Louise Michel, née en 1830, était la fille naturelle d'une servante et d'un châtelain. Très vite elle est révoltée par l'exploitation des ouvriers et par la situation faite aux femmes. " Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire$ ", écrira-t-elle plus tard. Bientôt, elle va essayer de contribuer à l'émancipation des femmes. D'abord en devenant institutrice " libre " (c'est-à-dire ayant refusé de prêter serment à Napoléon III). Elle s'occupe ainsi de 200 fillettes aux Batignoles. C'est à cette époque qu'elle se lie avec les milieux révolutionnaires. Puis vient la guerre de 1870, le siège de Paris par les troupes prussiennes et la capitulation. Elle participe au soulèvement du peuple de Paris qui proclame la Commune et se lance dans l'action. Volontaire comme infirmière, elle revêt l'uniforme de la garde nationale et se bat pour défendre Paris insurgé. Lors de la semaine sanglante pendant laquelle les versaillais ont massacré des milliers de communards, elle est arrêtée. Devant les juges du Tribunal militaire, au lieu de chercher à minimiser son rôle, elle revendique fièrement sa participation à la Commune. C'est à l'issue de ce procès que son ami Victor Hugo va lui dédier son poème " Viro major ". Condamnée à la déportation vers la Nouvelle-Calédonie, malgré des conditions de détention pénibles, elle s'intéresse à la faune et à la flore, ainsi qu'à la condition des Kanaks et organise une école pour leurs enfants. En 1880, suite à l'amnistie des communards, elle rentre à Paris où elle reçoit un accueil triomphal. Militante infatigable, elle multiplie les conférences, les meetings, les appels à la révolution. A sa mort, en 1905, 120 000 personnes vont suivre son cercueil de la gare de Lyon au cimetière de Levallois-Perret.
Nombre de pages
183
Date de parution
17/02/2016
Poids
330g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782370710758
Titre
Louise Michel, la passion
Auteur
Durand Pierre
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
195
Poids
330
Date de parution
20160217
Nombre de pages
183,00 €
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Le colonel Margot fut sans conteste l'un des plus grands écuyers du Cadre Noir de Saumur. Il en a été le "grand dieu" emblématique de 1946 à 1958. Au terme de cette longue période, il lui avait redonné la qualité et le prestige dont il jouissait avant la guerre. Homme de cheval certes, Georges Margot était aussi un soldat courageux et un artiste reconnu. Son oeuvre est digne du panthéon des peintres de chevaux.
« Enfant déjà, je rêvais de devenir champion olympique. Mon rêve s'est réalisé grâce à un cheval sorti de nulle part. Il s'appelait Jappeloup. » En 1988, aux jeux Olympiques de Séoul, les spectateurs retiennent leur souffle. Quatre ans plus tôt, Jappeloup, le célèbre et atypique petit cheval noir, avait mis à terre son cavalier, Pierre Durand, avant de s'enfuir vers les écuries. Mais cette fois, Jappeloup franchit tous les obstacles avec une générosité extraordinaire: la médaille d'or est pour lui? Vraiment pour lui, puisque, au pied du podium, Pierre Durand la lui passe autour de l'encolure. Cette consécration, le cavalier en rêve depuis qu'il a suivi à la télévision le spectacle grandiose des JO de Mexico, en 1968. Cavalier passionné, talentueux et déterminé, le jeune Pierre se spécialise très tôt en saut d'obstacles. Avec Velleda, Laudanum, Narcotique et bien d'autres, il connaît des moments de joie incomparables en équipe de France junior, puis senior. Mais sa rencontre avec Jappeloup marque un tournant et le commencement d'une relation fusionnelle entre deux forts caractères. Dérouté par ce cheval rebelle bien que prometteur, Pierre doit non seulement réussir à se faire adopter par lui, mais également faire face aux jalousies qu'il suscite au sein même de l'équipe de France et de son encadrement. Finalement, l'alchimie incroyable entre le cavalier et son cheval les emporte vers un succès aussi improbable que mérité. En revenant sur son itinéraire original, les moments forts de sa carrière sportive époustouflante, mais aussi les coups bas et les déceptions, Pierre Durand nous entraîne dans les coulisses de la discipline la plus populaire des sports équestres. Il raconte avec passion et franchise comment, grâce à un cheval qui lui était sans doute prédestiné, son rêve d'enfant est devenu réalité. Une épopée sportive, une incroyable histoire entre un homme et son cheval
Cet ouvrage n'est pas une méthode d'équitation de plus. Il est bien mieux que cela: le fruit, le bilan, la synthèse d'une vie entière de cavalier. Et pas n'importe quel cavalier: élève privilégié du colonel Margot, qui fut l'un des plus brillants "Grand Dieu" de Saumur, Pierre Durand a achevé sa carrière militaire comme écuyer en chef du Cadre Noir, puis comme directeur de l'Ecole nationale d'équitation. Son palmarès sportif est tout aussi impressionnant, il compte deux sélections aux Jeux olympiques en concours complet et saut d'obstacles, plus de vingt-cinq participations en Coupe des nations, des dizaines de victoires individuelles nationales et internationales en CSO, discipline reine dans laquelle il fut aussi plusieurs fois champion de France militaire et champion du monde (en 1962). L'écuyer Pierre Durand a talentueusement promené sa légère et dégante silhouette au-dessus des barres, tout en pratiquant aussi les airs de haute école. Car, pour lui, équitation sportive et équitation savante, travail à l'obstacle et travail sur le plat sont de même nature, nécessitant harmonie musculaire, rassembler, légèreté. Persuadé qu'à cheval on n'a jamais fini d'apprendre, le général Durand s'était refusé, jusque-là. à publier quelque traité, quelque ouvrage définitif que ce soit. S'il s'est finalement décidé, à l'issue d'une carrière exceptionnelle, à rassembler ses observations d'homme de cheval à la fois expérimenté et cultivé, à réunir dans ce livre - très attendu - souvenirs et réflexions, propos techniques et anecdotes édifiantes, c'est pour témoigner qu'efficacité équestre et respect du cheval sont infiniment compatibles, et pour rappeler les principes qui président à l'accomplissement et à la pérennisation de la belle équitation française.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.