Pour Mieux lire l'oeuvreAu temps d'Alexandre DumasPauline dans l'oeuvre de DumasLorsque Pauline est publié, en 1838, Alexandre Dumas a remporté de beaux succès grâce à ses oeuvres théâtrales et n'a pas encore écrit les grands romans qui sont aujourd'hui inséparables de son nom. Il est surtout connu comme auteur dramatique. À la différence de beaucoup de ses romans à venir, Pauline n'est pas un récit historique. L'histoire est, au contraire, bien ancrée dans l'époque à laquelle Dumas l'écrit.Un extrait de Pauline titré «Le Comte Horace» est publié le 1er avril 1838 dans le journal La Presse, auquel Dumas collabore régulièrement. Il s'agit de l'épisode de la chasse au tigre, qui paraît avec cette mention: «Ce fragment est tiré d'un roman, intitulé La Salle d'armes, dont les deux premiers volumes paraîtront le 15 du mois prochain, à la librairie de Dumont, au Palais-Royal.» Lors de sa parution, Pauline est accompagné de deux nouvelles: Murat et Pascal Bruno. Les trois récits n'ont pas de rapport particulier, si ce n'est la salle d'armes de Grisier, où s'ouvrent Murat et Pauline et qui donne son titre au recueil. Le narrateur y rencontre ceux qui lui raconteront l'histoire développée dans chacun des textes: Alfred de Nerval qui lui parle de la mystérieuse Pauline (dans Pauline), un général italien qui lui confie le manuscrit de ses souvenirs sur la fin de Murat, l'ancien roi de Naples (dans Murat), et l'Italien Bellini qui lui raconte l'histoire du bandit Pascal Bruno (dans Pascal Bruno). En juin 1850, une pièce sera tirée de Pauline et jouée, sans beaucoup de succès, dans le théâtre d'Alexandre Dumas, le Théâtre-Historique.Les origines de PaulineSe mettant en scène en tant que narrateur dans Pauline, Alexandre Dumas établit également un jeu d'écho entre ce roman et certaines de ses oeuvres. Dans ses Mémoires (chapitres CLXIX et CLXX), il mentionne sa rencontre, en 1830, avec une jeune femme prénommée Pauline, qui s'apprête à partir vivre en Guadeloupe avec son mari. Ils voyageront sur un bateau qui porte également le nom de Pauline.Triste de quitter le pays et sa famille, Pauline demande à Dumas de ne pas oublier son nom, et l'écrivain lui répond: «Tâchez de lire les prochains livres que je ferai, madame, et je vous promets que vous retrouverez ce nom dans un de mes premiers romans.»En 1852, après avoir souffert du choléra, Dumas décide, pour se remettre de sa maladie, de partir en Suisse. Il raconte son séjour dans ses Impressions de voyage en Suisse. À trois reprises (aux chapitres XXXIV, LI et LXVI), il croise la route de son ami Alfred de N., accompagné d'une «mystérieuse compagne» qu'il ne lui présente pas. II ne semble pas disposé à venir discuter avec lui et Dumas ne comprend pas pourquoi il se tient ainsi à distance. Pauline reprendra ces personnages, en développant les histoires qui n'étaient que suggérées dans les Impressions de voyage. Les mêmes paragraphes servent de point de départ au roman. Les nombreux mystères qui entouraient les deux personnages trouveront ainsi leur explication. Alfred de N. devient Alfred de Nerval dans le roman, mais ce nom ne renvoie pas réellement à une personne existante. II constitue toutefois un hommage à l'écrivain et poète Gérard de Nerval (1808-1855), ami de Dumas.(...)
Le Grand Dictionnaire de Cuisine est un monumental hommage littéraire dédié à la gastronomie française, et le dernier ouvrage de Dumas, rédigé en Bretagne où Alexandre Dumas vivait retiré depuis quelques années. Alexandre Dumas était réputé auprès de son entourage pour son gigantesque appétit et ses réels talents de cuisinier. Outre le célèbre dictionnaire du romancier, cet ouvrage contient la réimpression de différents menus composés selon les saisons ou le nombre de couverts par Dugléré du Café anglais, Verdier de La Maison dorée, Magny, Vuillemot de La Tête noire, Brébant, La Maison Potel et Chabot. Après la mort de Dumas, Alphonse Lemerre, son éditeur, en confie l'édition à Charles Leconte de Lisle (poète et successeur de Victor Hugo à l'Académie française) et à un jeune homme qui fera plus tard parler de lui : Anatole France. Fruit du travail de Leconte de Lisle et d'Anatole France, l'ouvrage finit par paraître en 1873, trois ans après la mort de Dumas. Mais l'édition originale contient plus de 3 000 recettes et peine à trouver son public. En 1882, Alphonse Lemerre en publie une nouvelle version condensée constituée uniquement des recettes et des menus sous le titre Petit Dictionnaire de cuisine, ouvrage reproduit dans la présente édition. Le Dictionnaire de Cuisine est un travail colossal et véritable testament littéraire autant que culinaire d'Alexandre Dumas. Il réunit toutes les réflexions que le célèbre écrivain avait assemblées au cours de sa vie sur la gastronomie française. Le Petit Dictionnaire de Cuisine est ici réédité conformément à l'original, en conservant la mise en page d'origine d'Alphonse Lemerre, éditeur français réputé pour ses éditions des poètes parnassiens.
L'anthologie illustrée de la chanson Française « des complaintes du 16ème siècle à Zazie » L'ouvrage présente les 300 plus belles chansons qui constituent le patrimoine chanté de la France. Chaque partie comporte une introduction puis une vingtaine de chansons classées chronologiquement, chacune étant présentée par une petite introduction. Les 2/3 des chansons concernent la période de 1945 à nos jours, avec en moyenne 4 chansons par année. Un index général des chansons complète l'ouvrage. 16 pages supplémentaires couvrent la période 1996-1999, avec une dizaine de nouvelles chansons (Zazie, Garou, Brigitte Fontaine, etc.) Public: Public familial pour retrouver ensemble les grands succès de plusieurs générations
La question de la faim dans le monde reste lancinante. Les émeutes du printemps 2008 lui ont donné une actualité brûlante. Pourtant, dès l'automne de la même année, le retour des bonnes récoltes et la crise financière des pays riches faisaient de nouveau passer au second plan le scandale de la faim. Ce n'est en effet que lorsque le monde craint de manquer de nourriture qu'il se préoccupe de la production alimentaire. Que les récoltes soient bonnes, et les préoccupations quotidiennes reprennent le dessus: faire rouler les voitures ( agrocarburants ), produire en masse pour l'industrie agroalimentaire ( OGM ), se débarrasser des excédents qui font chuter les prix en les bradant sur les marchés mondiaux... La faim silencieuse, celle des pauvres, est de nouveau oubliée. Dans les situations de guerre, ce sont les mouvements caritatifs qui prennent en charge les affamés. Dans les situations de paix, rares sont ceux qui se préoccupent des malnutris. Pire encore: la nouvelle religion du développement durable, en mettant l'accent sur l'idée que les ressources sont limitées, légitime l'indifférence à leur égard. Comme s'il fallait de toute façon des régulateurs pour alléger une planète présentée comme surpeuplée. Pourtant, il est possible de nourrir le monde. II est possible de vaincre la faim. Biographie de l'auteur Sylvie Brunel est géographe, professeur à Paris-Sorbonne, spécialiste des questions de développement, ancienne présidente d'Action contre la Faim. Elle a publié de nombreux ouvrages dont Famines et politiques ( 2002 ) et A qui profite le développement durable? (2008 ).
Fruit d'un long travail d'écriture couvrant une période de plus de mille ans, la Bible est le texte fondateur de deux grandes religions: le judaïsme et le christianisme. Mêlant les faits réels et les mythes, elle narre la création du monde, relate l'histoire du peuple hébreu et nous fait partager la vie et l'enseignement de Jésus jusqu'à sa résurrection. Considérée en Occident comme Le Livre des Livres, la Bible a profondément marqué l'humanité dans sa morale, ses moeurs, sa culture et ses arts.
Un panorama complet de l'économie pour ceux qui veulent comprendre les évolutions du monde contemporain. L'ouvrage s'ouvre sur des questions d'actualité: L'immigration est-elle une bonne chose pour l'économie ? Le chômage va-t-il baisser ? Quel impact économique a le réchauffement climatique ? ?Viennent ensuite Les temps forts qui retracent les grandes étapes de l'histoire économique depuis l'esclavage antique jusqu'à la crise financière actuelle?Enfin, la troisième partie est consacrée au dictionnaire: plus de 700 entrées sur les concepts, les personnalités, les grandes problématiques et les grandes puissances économiques.
Refonte en version poche de Mémoire de mon enfance bretonne (978273735992-7). Roland Colin est le fils d'un émigré breton élevé au pays par Marig ar Rouz, son étonnante grand-mère qui a vécu trois guerres (1870, 1914-1918, 1939- 1945), découvert Buffalo Bill et ses Indiens à Brest en 1889, et est morte à presque 90 ans. Près d'elle, son petit-fils reçoit le précieux viatique de la langue et de la culture des racines. Pour le jeune adolescent, la guerre en Bretagne est une bouleversante épreuve, tempérée par la magie de la vie du terroir. A la Libération, Roland Colin monte à Paris, en quête d'un engagement social et professionnel dans un monde à rebâtir. Il entre à l'Ecole de la France d'Outremer où Senghor est son professeur. Négritude et Celtitude se comprennent alors comme alliance entre les identités et les solidarités nouvelles à construire. Ce livre est l'histoire d'un parcours fertile en expériences rejoignant les problèmes les plus vifs du temps présent.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.