Dans les tribunaux où il a exercé ses fonctions de juge des enfants, Édouard Durand a vu des enfants grandir et d?autres mourir. Celui que l?on surnomme parfois « l?ange gardien des petits » consacre sa vie à leur protection.Au cours de ces entretiens, il nous raconte ce que nous préférons souvent ignorer : les violences conjugales, celles faites aux enfants, l?inceste. Il affirme avec force que la maison doit être un lieu de sécurité et que nous en sommes collectivement responsables. Déjouer la stratégie de l?agresseur, restaurer le langage face à la violence, remettre la loi à sa place : pour permettre aux enfants de grandir et les protéger, Édouard Durand appelle à une législation plus impérative, qui ne soit plus soumise aux aléas de perception d?un juge, d?un expert, d?une assistante sociale.Ce livre nous élève en nous mettant à hauteur d?enfant. S?il dit la maltraitance, il rapporte aussidesmoments de joie quand la vie reprend son cours. Et entre les lignes, se dessine le portrait d?un homme qui refuse d?être spectateur de la violence, d?un juge engagé pour dire la loi d?une voix forte et claire.Édouard Durand, magistrat depuis 2004, a été juge des enfants à Marseille et à Bobigny, et copréside depuis janvier 2021 la Commission indépendante sur l?inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Il a notamment publié Violences sexuelles : en finir avec l?impunité (avec E. Ronai, Dunod, 2021), Protéger la mère, c?est protéger l?enfant (Dunod, 2022, nouvelle éd.).Entretiens avec Delphine Saubaber
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Nombre de pages
152
Date de parution
18/03/2022
Poids
184g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782021507690
Titre
Défendre les enfants
ISBN
2021507696
Auteur
Durand Edouard ; Saubaber Delphine
Editeur
SEUIL
Largeur
122
Poids
184
Date de parution
20220318
Nombre de pages
152,00 €
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Notre société a pris conscience des effets délétères des violences conjugales sur l'enfant. Elle a plus de difficulté à admettre les perturbations induites par ces violences dans l'exercice de la parentalité. L'idée assez répandue qu' "un mari violent peut être un bon père" est une construction sociale mise à mal par toutes les études. Qui plus est, la violence conjugale affecte également la capacité parentale de la victime. Cet ouvrage propose d'explorer la parentalité face à la violence conjugale sur les axes psychologiques, sociaux, politiques et judiciaires, autant dans le couple parental que dans la relation parento-infantile. Il propose tous les éléments nécessaires à mise en oeuvre de bonnes pratiques par les professionnels de la protection l'enfance.
Humiliation, harcèlement, violences physiques, attouchements sexuels, viol et inceste au sein de la cellule familiale sont le lot de centaines de milliers d'enfants en France. Le cocon protecteur que doit être la famille se mue donc, pour plusieurs enfants par classe, en enfer dévastateur. De la réalité des petites victimes aux carences du repérage de la maltraitance, du déni collectif à la misère dans laquelle l'Etat laisse l'Aide sociale à l'enfance, de la lenteur des procédures judiciaires à la difficulté de la reconstruction pour les jeunes victimes, l'autrice dresse un constat lucide avant de dessiner des pistes pour améliorer le présent comme l'avenir des enfants victimes et casser la boucle infernale de reproduction des violences. Etudiante en sciences de l'éducation et à l'EHESS, Emma Etienne a 23 ans. Placée en foyer à 17 ans après un long calvaire, elle a fondé l'association Speak ! , qui défend la voix des enfants victimes de maltraitances. Magistrat spécialiste de la protection de l'enfance, des violences conjugales et des violences faites aux enfants, Edouard Durand a coprésidé la Ciivise de 2021 à 2023.
Résumé : "Le corps des enfants, le corps des femmes, négociables ou non négociables ? " Edouard Durand Le constat est effroyable, appuyé désormais sur d'innombrables témoignages : 160000 enfants sont sexuellement violentés chaque année en France... Elles sont là, à nos côtés, sous nos yeux, ces victimes, s'ajoutant à la foule des traumatisés d'un passé qui ne passe pas. Quel crédit la société porte-t-elle à ces voix de souffrance, lorsqu'elles ont osé se faire entendre ? Le juge Edouard Durand, qui a dirigé les travaux de la Ciivise pendant trois ans avant de s'en voir retirer la charge, a observé les mécanismes de déni encore à l'oeuvre dans la société. Il livre ici ses conclusions personnelles. Si, comme on l'entend encore trop souvent, "tout le monde savait", c'est que personne au fond ne voulait que ça se sache ; on préférerait que les victimes ne soient pas des victimes et que les criminels n'aient agressé personne. Mais entre l'impunité et la justice, il faut choisir. La parole des victimes doit être entendue sans arrière-pensée ; c'est là que tout commence, le premier geste non négociable de la protection de l'enfance. On ne pourrait aujourd'hui s'y soustraire sans créer un immense malaise.
Résumé : Cet ouvrage aborde le problème des violences conjugales à partir de la parentalité, c'est-à-dire de la capacité des parents à répondre aux besoins fondamentaux de leur enfant. Par l'étude de la législation et la référence à une pratique juridictionnelle, son ambition est de montrer que la protection de l'enfant n'est pas dissociable de la protection de la mère qui se montre sécurisante dès lors qu'elle est en sécurité.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.