Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d'un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, Moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres, de l'Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l'Univers Visible et Invisible (demandez donc à Eve, cette petite garce), j'ai décidé - ta-daaah! - de tout dire. Tout? Presque: le funk, le swing, le boogie, le rock. C'est moi qui ai inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j'ai inventé: la sodomie, bien sûr, la fumette, l'astrologie, l'argent... Bon, on va gagner du temps: tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C'est-à-dire à peu près tout ce qui existe. Hilarant portrait du diable (sous forme de confession pour le moins intime), Moi, Lucifer est le premier roman de Glen Duncan à être traduit en français.
Nombre de pages
286
Date de parution
06/10/2011
Poids
315g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782207108901
Titre
Moi, Lucifer
Auteur
Duncan Glen ; Charrier Michelle
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
315
Date de parution
20111006
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Né en 1965, Glen Duncan est l'auteur d?une dizaine de romans. Plusieurs ont connu un succès considérable en Angleterre puis dans le monde entier : Moi, Lucifer, Death of an Ordinary Man et, surtout, la trilogie du Dernier Loup-Garou. Glen Duncan vit à Londres.
Rien ne va plus pour Remshi : après sa rencontre avec Talulla, il a dormi près de deux ans, abandonnant de fait sa familière humaine, Justine. Rien ne va plus entre Walker et Talulla, car elle ne peut s'empêcher de penser encore et toujours à Remshi. Elle rêve de lui, toujours le même rêve, intensément érotique. Rien ne va plus pour les vampires et les loups-garous : l'Eglise a décidé de dévoiler leur existence à la Terre entière et de se servir du conflit en marche pour reprendre le pouvoir. Traqués par le Militi Christi, Remshi et Talulla n'ont plus qu'un choix : celui d'unir leurs forces pour protéger leurs proches et sauver leurs vies.
Jake Marlowe est le dernier de sa race. Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d'arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière. «Va où tu peux, meurs où tu dois.» Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévue. Par définition, l'amour est imprévisible.
Après la mort violente de son amant Jacob Marlowe, qui se considérait comme le dernier loup-garou, Talulla, enceinte, s'est réfugiée en Alaska. Où elle vit loin de tout, sous la protection de son familier, Cloquet. Attaquée par un petit groupe de vampires alors même qu'elle est en train d'accoucher, Talulla, grièvement blessée pendant l'assaut, voit son fils lui être enlevé. Quelques jours plus tard, de nouveau sur pied, elle se renseigne sur ses agresseurs : les disciples de Remshi, une secte vampirique qui attend le retour de son messie, le plus vieux et le plus puissant de tous les vampires. Ce que la mère veut, retrouver son fils, c'est la louve en elle qui va s'en charger.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...