Champ de l'imaginaire est le premier ouvrage publié dans la collection "Ateliers de l'imaginaire" dont le titre dit assez le souci d'une recherche en mouvement. Ce volume rassemble quatorze articles de Gilbert Durand publiés de 1953 à 1996, inédits en France ou devenus introuvables. Hommage à l'auteur, il se veut aussi un véritable outil théorique, méthodologique et bibliographique. Les articles choisis couvrent des champs divers : littérature et poésie, sociologie et anthropologie, histoire et introduisent très concrètement les concepts-clés de l'investigation méthodologique par ailleurs définis et structurés dans les ouvrages parus au fil des ans. L'ordre chronologique de présentation tente de rendre le mouvement d'une pensée élaborée sur près d'un demi-siècle. En rassemblant en ce lieu plus de 250 publications de Gilbert Durand, la bibliographie invite le lecteur à élargir et approfondir sa connaissance de l'oeuvre du fondateur du Centre de recherches sur l'imaginaire.
Nombre de pages
264
Date de parution
15/05/2018
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782377470303
Titre
Champs de l'imaginaire
Auteur
Durand Gilbert ; Chauvin Danièle
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
20180515
Nombre de pages
264,00 €
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« La conscience dispose de différents degrés de l'image - selon que cette dernière est une copie fidèle de la sensation ou simplement signale la chose - dont les deux extrêmes seraient constitués par l'adéquation totale, la présence perceptive, ou l'inadéquation la plus poussée, c'est-à-dire un signe éternellement veuf du signifié, et nous verrons que ce signe lointain n'est autre que le symbole. »Véritable initiation philosophique, cet ouvrage explore le « fait » symbolique à travers une étude de la place du symbole dans la pensée occidentale et du conflit de la Raison et de l'Image. En envisageant une science et une sagesse nouvelles, il étudie les fonctions philosophiques du symbolisme.Table des matières : Avant-propos - Introduction : Le vocabulaire du symbolismeI - La victoire des iconoclastes ou l'envers des positivismesII - Les herméneutiques réductivesIII - Les herméneutiques instaurativesIV - Les niveaux du sens et la convergence des herméneutiquesV - Conclusion : Les fonctions de l'imagination symboliqueBibliographie
Les sciences humaines sont en crise. Psychologies, sociologies, histoire et ethnologies ont confondu leur visée, l'Homo sapiens, avec une méthode unidimensionnelle héritée d'une physique périmée depuis l'apparition du " Nouvel Esprit Scientifique ". Gilbert Durand constate que cet échec péremptoire n'est dû qu'à un mirage pédagogique. A travers les recherches de pointe des anthropologues renaît l'aurore de retrouvailles avec le destin immémorial de l'Homo sapiens. Nous assistons progressivement à la résurgence d'une " Science de l'homme " qui, dans sa singularité, retrouve bien des données transmises par les savoirs traditionnels : là où la Méthode exerçait son emprise totalitaire, le pluralisme des singularités - le " polythéisme des valeurs " - devient le garant de l'unité compréhensive du Sapiens. Une " raison autre " reconstitue lentement mais sûrement les assises prometteuses d'un " Nouvel Esprit Anthropologique ".
De tous les livres de Gilbert Durand (1921-2012), La Foi du cordonnier est à coup sûr le plus révélateur de l'humanité profonde de son auteur. Le ton en est alerte, enjoué presque à l'évocation de l'échoppe du cordonnier "pleine d'odeurs fauves, des crus divers de muscs, de tannins de tous les cuirs imaginables", dont le mystère enchanta son âme d'enfant. Quoi de plus simple pourtant que ce geste millénaire grâce à quoi les hommes, marchant entre ciel et terre, ont cessé d'être des va-nu-pieds ? Un geste dont Gilbert Durand explicite ici le symbolisme - "unir la rudesse, la solidité de la terre et la voûte légère du ciel" - qu'il découvre commun à toute une famille d'esprits : hermétistes et alchimistes, astrologues et autres "magiciens", point si éloignés qu'on pourrait se l'imaginer de la ferveur chrétienne populaire demeurée attentive aux grands cycles cosmiques et au rythme des saisons ponctuant durant des siècles "les travaux et les jours de la chrétienté occidentale". Sous son aspect débonnaire, La Foi du cordonnier est un manifeste en faveur d'une gnose réconciliatrice et rien moins que dualiste, répondant au besoin de signification et d'orientation de l'homme d'aujourd'hui. Pourfendant comme à son habitude l'iconoclasme occidental, responsable de la scission entre le réel et l'imaginaire, les forces de la nature et les préceptes de la foi, Gilbert Durand ouvre la voie à une Science de l'Homme qui, sans rien renier des traditions culturelles et de leur riche héritage symbolique, entrerait en dialogue avec les sciences les plus avancées de notre temps. C'est en anthropologue inspiré, en poète parfois, qu'il s'emploie à "glaner" dans chacun des chapitres de ce livre les traces de ces traditions savantes ou populaires, et de ce christianisme primitif solidement enraciné dans l'imaginaire occidental et européen.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.