Une photo de moi, enfant, nu, projetée sur un écran géant devant tout le monde." Voilà l'image instantanément envoyée par mon cerveau reptilien à l'évocation du mot mariage. Puis vient un discours de mon père, de mon beau-père, du père de mon père, du père de mon beau-père. Un monde à part. Un monde "où la terre serait ronde, où la lune serait blonde". Un monde dans lequel certains invités font un chèque vacances de 12,50 euro parce "qu'on ne les connaît pas si bien que ça non plus". Un monde dans lequel personne n'écoute de bossa nova puisque personne n'écoute de bossa nova. "On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est" nous embarque au sein du cheminement intérieur d'un jeune homme de 24 ans immature, bien forcé malgré lui de devoir trouver des réponses d'adultes. C'est avec humour, mélancolie, absurdité, et sincérité, que nous l'accompagnons au travers de son questionnement jusqu'à son mariage, la veille du confinement.
Nombre de pages
160
Date de parution
22/06/2023
Poids
177g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782322484447
Titre
On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est
Auteur
Duperray Christophe
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
120
Poids
177
Date de parution
20230622
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Thomas De Quincey occupe une place particulière dans les lettres anglaises. Il est d'ailleurs toujours en marge, du romantisme qui est le contexte de son écriture, de sa famille ou de l'école auxquelles il se soustrait momentanément, voire de la société tout court : il ne s'y intègre jamais vraiment et ressent une fascination morbide pour la déviance malgré une idéologie conservatrice, voire réactionnaire. Il inaugure une poétique urbaine qui le fait entrer de plain-pied dans la modernité et lui assure une grande longévité dans la littérature à venir. Le recours au narcotique devient chez lui le vecteur d'une introspection morbide qui situe le texte entre une autobiographie prosaïque et un essai poétique aux images hallucinatoires. On relira le texte à la lumière de sa longue suite, " Suspiria de Profundis ", en intégrant la recherche qui depuis une trentaine d'années au moins s'efforce de décrypter les hiéroglyphes du mangeur d'opium.
Comme Frankenstein, Dracula est un grand mythe qui a relégué le roman au second plan; il faut y revenir pour en déchiffrer l'idée centrale: "The Blood is the Life." En incorporant les différentes exégèses méthodologiques, le parcours proposé restitue au roman son statut littéraire, par-delà le soupçon de "littérature populaire", pour rendre hommage à la langue et aux langages de Dracula qu'une optique déconstructionniste fera mieux apparaître. Le film de Coppola emprunte beaucoup de matière narrative à Stoker - personnages, lieux, événements. Mais il est évident qu'il repose sur un merveilleux contresens délibéré et que le vampire achève ici une trajectoire dessinée par le siècle: il devient aimable, au c'ur d'un récit qui doit moins au gothique qu'au merveilleux. Ces mises en miroir soulèvent de nombreuses questions sur le retour et l'appropriation des mythes, sur le travail de chaque époque devant son propre regard et sur les relations entre le mythe et l'esthétique.
Ce volume comprend 10 articles consacrés aux nouvelles de Flannery O'Connor, avec une attention particulière portée aux récits sélectionnés dans le cadre de la préparation des concours CAPES et Agrégation 2005. Flannery O'Connor est à plus d'un titre représentative de la littérature sudiste dite gothique et de la génération des écrivains d'après-guerre qui écrivirent encore à l'ombre de Faulkner. Mais son oeuvre demeure inclassable, dominée par l'art du paradoxe et de la contradiction. Fidèle à sa propre formule, O'Connor est une "réaliste des lointains". Le Sud prend la dimension d'un lieu théâtral élémentaire, où se mettent en scène les conflits fondamentaux de l'humanité, l'irréductible affrontement entre le bien et le mal. L'ordinaire recèle la folie, le comique vire à la satire cinglante, l'humour noir atteint au tragique et l'esthétique du grotesque, véritable stratégie de survie, contrebalance les effets d'un pessimisme dévastateur.