Le Département de Vaucluse a choisi d'organiser une journée d'étude - 1905-2005 ou les Lumières voilées - pour commémorer le centenaire de la Loi de Séparation des Églises et de l'État. Aussi, qu'en est-il aujourd'hui de la laïcité, idéal que l'on dit " voilé ", fragile, voire menacé qui serait de plus en plus contesté par des forces sombres, régressives ? Tandis que les uns voient se multiplier les signes d'une " sortie du religieux ", d'autres, plus nombreux, perçoivent ceux de son réveil et de sa prégnance sur les esprits et sur les États. Qui des partisans de la fin ou du retour avance la thèse la plus plausible ? Force est de constater que notre monde s'organise selon des polarités politiques qui redécouvrent les divisions religieuses. Nous sommes plutôt frappés par la diminution, sur la scène internationale, du nombre des États dits laïques. Il y a comme une coexistence tendue et déchirée entre le politique et le religieux qui ne sont jamais entièrement séparés ni séparables à commencer par notre État français, parangon sans frontières de l'égalité des droits et de la liberté de conscience dont la posture met en évidence bien des paradoxes et des compromis. D'ailleurs, celui qui se veut exemplaire est-il aussi laïque que nous l'affirmons ? Demeure-t-il parfaitement neutre ou est-il interventionniste dans l'organisation des cultes ? Fait-il preuve d'une impartialité et d'une égalité de traitement à l'égard de toutes les confessions ? Que faut-il croire de la menace, ou des manipulations qui en sont faites, du communautarisme, de l'intégrisme, de l'éclatement du tissu social dans un apartheid choisi ou imposé par les uns et par les autres ? Que faut-il penser du discours sur la mise sous tutelle des femmes ou pire de leur sujétion revendiquée ? Sous Les Lumières voilées, il y a donc une multitude d'interrogations qui nourrissent la matière de cet ouvrage consacré au débat fondamental sur l'état de la laïcité en France.
Nombre de pages
166
Date de parution
22/03/2007
Poids
308g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782701015033
Titre
1905-2005 ou les Lumières voilées
Auteur
Duperray Eve
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
155
Poids
308
Date de parution
20070322
Nombre de pages
166,00 €
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Résumé : En France, ce sont probablement les églises qui renferment la plus grande partie de notre patrimoine culturel. Dans les petites communes, l'église et les oeuvres d'art qu'elle contient sont le seul accès des habitants à l'art et à la culture, sans qu'il soit besoin de se rendre dans le musée du chef-lieu de département. De plus, l'entrée dans les églises a toujours été gratuite. Il convient donc de tout mettre en oeuvre pour favoriser la connaissance, la préservation, le partage de ce patrimoine. Ainsi, ce petit guide, publié dans le cadre du programme Patrimoine en marche, porté par le département de Vaucluse et accompagné par des crédits de la commission européenne FEADER, s'adresse aux communes propriétaires, au clergé affectataire, aux associations et bénévoles, à tous ceux qui oeuvrent pour la connaissance, la préservation et la valorisation du patrimoine mobilier rural. Son objectif est d'attirer l'attention sur ce patrimoine au quotidien, d'instaurer des réflexes de protection, d'aider à connaître les interlocuteurs compétents, de donner des clés pour une meilleure accessibilité des sites au public. Il a pour ambition d'être un outil pratique et une méthodologie destinés à tous. La sensibilisation et la prévention ainsi que la formation sont, à l'évidence, essentielles au regard de la vulnérabilité de ce patrimoine qui exige une mobilisation raisonnée et durable, inscrite dans un maillage de réseaux compétents et solidaires. Ce petit guide participe d'une démarche de reconquête de la mémoire des territoires ruraux. La représentation historique est un marqueur fondamental dans la relation que les habitants entretiennent avec leur espace de vie. Une sensibilité citoyenne affermie et un engagement cohérent et uni dans la conservation préventive, la gestion des risques du quotidien aux risques majeurs, confirmeront que le patrimoine est assurément vecteur de tourisme, d'identité, de partage et de développement durable.
Résumé : Au terme du programme européen 2012-2014, Patrimoine en marche, destiné à la sauvegarde du mobilier religieux et de son inventaire précis, le département de Vaucluse propose un premier état des lieux qui lève le voile sur un immense pan de la recherche très largement inexploré : la production artistique des paroisses rurales du Nord-Vaucluse et du Lubéron. Qui des clercs, des nobles, des élites paysannes décidait du goût et des décors ? La réception des "modes" dans les campagnes, la soumission des artisans aux modèles dominants véhiculés par les gravures, les altérations successives des copies, le fonctionnement des ateliers de production locale et leurs différents niveaux de qualité, le marché des arts en province, les rivalités de clochers et l'émulation entre les paroisses sont autant de perspectives de recherche et d'analyse. Ce parcours pluriel s'attache à une histoire du village d'Ancien Régime, dans ses liens avec le sacré ; le religieux et le civil étaient alors étroitement imbriqués. Il aborde le thème de l'organisation des multiples espaces cultuels de l'héritage chrétien où s'élaborent des systèmes de représentation - dispositifs décoratifs et langages figuratifs -, des fonctions sociales et des enjeux de pouvoir. Entre l'intime et le collectif, il permet ainsi de prendre la mesure des évolutions et des permanences qui rythment, chargent d'espérance le temps humain, en un monde de la millénaire expérience des règles de nature et de culture où se donner les sûretés de vivre, c'était avant tout relier la Terre au Ciel.
Trois dates sont fondamentales pour l'histoire du Vaucluse dans la cascade de celles qui rythment la Révolution : le 14 septembre 1791, Avignon et le Comtat sont réunis au royaume de France, le 21 septembre 1792, le coeur de " l'an premier de la République " bat, le 25 juin 1793, le département de Vaucluse est né. De ces avènements successifs, tout le sort ultérieur du Vaucluse a porté la marque et le poids. Premier acte : le voeu d'union à la France que revendique un parti pro-français, acquis aux idées révolutionnaires, alors même que ses adversaires restent attachés à leur souverain, le pape. De la divergence des arguments s'en suivit la commotion d'une guerre civile. Nouvel acte : la République qui installe la souveraineté nationale, l'égalité des droits, le drapeau tricolore, la devise, etc. et s'acculture en ces terres agrégées par une autocélébration omniprésente. Dernier acte emboîtant de cette marche : la création du département de Vaucluse, à force de décrets, dans la plasticité des découpages successifs, liés au pragmatisme mais aussi aux identités profondes des différentes cultures et traditions. Mémoires républicaines en Vaucluse ouvrent une réflexion sur la mémoire, ses représentations, ses étapes, ses accommodements et réévaluations. Elles qualifient et déclinent trois de ses territoires, rangés chronologiquement - La mémoire douloureuse : de la réunion d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France jusqu'à la chute de Robespierre (1791-1794), La mémoire proscrite ou celle des illusions perdues (1848-1851), La mémoire institutionnalisée à l'horizon de 1880 - dont le premier chapitre nous entraîne au coeur des émotions populaires et affrontements traumatiques qui, dans l'imaginaire collectif, ont symbolisé les violences provinciales sous la Révolution.
Personnage énigmatique de l'Histoire Sainte, Marie Madeleine traverse comme un emblème notre culture occidentale. Sa beauté, sa séduction, son repentir, ses larmes sur les pieds du Christ qu'elle essuya de ses longs cheveux, le vase de parfum qu'elle répandit, le pardon qu'elle en obtint, sa douleur près de la croix et du sépulcre, sa présence privilégiée à la résurrection, son arrivée en Provence et sa solitude contemplative au désert de la Sainte-Baume en font le modèle de l'amour absolu. La figure de Marie Madeleine fascine : elle est une interrogation sur l'amour, le péché, la féminité et le sacré. Le Musée Pétrarque a organisé un colloque international en juillet 1988 à l'Institut de la Communication d'Avignon conjointement à une exposition : "Marie Madeleine figure inspiratrice dans la Mystique, les Arts et les Lettres" . On appréciera la densité et l'originalité des interventions suscitées par les interprétations passionnées et controversées de l'historie de la Sainte, les voies de recherche amorçant une synthèse interdisciplinaire entre l'image unitaire du Moyen Age, la critique rationnelle de la Renaissance, les contradictions de la période baroque, l'expression de la modernité. Nul doute que la publication des Actes du colloque rencontrera le meilleur accueil en proposant une somme d'études variées et approfondies sur l'exégèse et l'histoire, les traditions hermétiques et mystiques, l'esthétique et la représentation, les aspects analytiques, le mythe littéraire et poétique.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.