Ce livre vise à établir un dialogue entre la philosophie de l'art et la physiologie cutanée. La notion de "peau créatrice" est née d'une peau mythologique celle du satyre Marsyas écorché vif par Apollon à l'issue d'un duel musical. Elle permet d'opérer un retournement du physiologique à l'esthétique. Cet ouvrage procède par croisements de multiples récits de peaux de la mythologie grecque aux biotechnologies et par pliures effectuées dans l'histoire de l'art de l'art antique au "nanoart". Il déroule des fils entrelacés en un riche matériau artistique où la peau offre des modèles pour penser le processus créateur en art, notamment comme un retournement de la peau et un échange de la peau retournée. Il aborde le cutané dans sa superficie, en tant que support d'image ou d'inscription, medium, motif pictural ou organe perceptif dimension féconde, notamment pour susciter des métaphores corporelles en tant que surface sur laquelle affleurent les symptômes venus des profondeurs. Mais, au-delà de la seule dimension métaphorique, il plonge dans l'épaisseur de la peau en portant une attention particulière aux phénomènes ayant lieu à travers le tégument. Cette enquête sur la destinée artistique de l'enveloppe corporelle du satyre musicien pose les jalons d'une esthétique de la sécrétion et, plus largement, d'une esthétique de la liminalité des seuils et de leur négociation. Stéphane Dumas est plasticien et théoricien de l'art. En tant que plasticien, il travaille sur la peau comme présence du corps fragmenté. Son travail a été montré dans divers pays. En tant que théoricien, il réfléchit sur les processus physiologiques ayant lieu à travers la peau comme paradigmes de l'acte créateur. Il a publié des articles dans plusieurs langues, notamment sur le rapport entre l'art et les neurosciences. Il a soutenu un doctorat d'arts plastiques et sciences de l'art en 2006 à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il est chercheur associé à l'Institut ACTE. Il enseigne à l'ESAA Duperré, Paris.
Cet ouvrage propose aux étudiants un récapitulatif de tous les éléments du cours selon le programme en vigueur. Les résultats présentés sont accompagnés de perspectives sur leur utilisation dans l'objectif de résoudre une sélection d'exercices présentés sous la forme de courtes questions. Ces questions sont choisies pour couvrir tout le programme de PSI-PSI et un large éventail de niveaux. Quelques-unes portent sur des points fondamentaux de première année. Le livre est fait pour être abordé dès la fin de la première année. Il propose non seulement une solution détaillée à chacun de ces exercices mais aussi des éclairages sur les méthodes à employer ou les erreurs à éviter.
Roud Gustave ; Maggetti Daniel ; Dumas Stéphane Er
Ecrit à Carrouge rassemble les chroniques désormais introuvables que Roud donna à la revue suisse Aujourd'hui où officiaient également Ramuz et Cingria. Et l'on est en droit d'imaginer que les brèves années que dura la revue (1929-1931) furent la période la plus heureuse du travail, et peut-être même de la vie de Roud, puisque c'est elle qui a vu naître l'Essai pour un paradis qui porte si bien son nom et ce Petit traité de la marche en plaine où paraît un sourire fort rare dans le reste de l'oeuvre.
Si Stéphane Tapie a écrit ce livre, c'est pour ses enfants, pour leur révéler qui est réellement leur grand-père, eux qui n'ont jamais connu « le Tapie flamboyant » mais seulement « le Tapie déchu, le mec qui a truqué un match de foot et braqué une banque ». Il insiste en particulier sur « les dommages collatéraux » liés à l'ambition débordante de son père et qui rejaillissent sur toute la famille. Le problème, c'est que personne, pas même ses proches, ne peut stopper Bernard Tapie dans « sa quête permanente de l'impossible ». Stéphane raconte comment, après avoir bataillé ferme pour être propriétaire d'Adidas, loin de savourer sa victoire, son père n'a trouvé qu'une chose à lui dire : « Mais qu'est-ce que je vais faire, maintenant ? » Sur cette lancée, l'auteur brosse, au quotidien, le portrait contrasté d'un boulimique de la vie qui a un besoin viscéral de rester dans la lumière. Avec une sincérité surprenante, il dépeint un patriarche de 70 ans sensible avec les siens, féroce avec les autres, un père qui le fascine autant qu'il l'irrite. Ce qui n'empêche pas Stéphane de revendiquer sa réussite à l'OM et son action comme ministre de la Ville, en particulier à Montfermeil, « le seul moment où je l'ai vu donner sans rien attendre en retour ». En nous faisant pénétrer dans l'intimité du clan Tapie, l'auteur nous offre un portrait inattendu. Il en profite également pour rectifier certaines versions erronées d'un parcours qui, entre la télévision, le sport, le théâtre, le cinéma et les affaires, sort en tout cas des sentiers battus.
Nouvelle monographie, centrée sur les dernières années de travail du duo autour des problématiques animales, paysagères et écologique qui le traversent. L'ouvrage succède à Inventaire, la première monographie de Lamarche-Ovize publiée en 2017 par les éditions The Drawer qui compilait une sélection des principales oeuvres du duo depuis sa formation en 2006. Ce nouveau catalogue, qui inclut un cahier spécial dédié à l'exposition sablaise, se concentre sur les six années écoulées depuis la parution d'Inventaire, et sur les travaux et les expositions organisées de 2017 à 2023. En six ans, Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize ont bénéficié de plusieurs expositions dans les institutions et en galerie : au Grand Café de Saint-Nazaire, au Drawing Lab à Paris, au Frac Normandie Caen, au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-fonds, au 19 à Montbéliard ainsi qu'à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, à la galerie Lefèbvre & Fils et à la galerie Laurent Godin. Sans oublier leurs interventions sur les colonnes Morris et à la Maison de Victor Hugo à Paris pour sa réouverture en 2021, à la Fondation Thalie à Bruxelles la même année et à la Drawing House à Paris en 2022. Cet ouvrage est l'occasion de les retrouver en images, et d'explorer le processus de création du duo, sa façon de penser, de construire et de faire, solitairement et solidairement, en partant du dessin préparatoire jusqu'à l'objet produit dans l'atelier ou manufacturé par d'autres. L'intérêt porté au craft, à l'oeuvre et à l'objet, aux différentes formes du dessin et au décoratif sont l'un des propos de l'ouvrage. Le livre accueille les contributions de la critique d'art, curatrice et chroniqueuse radio Sarah Ihler-Meyer ainsi que de l'historien de l'art et spécialiste de l'ornementalité Thomas Golsenne. Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au MASC, musée d'art moderne et contemporain des Sables d'Olonne de juin à novembre 2023.
Le premier ouvrage monographique publié par The Drawer : un catalogue complet comprenant l'essentiel des oeuvres récentes du couple d'artistes dont les travaux hybrides - sculptures en céramique et en faïence, aquarelles et gouaches, dessins, collages et installations - sont répartis au sein de trois chapitres thématiques et complétés d'un entretien à plusieurs voix (avec notamment Mathieu Mercier) et d'un texte d'Annabela Tournon. Première monographie des artistes français Lamarche-Ovize, Inventaire fait le point sur les conditions, les formes et les modalités d'apparition du dessin dans l'oeuvre et la pratique du duo ces cinq dernières années - du carnet à l'espace d'exposition, de l'image au volume, du papier au mural. Un catalogue richement illustré, qui compile et combine les principaux "motifs sauvages" des Lamarche-Ovize.