Révolutions et mythes identitaires. Mots, violences, mémoire
Duprat Annie
NOUVEAU MONDE
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EAN :9782847363630
Fermer l'abîme des révolutions. " Cette formule employée en 1820 dans un discours visant à rétablir la censure de la presse révèle le traumatisme engendré par le souvenir de la Révolution française au sein de l'élite de la Restauration. Mais peut-on, en décrétant une sorte d'amnésie d'Etat, annuler l'histoire d'un peuple en oblitérant un passé qui déplaît tant ? A l'inverse, notre époque est saisie d'une passion mémorielle s'accompagnant souvent du désir de juger le passé à l'aune des préoccupations du présent, ce qui ne simplifie pas le travail de l'historien. Loin de ces deux extrêmes, ce livre entend reprendre l'étude de l'impact des guerres révolutionnaires dans la construction des mythologies nationales qui fonctionnent comme autant de marqueurs identitaires. Les auteurs des contributions réunies dans ce volume sont des spécialistes reconnus, d'horizons géographiques et culturels variés qui, par l'examen de sources de nature différente (gravures et cinéma, presse, documents privés ou institutionnels, histoire du théâtre et histoire des représentations religieuses...), tentent de comprendre l'inscription des événements dans la mémoire nationale. La violence, destructrice ou régénératrice, est présente par essence dans les nombreux soulèvements qui ont émaillé l'histoire des XIXe et XXe siècles depuis 1789. Les révolutions françaises, de 1789 à 1848, et les éclats de mémoire projetés à travers le monde par le cinéma occupent une part importante de ce livre, dans lequel on trouvera aussi des réflexions sur la Chine et l'Allemagne des années 1920 et 1930, ou encore sur l'Etat d'Israël, en quête de référents dans les récits de guerres incessantes qui l'opposent à ses voisins arabes.
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Nombre de pages
350
Date de parution
22/01/2009
Poids
582g
Largeur
140mm
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EAN
9782847363630
Titre
Révolutions et mythes identitaires. Mots, violences, mémoire
Auteur
Duprat Annie
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
582
Date de parution
20090122
Nombre de pages
350,00 €
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Comment celle que son beau-père Louis XV avait affectueusement surnommée "la petite rousse" à son arrivée à Versailles en 1770 est-elle devenue "la rousse royale" sur une caricature diffusée en juin 1791 (fuite à Varennes) ? Est-ce en raison de moeurs, réelles ou fantasmées, puisqu'on traite successivement de "catin", "tribade", "Messaline moderne" une femme qui ne pouvait être qu'une "Nouvelle Médicis", donc, à la fin, une "créature de l'Enfer" ? La légende noire de Marie-Antoinette est fondée sur des raisons politiques, car elle personnifiait un choix diplomatique honni, le traité d'alliance avec l'Autriche de Marie-Thérèse, signé en 1756, lorsqu'elle n'avait qu'un an. Elle est donc une "garce autrichienne, fléau et sangsue des Français", dont on observe sans se lasser tous les faits et gestes. Les critiques les plus virulentes portent sur son appétence pour l'argent, elle devient vite la "Poulle d'Autry/uche" qui dit, sur une autre caricature, "Je digère l'argent avec facilité/ Mais la Constitution je ne puis l'avaler" . La déroute finale de la monarchie et la Révolution française auraient-elles été causées par "Louis le traitre et sa putain", "Madame Déficit", "Madame veto" ? L'opinion publique a joué un rôle crucial dans le déclenchement et le déroulement de la Révolution française, les attaques contre la reine y occupant une place de choix. Elle-même n'est pas dupe puisque, dans une lettre à son frère Léopold, elle écrit qu'elle a perdu la guerre d'opinions qui lui est faite...
Qu'elle est donc jeune, belle et enjouée l'archiduchesse d'Autriche, Maria-Antonia de Habsbourg-Lorraine, qui arrive à Versailles en 1770 épouser Louis-Auguste, duc de Berry, dauphin de France et devenir, au décès de Louis XV en 1774, reine de la plus brillante monarchie d'Europe. Ravie d'échapper aux pesanteurs de Vienne et au regard soupçonneux de sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, la jeune fille ensorcelle la cour de Versailles, privée de reine depuis le décès de Marie Leszczynska en 1768. Amoureuse de la mode, coquette autant que séductrice, passionnée par les arts et les jeux, elle fascine par son élégance et son audace, qui fait jaser autant que ses coiffures sont hautes ! Au XVIIIe siècle naît un "style Versailles", qui est un style Marie-Antoinette aux yeux de toute l'Europe. Pourtant, elle n'oublie pas de jouer son rôle de reine, se rend dans les hôpitaux auprès des pauvres - et va même jusqu'à adopter et soigner l'éducation de plusieurs d'entre eux. Son goût pour les bijoux a crédibilisé le piège organisé par une aventurière au nom de l'un de ses soupirants, le cardinal de Rohan et, lorsque le scandale de l'affaire dite du "collier de la reine" éclate, elle trouve refuge dans son cher petit Trianon, ouvert aux seuls intimes, met des rubans au cou de moutons bien propres venus de la Bergerie royale de Rambouillet, lit Rousseau et joue du Beaumarchais au théâtre sans se soucier des remontrances de son royal mari ni mesurer la puissance des critiques formulées dans ces oeuvres. Chassée de Versailles en octobre 1789, elle devient grave aux Tuileries, tente d'arrêter le cours de l'Histoire en aidant la contre-révolution avant d'être recluse au Temple et guillotinée le 16 octobre 1793.
A l'aube du siècle des Lumières, Bernard de Montfaucon, bénédictin de St-Maur et érudit, écrit dans le prospectus d'annonce de son Antiquité expliquée et représentée en figures (1716): "Souvent ces estampes nous apprennent bien des particularités que les historiens ne disent pas". Près de trois siècles plus tard, l'Histoire continue d'entretenir avec les images des rapports ambigus. En effet, lorsqu'elle s'est constituée, à la fin du XIXe siècle, comme une science, en élaborant des méthodes de travail et de critique des sources archivistiques, elle a privilégié l'écrit en abandonnant les données visuelles aux historiens de l'art ou aux esthéticiens. Pourtant, les images sont multiformes (peinture, dessin et gravure, mais aussi sculpture, architecture et numismatique par exemple); elles peuvent être étudiées sous différents points de vue et révéler les significations les plus diverses. L'image, objet concret, contribue à forger des imaginaires mentaux, dont la connaissance et la compréhension sont essentielles pour le travail de l'historien. Les enseignants de tous niveaux sont censés réserver une place importante aux documents, iconographiques en particulier, dans l'élaboration de leurs cours. Ce manuel réfléchit sur l'histoire des images, et donne des clés d'analyse scientifique, en proposant l'étude de plusieurs dossiers thématiques.
Résumé : "Catin", "créature de l'enfer", "garce autrichienne" : les injures contre Marie-Antoinette ont fleuri durant ses dix-neuf années passées à Versailles. La violence des caricatures, des pamphlets et des chansons de l'époque semble à peine croyable aujourd'hui. Fille de Marie-Thérèse d'Autriche, mariée en 1770 pour des raisons politiques au futur Louis XVI, la reine est considérée comme "le fléau et la sangsue des Français". Elle est guillotinée le 16 octobre 1793 sous les vivats du peuple en Révolution et depuis lors, sa mémoire oscille entre haine et dévotion, de l'étrangère intrigante pour la France républicaine du XIXe siècle à la figure de jeune femme coquette et incomprise qu'elle incarne de nos jours. S'appuyant sur une riche iconographie, l'historienne Annie Duprat démêle les représentations contrastées de la postérité de Marie-Antoinette, devenue malgré elle "la Lady Di du XVIIIe siècle".
A quel moment un bandit devient-il un roi ? Comment un gang mafieux peut-il devenir un gouvernement ? Le crime organisé est-il à la base de tous les Etats modernes ? Des triades chinoises à la contrebande de thé anglaise du XVIIIe siècle, en passant par les sous-marins à cocaïne et les crimes de haute technologie de demain, Mark Galeotti nous convie à une passionnante " visite guidée " sur les traces des criminels qui ont façonné les Etats, le capitalisme, la mondialisation et toutes les formes de pouvoir considérées aujourd'hui comme légitimes. Homo Criminalis révèle ainsi comment le monde légal fonctionne grâce à ses liens avec le monde illégal. Instructif, choquant et captivant, cet ouvrage s'adresse à ceux qui sont prêts à regarder en face notre belle et grande histoire de progrès pour découvrir la part surprenante et subversive qu'y tient le crime organisé - quels que soient nos efforts pour lutter contre. Mark Galeotti est un spécialiste de la Russie et du crime organisé. Basé à Londres, il a dirigé le Centre pour la sécurité européenne et été professeur d'affaires internationales à l'université de New York. En France il a publié Brève histoire de la Russie (Flammarion). Traduit de l'anglais par Lila Massey
Le Père Noël est une ordure ! Chacun croit tout connaître de ce film culte et de ses répliques qui ont enthousiasmé des générations. "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer." "Je n'aime pas dire du mal des gens mais, effectivement, elle est gentille." "Donnez-moi un morceau de cette chose longue et molle" "C'est c'làaa oui... " Mais vous souvenez-vous vraiment du film ? A travers 300 questions et jeux, seul, en famille ou entre amis, ce livre vous permettra de tester ou de mettre à jour vos connaissances. Questions sur les personnages, anecdotes sur les coulisses du film, clins d'oeil amusants, questions pièges sur les décors, les dialogues... Rien n'est oublié ! Pour prolonger encore un peu plus l'esprit du Père Noël est une ordure. Joyeux Noël, Félix !
Dès juillet 1940, Churchill comprend que la guerre sera aussi une affaire de coups tordus et de têtes brulées. Il crée le SOE (Special Operations Executive) qui regroupe des spécialistes du sabotage et du renseignement pour accomplir des missions en Europe occupée et pour opérer sur le territoire français. Une French Section est créée. Bob Maloubier, 19 ans, intègre ce service en 1942. Ce baroudeur n'a pas froid aux yeux, fait sauter des ponts, échappe à la police, est blessé deux fois. Parachuté en France, il est poursuivi à fond de train à moto dans la campagne normande et échappe à la mort lors du bombardement de Rouen. Il ne le sait pas encore, mais son destin sera exceptionnel.
- Comment est votre blanquette ? - La blanquette est bonne. En trois films, Jean Dujardin a imposé un nouvel agent secret, à mi-chemin entre le commissaire Clouzeau et James Bond. L'inculture d'Hubert Bonnisseur de la Bath, son machisme, son incompréhension totale de tout ce qui l'entoure, ses gaffes et ses pataquès sont autant de coups d'éclat. On se souvient de son "coup de polish", de son admiration pour René Coty, de sa façon très personnelle de parler aux femmes... 130 répliques sont ici disséquées. Entre les références historiques et les blagues à deux balles, entre les erreurs de jugement et les convictions aveugles, entre les expressions désuètes et les pointes d'argot, du Caire à Rio, en passant par l'Afrique noire, c'est un voyage au pays des mots dans lequel nous entraîne OSS 117. - Et comment appelez-vous un pays avec un président qui a les pleins pouvoirs, une police secrète, une seule chaîne de télévision et dont toute l'information est contrôlée par l'Etat ? - J'appelle ça la France, Mademoiselle, et pas n'importe laquelle : la France du général de Gaulle !