Ce livre se nourrit de son propre mouvement. Il plonge, avec la Croisade, au coeur de la Chrétienté, aux racines majeures de l'aventure spirituelle de l'Europe. Il s'épanouit, en passant par Rocamadour et par Lourdes, dans une ample analyse du fait pèlerin, constellation historique et psychologique, sociologique et sacrale. Il culmine enfin dans la mise en place des problèmes de fond de toute anthropologie religieuse, depuis les arcanes de la piété "populaire" jusqu'aux créations les plus élaborées de l'homme en acte de religion. Mouvement qui est aussi un itinéraire intérieur et la somme d'une vie de recherche, Alphonse Dupront sachant d'instinct que dans ces domaines délicats du vécu religieux et du mental collectif les instruments les plus scientifiques de l'enquête - sémantique historique, histoire quantitative, étude iconographique sérielle, enquête ethnologique - révéleraient peu s'ils n'étaient au service de la plus vaste des cultures, qui combine le sens aigu de l'insondable à l'intelligence savante des objets, des gestes, des images et des mots, avec leur poids de temps. Croisades, pèlerinages, langages et images de religions: Du Sacré livre la quête, pour ne pas dire le message, d'un des rares historiens français qui, pour avoir préféré le savoir et la méditation au faire-savoir, n'est trop longtemps resté que pour quelques-uns, veilleur et éveilleur, l'explorateur pionnier des psychologies collectives et le sourcier de nos profondeurs mentales d'hommes d'Occident.
Nombre de pages
550
Date de parution
22/04/1987
Poids
590g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708925
Titre
Du sacré
Auteur
Dupront Alphonse
Editeur
GALLIMARD
Largeur
139
Poids
590
Date de parution
19870422
Nombre de pages
550,00 €
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Résumé : Alphone Dupront a jeté un regard tout à fait neuf sur les Lumières. Concomitance de trois mouvements naissants : pré-Révolution française ; pré-révolution industrielle ; pré-romantisme, elles ont pour cadre l'Europe. Comme la Révolution française, elles s'intègrent dans un mouvement historique plus large, qui est, lui, la véritable Révolution : à savoir, des dernières décennies du XVIIème siècle à la mi-XIXème siècle, le passage d'une mythique traditionnelle (mythique de religion, de sacralités, d'autorité religieuse et politique) à une société des hommes indépendante, sans mythes ni religions. Monde animé par des tendances ou des cohérences collectives plutôt que par des doctrines et des constructions rationnelles, les Lumières ont leur part dans l'émergence de la société " moderne ", société sans passé ni traditions, du présent et tout entière ouverte vers l'avenir. Certains de ces thèmes nous semblent aujourd'hui familiers, parce que ce grand cours d'Alphonse Dupront, professé voilà quelque trente ans, a été le creuset du renouvellement historiographique de notre vision des XVIIIème et XIXème siècles.
Résumé : Chez Alphonse Dupront, la démarche de l'historien du sacré, en quête du passé profond, ne s'est jamais séparée de l'observation passionnée du contemporain. Cette magistrale analyse du présent catholique en témoigne. Situation de l'Église, attente des hommes, puissances de la religion établie, latences du religieux au sein du monde d'aujourd'hui : l'enquête se déroule en deux temps. Elle passe pour commencer par la mesure des deux traits fondamentaux qui spécifient la réalité actuelle de l'institution ecclésiale, à savoir la liberté conquise vis-à-vis des puissances temporelles et l'emprise du travail de la sécularisation. Alphonse Dupront dégage d'autre part les trois voies d'un possible resourcement en fonction des sourdes inquiétudes spirituelles qu'il détecte parmi nous : la Parole, l'Autre, le Sacré. On a souvent noté la façon dont le présent informe les questions que l'historien adresse au passé. On a moins eu l'occasion de relever la capacité de l'historien à éclairer le présent à partir de sa familiarité avec la poussée et les rythmes d'un passé millénaire. Elle éclate ici dans toute sa vigueur.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe. Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.