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Confrontation, échanges et connaissance de l'autre. Au Nord et à l'Est de l'Europe de la fin du VIIe
Dumézil Bruno ; Joye Sylvie ; Mériaux Charles
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753559165
Installé en Gaule et dans une partie de la Germanie, étendu à l'Italie avec la conquête du royaume lombard par Charlemagne, le royaume puis l'Empire franc a longtemps été considéré comme le coeur politique et religieux de l'Europe continentale auquel se seraient intégrées progressivement, à partir du VIIe siècle, les périphéries septentrionales et orientales occupées par les populations celtiques, anglo-saxonnes, scandinaves, slaves, baltes et hongroises. Ce mouvement aurait provoqué, au cours du XIe siècle, la naissance de royautés ou de principautés façonnées exclusivement par les modèles et les pratiques politiques, religieux, culturels et économiques francs. Destiné à accompagner les étudiants et les enseignants préparant la question d'histoire médiévale mise au programme de l'agrégation externe d'histoire pour les sessions 2018 et 2019, ce livre propose d'abandonner cette perspective exclusivement centrée sur le monde franc et d'étudier toutes les formes de contact entretenues par les sociétés du nord et de l'est de l'Europe. A l'alternative traditionnelle entre confrontation et intégration de ses marges on préfère d'autres questions fondamentales : de quelles connaissances disposaient ces sociétés les unes sur les autres ? Quelles relations entretenaient-elles ? Les réponses sont variées. A côté de la violence et de la guerre 6 qu'il s'agit néanmoins de décrire précisément -, il faut réserver une place aux échanges plus pacifiques d'ordre économique, culturel, religieux ; aux produits, aux circuits et aux idées ; aux moments et aux lieux de négociations, palais et ports ; aux acteurs aussi qui les ont portées, marchands, navigateurs, missionnaires ou encore ambassadeurs. Ainsi comprend-on mieux pourquoi et comment a été préparée par plus de trois siècles de relations réciproques l'émergence, au cours du XIe siècle, de sociétés et d'Etats dynamiques au nord et à l'est de l'Europe.
Nombre de pages
374
Date de parution
23/11/2017
Poids
570g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753559165
Titre
Confrontation, échanges et connaissance de l'autre. Au Nord et à l'Est de l'Europe de la fin du VIIe
Auteur
Dumézil Bruno ; Joye Sylvie ; Mériaux Charles
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
570
Date de parution
20171123
Nombre de pages
374,00 €
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Résumé : Des temps mérovingiens ne surnagent aujourd'hui que quelques images d'Epinal : le vase de Soissons, la culotte du bon roi Dagobert... Pourtant cette dynastie, que rien ne disposait à diriger un vaste territoire en Europe, occupa le trône trois siècles durant, plus que toutes autres à l'exception des Capétiens. Comment les Mérovingiens parvinrent-ils à un tel succès ? En sollicitant à nouveaux frais l'ensemble de la documentation, Bruno Dumézil montre que si le monde mérovingien se maintint de Childéric et son fils Clovis aux "rois fainéants", c'est parce qu'il fut sans cesse agité de mouvements - crises ou réformes - qui obligeaient de multiples acteurs à s'investir dans la vie du royaume : institutions, relations avec le roi, identités présentes ou passées, tout pouvait être discuté ou reformulé. Les élites franques "bricolèrent" un système qui ne cessa d'osciller, et ce balancement leur permit de se maintenir autour d'un point d'équilibre pour prospérer. Tel fut le monde de Théodebert le Grand, Brunehaut, Frédégonde et de leur famille, tel fut l'empire des Mérovingiens.
Résumé : L'épisode inaugural de l'histoire de France est aussi le plus évanescent : du baptême de Clovis on ne connaît à la vérité ni le lieu, ni la date, ni les circonstances précises, ni même la portée immédiate. C'est l'écriture de l'histoire qui devait, au fil des siècles, en faire la scène originelle de notre légendaire national. Cette cérémonie bien réelle reste encore aujourd'hui recouverte d'épaisses couches de mythes et de fables. Peut-on retrouver la véritable figure de ce "roi très glorieux" qui, au crépuscule de l'Empire romain, a épousé la foi catholique, bientôt suivi d'une partie de son peuple ? Tel est l'objet de ce livre : il explore les traces fugaces d'une Gaule en mutation entre le passé romain et la civilisation médiévale ; il convoque les ressources de l'archéologie pour approcher les hommes et les paysages que Clovis allait unifier ; il s'efforce de composer l'histoire de ce peuple franc appelé à fonder une nation chrétienne. C'est cette reconstitution qui confère à la journée lointaine où "naît la France" sa véritable dimension politique et mémorielle. Plusieurs récits sont possibles, que cet ouvrage revisite. Autour de Clovis, mémoire et histoire souvent s'entremêlent au service de partis et de passions que chaque époque fait naître. L'irréductible part de mystère de ce baptême des origines aura ainsi contribué à son extraordinaire postérité.
Maître de conférences à l'université Paris Ouest Nanterre-La Défense, Bruno Dumézil est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le Haut-Moyen Âge occidental, dont Les Racines chrétiennes de l'Europe (Fayard, 2005), La Reine Brunehaut (Fayard, 2008), Les Royaumes barbares (Puf, 2010) et Les Barbares expliqués à mon fils (Seuil, 2010).
Résumé : Depuis trois décennies, le terme de "barbares" a fait l'objet d'un intérêt accru. Alors que la plupart des travaux universitaires portaient jusque-là sur les civilisations bien documentées par les sources écrites, une attention nouvelle a été accordée aux espaces jugés extérieurs, aux zones de contact, aux pratiques d'échanges et aux formes de la représentation mutuelle. Le barbare apparaît aujourd'hui moins comme l'ennemi irréductible du "civilisé" que comme un autre, que l'on doit construire par des dispositifs multiples et qui s'avère nécessaire pour se définir soi-même. Sous une forme proche d'un dictionnaire, ce livre étudie ainsi la création et l'exploitation de cette altérité à travers des exemples précis pris dans l'histoire mondiale. Les domaines explorés sont multiples : linguistique, philosophie, sources textuelles, archéologie, histoire de l'art, lieux de mémoire, personnages historiques, droit, culture matérielle, ethnographie, sociologie, historiographie, muséographie, représentations médiatiques...
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
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Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.