à la victoire, mettant un terme à d'indicibles souffrances. A cet homme exceptionnel - au jeune médecin des pauvres, au maire de Montmartre sous la Commune, au tombeur de ministères, au directeur de journal qui trouva le titre J'accuse ! pour le célèbre article de Zola, à l'ami de Monet, au voyageur, à l'amoureux, à l'auteur de Démosthène et de Au soir de la pensée, au collectionneur de Kogos japonais, au duelliste et à ses mille autres facettes -, Jean-Baptiste Duroselle a consacré un ouvrage non moins exceptionnel, foisonnant d'informations nouvelles admirablement maîtrisées - une biographie définitive.Membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne, Jean-Baptiste Duroselle (1917-1994), spécialiste de l'histoire politique et diplomatique des XIXe et XXe siècles, fut le maître incontesté des études consacrées aux relations internationales à l'époque contemporaine. Cette somme sur Clemenceau, parue en 1998, est restée la référence indispensable.
Résumé : S'il existe de nombreux ouvrages sur l'histoire de la Première Guerre mondiale, il n'y a pas de livre récent qui l'embrasse du seul point de vue de la France et, surtout, qui réponde complètement à la question fondamentale : comment la France et les Français - 7 000 000 de mobilisés, 1 397 000 morts - ont-ils pu supporter une guerre si longue, si dure, si cruelle, si coûteuse sur tous les plans, à laquelle aucune période de notre histoire ne peut être comparée ? C'est pourquoi Jean-Baptiste Duroselle a voulu étudier La Grande Guerre des Français sous tous les angles possibles : les grandes phases militaires, naturellement, mais aussi et tout autant : le rôle des chefs, la souffrance des combattants et de leurs familles, les civils, le comportement des gouvernements successifs, des partis et des syndicats, le financement, l'armement, la reconversion industrielle et ses effets sociaux, la guerre économique, la guerre psychologique, le prix terrible de la victoire, les profondes conséquences morales, politiques, économiques, intellectuelles et sociales de ces cinquante-deux mois qui ont sans doute plus changé la France que ne le fera la Deuxième Guerre mondiale. Un livre très important pour prendre toute la mesure de ce cataclysme.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.