Sud-Ouest Européen N° 44 : Regards croisés sur les fleuves Ebre et Garonne
Dugot Philippe ; Banzo Mayté ; Berdoulay Vincent ;
PU MIDI
24,00 €
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EAN :9782810705498
Ce numéro déborde les frontières entre les Etats en mettant en évidence des "regards croisés sur les fleuves Ebre et Garonne". Il est le fruit d'une collaboration entre le département de géographie de l'université de Saragosse et le département de géographie de l'université Toulouse - Jean Jaurès. L'Ebre et la Garonne sont séparés par la chaîne des Pyrénées. L'un, l'Ebre, débouche par un delta dans la mer Méditerranée tandis que l'autre, la Garonne, termine sa course par un estuaire dans l'océan Atlantique. S'ils se partagent le même château d'eau, la montagne pyrénéenne, celle-ci joue le rôle d'une véritable frontière climatique. Le versant nord-pyrénéen est beaucoup plus arrosé que le versant sud aux caractéristiques plus sèches. Et pourtant, le module de l'Ebre à Saragosse (233 m3/s) est légèrement supérieur à celui de la Garonne à Toulouse (190 m3/s). Au-delà de ces différences, des ressemblances et des similitudes apparaissent aussi entre l'Ebre et la Garonne. Ce numéro cherche à faire un tour d'horizon des recherches en cours. A bien des égards, les trajectoires temporelles de ces deux fleuves sont voisines. L'eau fluviale est utilisée de façon massive dans l'agriculture dans les deux vallées et permet d'alimenter en eau de boisson les riverains. Partout, de multiples aménagements visent à valoriser la ressource fluviale mais aussi à limiter la contrainte constituée par les crues et les inondations. Dans ce numéro, il s'agit de croiser les savoirs français et espagnols sur les spécificités de l'Ebre et de la Garonne. Quatre grandes thématiques sont ainsi explorées au travers d'une dizaine d'articles : le rapport ville-fleuve dans les cas de Saragosse et Toulouse ; l'évolution des fleuves au cours du temps et de leurs usages, dans un contexte probable de changement climatique ; les risques avec notamment une focale sur les inondations récentes ; la restauration et renaturation des cours d'eau. Au final, ces regards croisés entre l'Ebre et la Garonne permettent de confronter les histoires, les réalités et les trajectoires temporelles des deux fleuves. En filigrane apparaissent aussi les acteurs, les usages, les aménagements, la gestion et les solutions apportées par les sociétés riveraines. Si l'Ebre et la Garonne ne coulent pas dans le même sens, tous les articles réunis ici laissent présager une communauté de réflexions rendant nécessaires les rapprochements scientifiques afin de renforcer une comparaison plus poussée entre deux des grands fleuves du Sud-Ouest européen.
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Nombre de pages
174
Date de parution
26/04/2018
Poids
542g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782810705498
Titre
Sud-Ouest Européen N° 44 : Regards croisés sur les fleuves Ebre et Garonne
Auteur
Dugot Philippe ; Banzo Mayté ; Berdoulay Vincent ;
Editeur
PU MIDI
Largeur
200
Poids
542
Date de parution
20180426
Nombre de pages
174,00 €
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La question de la disponibilité en eau douce figure parmi les principaux défis auxquels les sociétés méditerranéennes sont confrontées. L'originalité de cet ouvrage est d'aborder dans l'espace méditerranéen le thème de l'eau sous tous ses angles, c'est-à-dire pas seulement la vision de l'hydrologue, du climatologue, du géographe, de l'économiste ou encore du sociologue voire du juriste, mais selon une approche synoptique seule à même de faire apprécier toute la complexité de cette question.
Cet ouvrage étudie la place du commerce dans la fabrique de la ville durable. La conviction exprimée ici est que le commerce est une pièce centrale en matière d'urbanité et d'urbanisme et que les géographes doivent s'en préoccuper. Ce travail s'appuie sur une retranscription du rapport évolutif entre le commerce et la ville, depuis l'irruption de la société de consommation jusqu'à son interrogation actuelle. Le diagnostic aboutit à des impressions nuancées, alliant complicité sur le temps long et constat d'une relation parfois abîmée. Cela conduit à s'interroger sur le contexte, y compris idéologique, de cette fabrique et son incapacité, voire son indifférence, à produire un urbain apte à répondre à des enjeux à long terme. Intervient alors en parallèle une nécessaire réflexion sur la très discutée/discutable ville durable, assortie d'une interrogation quant à la pertinence de l'urbain à s'imposer comme une clé d'un développement durable. Actant qu'un développement urbain davantage soucieux de durabilité est possible, le propos de l'ouvrage conduit à penser que les activités commerciales ont un rôle notable à jouer, à commencer du point de vue de leur localisation. Se pose alors une ultime série de questions autour des acteurs de ce chantier, de leurs légitimités respectives, du comment faire et des objectifs à se fixer, questions aiguisées par le bilan pour le moins mitigé de l'urbanisme commercial "à la française". Le chantier de la ville durable étant encore largement ouvert, des pistes de réflexion sont initiées, toujours en gardant en ligne de mire le commerce comme fonction et acteur, mais en l'intégrant résolument dans la globalité du champ de l'urbain.
Résumé : Concurrencé en tant qu'intermédiaire indispensable dans les circuits d'échange, le commerce de gros poursuit une évolution révélatrice des transformations majeures qui secouent le monde de la distribution dans son ensemble. Cet ouvrage rappelle les facteurs qui ont présidé à la genèse du commerce de gros, étudie les raisons de sa remise en cause et présente son positionnement actuel et à venir dans le fonctionnement économique.
Les six articles de ce numéro traitent de thématiques autour de l'eau d'une grande actualité : disponibilité en eau, adaptation aux catastrophes, résilience, gestion et usages d'espaces naturels... pour l'essentiel dans les Pyrénées et le sud-ouest de la France. Par définition, un numéro varia est caractérisé par la diversité des thèmes abordés. Cela en fait d'ailleurs tout l'intérêt en offrant un regard en un volume sur la pluralité de la recherche en géographie, sur ses sujets et méthodes d'analyse. Ceci étant, parmi les six articles qui composent ce numéro, cinq peuvent être à des degrés plus ou moins évidents rapprochés de la question de l'eau. L'un évoque la question du partage de l'eau pour l'irrigation dans le Sud-Ouest français. Un autre aborde la gestion du delta d'une petite rivière, la Leyre, dans le parc régional des Landes de Gascogne. Dans un troisième article, ce sont les dégâts causés par l'eau dans des communes du département de l'Aude qui sont mis en avant avec une interrogation autour de l'adaptation à ces catastrophes. Le rapport à l'eau est moins évident dans les deux articles suivants mais elle demeure un support essentiel de l'activité décrite. Dans un des articles il est question d'étudier la mise en place d'un dispositif de subventionnement européen dans un territoire de pêche sur le littoral de l'Hérault tandis que le deuxième livre les résultats d'une enquête sur les skieurs de randonnée dans les Pyrénées, mesurant la démocratisation d'une certaine culture montagnarde autour de la neige. Un dernier article traite de la question des frontières naturelles dans les Pyrénées, plus précisément du côté du massif d'Iraty dans le Pays basque. L'eau s'y invite en un fin filigrane car la délimitation a pu, ou pas, retenir la ligne de partage des eaux entre France et Espagne.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.