Biographie de l'auteur Juliette Barbarin. Historienne d'art, Juliette Barbarin est responsable du musée Denon, sous la direction de François Cheval, depuis 2001. Tous deux ont mis en place un plan de conservation préventive et une politique d'acquisitions et d'expositions autour de Vivant Denon, avec l'aide d'un comité scientifique présidé par Pierre Rosenberg. Émilie Beck Saiello. Ancienne élève de l'École normale supérieure de Pise, docteure en histoire de l'art (thèse consacrée aux peintres français de paysage à Naples au XVIIIe siècle, en cours de publication chez L'Erma di Bretschneider), Émilie Beck Saiello est actuellement pensionnaire à l'Académie de France à Rome. Ses travaux de recherche portent sur les peintres paysagistes du XVIIIe siècle (en particulier Fabris, Hackert, Péquignot, dont elle a rédigé le catalogue raisonné, Joseph Vernet, dont elle prépare l'édition critique du " Livre de raison "), Naples et le Vésuve, les relations artistiques de la France avec le royaume des Deux-Siciles. Elle est également l'auteur d'une monographie du peintre Pierre- Jacques Volaire et termine pour Arthéna le catalogue raisonné de cet artiste. Fabrice Bonasso. Après un doctorat en sciences économiques, Fabrice Bonasso a travaillé au Brésil et en Italie pour le ministère de l'Économie et des Finances. Il est à présent marchand d'art, spécialisé dans la vente de dessins, de livres et de tableaux anciens. Les vues de Naples et les scènes de la vie populaire napolitaine (1775-1825) constituent son terrain de prédilection, notamment celles des artistes Pietro Fabris et Saverio della Galla, de même que Campi Phlegraei, le célèbre ouvrage scientifique de William Hamilton. Plusieurs oeuvres de sa collection sont reproduites dans cet ouvrage.
L'objet de cet ouvrage est d'explorer un champ de spécialisation classique de l'anthropologie sociale : celui de l'économique. Passant en revue la documentation disponible sur le sujet, il propose un état des lieux et un bilan de la réflexion attachée à ce domaine. Les divers registres de l'économique - production, distribution, échange, consommation - sont envisagés à travers une palette d'exemples, notamment océaniens ou africains, et de formules montrant comment ces procédures, en apparence élémentaires, sont fonction de la pluralité des formes sociales et culturelles. Modalités de la pensée " traditionnelle " et grands courants d'exégèse, phénomènes sociaux célèbres tels que le potlatch ou la kula, distinction entre sociétés du don et sociétés du marché, rapports entre richesses et autorité, rôles de la " monnaie primitive ", force structurante des rapports de parenté, visages de l'économie informelle : les thèmes abordés rejoignent et éclairent bien des questions centrales de la discipline. L'approche du rapport complexe qui confronte l'homme aux réalités matérielles, à travers la large gamme des dispositifs inventés pour produire et reproduire la vie en société, mène à un réexamen critique de catégories conceptuelles comme celles de surplus, de profit, de valeur et bien d'autres, et ouvre sur un vaste champ de réflexion où s'abolit toute conception restrictive de l'économie. L'ouvrage s'adresse en priorité aux étudiants des 1er et 2e cycles universitaires en anthropologie et autres sciences sociales, aux enseignants et chercheurs en quête d'une synthèse sur ces sujets, mais aussi à un plus large public intéressé par la diversité des odes de penser et d'agir.
Recueil des premières histoires dessinées par le célèbre tandem Dupuy et Berberian, Les héros ne meurent jamais permet de constater la progression de leur graphisme, de maladroit à pur et inimitable, au long des treize histoires que les lecteurs du Fluide glacial des années quatre-vingt connaissent déjà mais qui n'avaient jamais été publiées jusqu'alors. Oscillant entre un profond cynisme désabusé (La ranc?ur et les émissions télévisées du "Retour à Midland", la malchance du naïf héros de vaudeville) et d'éblouissantes trouvailles scénaristiques et visuelles (les trois histoires de Wagner), Dupuy et Berberian nous livrent ici, précédées d'un entretien en forme de bilan, les prémisses de leur ?uvre à venir, les premiers signes d'Henriette ou de Monsieur Jean, des histoires que l'on a plaisir à découvrir ou à relire, au trait souple et aux trames nostalgiques. --David Rault
L'ASSOCIATION salue l'élection de Philippe Dupuy et Charles Berbérian au Grand Prix d'Angoulême en publiant une édition spéciale de leur ?uvre maîtresse publiée à L'Association, le Journal d'un album. Classique du catalogue de L'ASSOCIATION et de la voie autobiographique naissante, paru fin 1994, le Journal d'un album réunissait pour la première fois des planches de Berberian et de Dupuy séparément.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com
Depuis 2017, au cours de ses consultations, Fred de Casablanca, médecin généraliste, demande à certains de ses patients - avec qui la confiance est suffisamment forte - s'il peut photographier leurs mains. Parce qu'elles sont le lieu du premier contact avec eux lorsqu'il les accueille, parce qu'il peut déjà y ressentir l'anxiété, la sérénité, la souffrance ou l'exaltation. Il photographie en noir et blanc, en plan serré, dévoilant les marques laissées par le temps et par la vie sur leur corps et leur peau. Les images sont éclairées par de brèves histoires recueillies lors de la consultation qui sont autant de témoignages de vie. Le médecin généraliste est le premier médicament. De son bon dosage dépend la qualité de la relation médecin-patient, transposée ici avec une empathie rare.