Les six articles de ce numéro traitent de thématiques autour de l'eau d'une grande actualité : disponibilité en eau, adaptation aux catastrophes, résilience, gestion et usages d'espaces naturels... pour l'essentiel dans les Pyrénées et le sud-ouest de la France. Par définition, un numéro varia est caractérisé par la diversité des thèmes abordés. Cela en fait d'ailleurs tout l'intérêt en offrant un regard en un volume sur la pluralité de la recherche en géographie, sur ses sujets et méthodes d'analyse. Ceci étant, parmi les six articles qui composent ce numéro, cinq peuvent être à des degrés plus ou moins évidents rapprochés de la question de l'eau. L'un évoque la question du partage de l'eau pour l'irrigation dans le Sud-Ouest français. Un autre aborde la gestion du delta d'une petite rivière, la Leyre, dans le parc régional des Landes de Gascogne. Dans un troisième article, ce sont les dégâts causés par l'eau dans des communes du département de l'Aude qui sont mis en avant avec une interrogation autour de l'adaptation à ces catastrophes. Le rapport à l'eau est moins évident dans les deux articles suivants mais elle demeure un support essentiel de l'activité décrite. Dans un des articles il est question d'étudier la mise en place d'un dispositif de subventionnement européen dans un territoire de pêche sur le littoral de l'Hérault tandis que le deuxième livre les résultats d'une enquête sur les skieurs de randonnée dans les Pyrénées, mesurant la démocratisation d'une certaine culture montagnarde autour de la neige. Un dernier article traite de la question des frontières naturelles dans les Pyrénées, plus précisément du côté du massif d'Iraty dans le Pays basque. L'eau s'y invite en un fin filigrane car la délimitation a pu, ou pas, retenir la ligne de partage des eaux entre France et Espagne.
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Nombre de pages
150
Date de parution
10/04/2024
Poids
388g
Largeur
201mm
Plus d'informations
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EAN
9782810712830
Titre
Sud-Ouest Européen N° 54 : Histoires d'eau
Auteur
Dugot Philippe
Editeur
PU MIDI
Largeur
201
Poids
388
Date de parution
20240410
Nombre de pages
150,00 €
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La question de la disponibilité en eau douce figure parmi les principaux défis auxquels les sociétés méditerranéennes sont confrontées. L'originalité de cet ouvrage est d'aborder dans l'espace méditerranéen le thème de l'eau sous tous ses angles, c'est-à-dire pas seulement la vision de l'hydrologue, du climatologue, du géographe, de l'économiste ou encore du sociologue voire du juriste, mais selon une approche synoptique seule à même de faire apprécier toute la complexité de cette question.
Cet ouvrage étudie la place du commerce dans la fabrique de la ville durable. La conviction exprimée ici est que le commerce est une pièce centrale en matière d'urbanité et d'urbanisme et que les géographes doivent s'en préoccuper. Ce travail s'appuie sur une retranscription du rapport évolutif entre le commerce et la ville, depuis l'irruption de la société de consommation jusqu'à son interrogation actuelle. Le diagnostic aboutit à des impressions nuancées, alliant complicité sur le temps long et constat d'une relation parfois abîmée. Cela conduit à s'interroger sur le contexte, y compris idéologique, de cette fabrique et son incapacité, voire son indifférence, à produire un urbain apte à répondre à des enjeux à long terme. Intervient alors en parallèle une nécessaire réflexion sur la très discutée/discutable ville durable, assortie d'une interrogation quant à la pertinence de l'urbain à s'imposer comme une clé d'un développement durable. Actant qu'un développement urbain davantage soucieux de durabilité est possible, le propos de l'ouvrage conduit à penser que les activités commerciales ont un rôle notable à jouer, à commencer du point de vue de leur localisation. Se pose alors une ultime série de questions autour des acteurs de ce chantier, de leurs légitimités respectives, du comment faire et des objectifs à se fixer, questions aiguisées par le bilan pour le moins mitigé de l'urbanisme commercial "à la française". Le chantier de la ville durable étant encore largement ouvert, des pistes de réflexion sont initiées, toujours en gardant en ligne de mire le commerce comme fonction et acteur, mais en l'intégrant résolument dans la globalité du champ de l'urbain.
Résumé : Concurrencé en tant qu'intermédiaire indispensable dans les circuits d'échange, le commerce de gros poursuit une évolution révélatrice des transformations majeures qui secouent le monde de la distribution dans son ensemble. Cet ouvrage rappelle les facteurs qui ont présidé à la genèse du commerce de gros, étudie les raisons de sa remise en cause et présente son positionnement actuel et à venir dans le fonctionnement économique.
Le rapprochement entre le commerce de détail et le développement durable peut paraître surprenant. A maints égards, le commerce passe pour un fossoyeur du développement durable. Il est le vecteur d'une consommation débridée, peu soucieuse des conditions sociales et écologiques de la production. Il exacerbe sans cesse la multiplication des flux de marchandises et de clientèles, sans grande préoccupation pour une approche globale des mobilités qui font fonctionner ou dysfonctionner les villes et les régions. Sa modernisation permanente entretient l'engouement pour la toute nouvelle génération de lieux commerciaux, laissant souvent à d'autres le problème des lieux passés de mode, obsolètes et en déshérence. C'est justement parce qu'il semble se situer aux antipodes de la durabilité que le commerce est un objet d'étude essentiel, comme pièce maîtresse d'un système économique dispendieux, maintenant certaines logiques territoriales, déséquilibrant les autres, en façonnant de nouvelles, faisant ou défaisant leur cohésion sociale ou leur vitalité économique. Cet ouvrage ne prétend pas à une investigation exhaustive des rapports entre les territoires, le commerce et le développement durable. Après avoir interrogé les imperfections conceptuelles de ce dernier et la pertinence d'un regard sectoriel, il propose une exploration réflexive en quatre étapes, sous l'angle des mobilités, du paysage, de la régulation et des filières d'approvisionnement. Dans un domaine marqué du sceau de l'incertitude, il s'agit de discuter certaines des assertions qui encombrent le chantier largement ouvert des modalités d'une consommation durable.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.