
Un art incertain. Mutations de l'image photographique
Un art en transition ", " un art incertain " : divers travaux récents ont insisté sur la nature sinon indéfinissable, du moins imprécise et instable du médium photographique. Et tout cela en dépit des innombrables interrogations sur l'ontologie de ce medium, qui ont pendant longtemps constitué l'essentiel des écrits sur la photographie, avant de faire aujourd'hui un retour remarqué. (1) Affronter directement la question, comme cela est si souvent le cas, conduit à des impasses, certes parfois fertiles dans la mesure où elles permettent de formuler nombre d'hypothèses, mais impasses tout de même. Mais peut-être la réponse à ces interrogations ontologiques et à leur persistance se trouve-t-elle dans ce tourniquet incessant. La photographie, ce serait ce médium dont on ne cesse de se demander ce qu'il est, " au fond "?Certes les autres formes d'art connaissent aussi ces interrogations sur leur nature même. Mais nulle autant que la photographie n'en a fait l'essentiel de ses préoccupations, une quasi-définition : la photographie serait cette pratique artistique dont l'objet et les moyens se déplacent sans cesse, parfois fort loin des formes habituelles de l'art.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 09/02/2017 |
| Poids | 449g |
| Largeur | 240mm |
| EAN | 9782350463940 |
|---|---|
| Titre | Un art incertain. Mutations de l'image photographique |
| Auteur | Durand Régis |
| Editeur | FILIGRANES |
| Largeur | 240 |
| Poids | 449 |
| Date de parution | 20170209 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Regard pensif. Lieux et objets de la photographie
Durand RégisCet essai n'est ni une histoire ni une théorie de la photographie. C'est une tentative de formuler ce qui a paru essentiel dans l'expérience photographique. Le point de départ n'est donc pas une théorie ou une croyance a priori. C'est au contraire une longue fréquentation des photographes et de leurs oeuvres qui a conduit à cet examen des processus et des valeurs en jeu dans le regard photographique - une sorte d'inventaire critique. Que se passe-t-il dans le regard, dans la pensée, quand nous voyons des photographies? Que s'est-il passé quand un photographe a regardé et laissé la trace de son regard sur un objet du monde? Qu'est-ce qui est pensé ainsi et qui ne saurait être pensé autrement?ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,30 € -

L'Excès et le reste. Essais sur l'expérience photographique 3
Durand RégisLa photographie, que l'on a pu qualifier d'"art moyen" dans ses usages ordinaires, est en réalité, dans ses usages artistiques, un art de l'excès. Littérale et réaliste à l'extrême dans certains cas, fictionnelle et fantastique dans d'autres, elle semble osciller entre différents registres, description et invention, simulacre et semblance, non par une quelconque "nature" qui lui serait propre (son "essence"), mais comme si elle était emportée par ce qui la déborde. Est-ce la profusion insaisissable des phénomènes, ou au contraire celle de la conscience qui les perçoit (ou les imagine) ? Est-ce l'irréductible perte de ce qui a été (le fameux "avoir-été-là barthésien") ? Si une réponse est possible, elle ne peut que se fonder sur des traces, des signes, des empreintes : la photographie est un jeu de restes, ce qui reste d'un parcours, d'une expérience, irréductible à autre chose. Sans équivalents (mais cela n'empêche pas d'en chercher...), sans commune mesure. Les seize textes réunis ici tentent de rendre compte de ces questions, de ces tensions qui traversent et structurent l'expérience photographique. Ils s'appuient pour cela sur des oeuvres ou des cheminements bien précis, qui sont envisagés comme autant de territoires d'expérimentation et d'interrogations.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,30 € -

La Part de l'ombre. Essais sur l'expérience photographique, 2e édition
Durand RégisCe livre rassemble trente-quatre textes écrits entre 1987 et 1990. Là où Le Regard pensif - Lieux et objets de la photographie Jetait les bases d'une réflexion théorique sur l'image photographique, le présent ouvrage s'appuie sur l'?uvre de nombreux artistes dont Régis Durand a rencontré le travail - Ralph Gibson, Lewis Baltz, Roland Fischer, Gabriele Basilico, Geneviève Cadieux, Lynn Cohen, Nils-Udo, Dennis Adams, Pascal Kern, Alain F leischer, etc. C'est en quelque sorte, une fois encore, l'atelier du critique qui est ici livré, dans ce qui constitue désormais le premier volume de la série des trois Essais sur l'expérience photographique. Chacune des études réunies ici ouvre à des questions plus générales qui, en dépit des transformations qui affectent le monde de la photographie, demeurent plus que jamais actuelles : le rapport au réel, la question du document, la transparence, la matière et le spirituel, la mémoire et le temps, le rapport aux autres formes de l'art, etc.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,30 € -

Essais sur l'expérience photographique. Tome 2, Disparités
Durand RégisL'ouvrage se compose de deux grands ensembles. Le premier concerne des artistes allemands d'aujourd'hui que l'actualité et le marché placent souvent au premier plan (Andréa Gursky, Thomas Struth, Thomas Ruff, Thomas Demand), et à travers eux, tout ce qui met en jeu une photographie que l'on a qualifiée beaucoup trop vite d'"objective". Le second concerne des artistes dont le rapport au monde passe plutôt par une mise en scène de soi et des autres, par l'illusion, le jeu, la simulacre voire l'imposture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,25 €
Du même éditeur
-

Le bonheur tue
Samman Rima ; Jouannais Jean-YvesLe bonheur tue est un projet artistique né de la nécessité de transformer des photographies de presse illustrant différentes périodes de l'histoire du Liban. La double explosion du port de Beyrouth, en 2020, a ravivé la douleur et l'angoisse de tout un peuple, ranimant les traumatismes d'un pays régulièrement meurtri. L'artiste, ayant grandi en tentant de fuir ces "images fantômes" , cherche désormais à se les réapproprier en coloriant et en manipulant ces clichés, pour mieux comprendre et exorciser les souffrances du passé. A travers une approche mêlant images d'Epinal et photos de guerre, l'oeuvre questionne l'éternel retour du traumatisme, révélant des motifs récurrents tels que la fuite, le cri ou la détresse. Loin de la recherche du spectaculaire, l'artiste privilégie une sélection subjective de photos qui, par leur mise en dialogue et leur dimension universelle, deviennent des archétypes de la tragédie humaine. Grâce à la coloration et au photomontage, plusieurs strates temporelles et symboliques s'entrelacent, confrontant la mémoire individuelle et collective. Ce projet souligne la difficulté d'apprivoiser la douleur psychique et met en lumière la dualité des Libanais oscillant entre fierté et autodétestation, face à un pays où la beauté et le chaos coexistent.EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Du côté de chez soi
Delalande Jean-claude ; Valletoux Thierry ; EsdersDans ce livre, Jean-Claude Delalande propose une série de photographies en noir et blanc, véritables scènes de vie domestique soigneusement mises en scène. A travers ces saynètes sobres mais expressives, le photographe explore la relation de couple moderne, souvent marquée par la solitude, la tension et une tendresse discrète. Il s'y met lui-même en scène, accompagné de son épouse ou de sa famille, dans des décors familiers - maisons de vacances empruntées ou louées - où chaque détail est pensé, jusqu'à l'accessoire le plus anodin. Son approche narrative rappelle celle des bons romans : l'image devient un chapitre, l'ensemble une chronique douce-amère sur les liens humains. Loin de l'humour facile, Delalande joue avec une ironie subtile et une mise en scène précise, à la manière d'un théâtre photographique. Son style visuel, influencé par le cinéma des années 1960, combine grande rigueur technique, lumière travaillée et profondeur de champ maîtrisée. Comparé à Anna et Bernhard Blume ou Duane Michals, Delalande trace pourtant une voie personnelle, cérébrale et discrète. Il produit sans souci de notoriété, mais avec exigence. Son oeuvre, saluée par plusieurs concours, semble prête à rencontrer le public, même si lui continue de cultiver, à la manière de Kafka, la richesse d'une pratique artistique en marge.EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Dami
SMITH/DESPLANQUESDAMI est un voyage intime, poétique et sensoriel signé SMITH, artiste plasticien et chercheur, dont l'oeuvre explore les liens entre visible et invisible, humain et non-humain, matière et esprit. Réalisé dans le cadre de la résidence photographique INSTANTS au Château Palmer, ce nouveau projet puise à la fois dans l'histoire familiale de l'artiste et dans une enquête plus vaste sur nos racines, nos croyances et notre rapport au vivant. Par un concours de coïncidences presque magiques, SMITH découvre que ses grands-parents maternels se sont rencontrés précisément là où il est invité en résidence. Ces révélations deviennent les déclencheurs d'une recherche à la fois psycho-géographique et visionnaire, nourrie par l'écoute du territoire, la transe, le rêve et les visions inspirées par les plantes-maîtresses. Mêlant photographie, sculpture, thermogrammes et écritures sensibles, DAMI est une traversée de la mémoire et des éléments : de la vigne au compost, du bois brûlé aux corps en métamorphose, l'ouvrage célèbre l'unité fragile du vivant. Entre enquête, hommage et expérience sensorielle, DAMI s'impose comme une oeuvre singulière, traversée par l'intuition, les fantômes, les racines - et par une foi discrète en ce que le monde a encore à nous révéler.EN STOCKCOMMANDER45,00 € -

Planche(s) contact. Festival de créations photographiques à Deauville, Edition 2015
Normand PhilippeDeauville, dont l?identité est multiple et complexe, s?est prêtée, depuis sa fondation en 1860, au jeu des regards et des réappropriations. Tour à tour, les premiers photographes, les reporters de la presse illustrée, les grands auteurs des années 1930 et 1950, nombre de photographes de Magnum, et les plus grands photographes de mode ont investi et restitué Deauville avec la curiosité, l?attention et l?écoute qui permettent d?être inspiré et créatif. Avec Planche(s) Contact, festival de créations photographiques créé en 2010, Lise Sarfati, Charles Fréger, Massimo Vitali, Filip Dujardin, Meffre & Marchand, Paolo Roversi, Sarah Moon, Kishin Shinoyama, Lars Turnbjörk, Harry Gruyaert, Philippe Ramette? ont été invités, sous forme de commandes photographiques du festival, à photographier une part de la ville, une part de Deauville. Cinq ans après sa création, Planche(s) Contact s?affirme en 2015 comme le principal festival photographique d?une Normandie qui a joué un rôle essentiel dans l?histoire de la photographie, comme elle l?a joué quelques années auparavant dans l?histoire de l?impressionnisme. Cette sixième édition de Planche(s) Contact, en proposant une trentaine d?expositions en libre accès, s?affirme désormais comme un rendez-vous majeur et créatif, rassembleur et festif, pour célébrer la photographie en Normandie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
