Les tomes 1 et 2 qui rassemblent une trentaine d'articles ? le premier, réédition d'un livre qui avait inauguré la Collection d'Esthétique en 1967 ? sont l'oeuvre d'un philosophe qui a découvert dans l'esthétique une voie privilégiée vers une philosophie de la nature. Mikel Dufrenne y explore des thèmes qui hantent la réflexion contemporaine sur l'art : l'art comme [non-]langage, l'oeuvre comme objet ou évènement, l'écriture et le style, le jeu, la perception sauvage, le retour vers l'originaire. Chemin faisant, il rencontre les appareils conceptuels en vogue : structuralisme, sémiologie, psychanalyse, marxisme ; il en use, mais avec réserve, sans se laisser séduire ou terroriser ; et c'est en solitaire qu'il poursuit sa route, sans moyens, sans pouvoir. Mais il ne s'y sent pas seul : une esthétique non dogmatique débouche sur le politique, et il veut être l'écho de tous ceux qui en appellent à un art autre, libéré et libérateur, joyeux, et qui rêvent que la pratique de cet art contribue à faire la vie autre dans un monde autre. Mikel Dufrenne n'est pas un philosophe triste. Si vous préférez Thanatos à Eros, ne le lisez pas !
Nombre de pages
340
Date de parution
01/01/1976
Poids
522g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252018484
Titre
Esthétique et philosophie tome 2
Auteur
Dufrenne Mikel
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
522
Date de parution
19760101
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Parue en 1953, la Phénoménologie de l'expérience esthétique applique pour la première fois à l'esthétique l'appareil conceptuel de la phénoménologie. Elle élabore une analyse de l"uvre d'art et, plus largement, de l'objet esthétique, si divers et changeants qu'en soient les traits singuliers. Elle s'attache à décrire l'expérience esthétique vécue, ce moyen privilégié que nous avons d'éprouver notre présence au sensible. Elle célèbre cette forme heureuse du sentir, ce haut moment de la perception où se révèle, à la limite du pensable, la connivence originaire de l'homme et du monde."
Les tomes 1 et 2 qui rassemblent une trentaine d'articles ? le premier, réédition d'un livre qui avait inauguré la Collection d'Esthétique en 1967 ? sont l'oeuvre d'un philosophe qui a découvert dans l'esthétique une voie privilégiée vers une philosophie de la nature. Mikel Dufrenne y explore des thèmes qui hantent la réflexion contemporaine sur l'art : l'art comme [non-]langage, l'oeuvre comme objet ou évènement, l'écriture et le style, le jeu, la perception sauvage, le retour vers l'originaire. Chemin faisant, il rencontre les appareils conceptuels en vogue : structuralisme, sémiologie, psychanalyse, marxisme ; il en use, mais avec réserve, sans se laisser séduire ou terroriser ; et c'est en solitaire qu'il poursuit sa route, sans moyens, sans pouvoir. Mais il ne s'y sent pas seul : une esthétique non dogmatique débouche sur le politique, et il veut être l'écho de tous ceux qui en appellent à un art autre, libéré et libérateur, joyeux, et qui rêvent que la pratique de cet art contribue à faire la vie autre dans un monde autre. Mikel Dufrenne n'est pas un philosophe triste. Si vous préférez Thanatos à Eros, ne le lisez pas !
Un troisième tome vient s'ajouter aux deux précédents volumes d'Esthétique et philosophie. Mikel Dufrenne y poursuit l'exploration de ce continent multicolore que peuplent les objets esthétiques. Toujours avec la même curiosité, la même liberté. Il n'ignore pas les exigences de la raison, les efforts des sciences, les conquêtes du savoir. Mais il se défie de ce qui fait autorité, et qui ne bénéficie parfois d'autre consécration que de la mode. Il ne cherche la profondeur que dans ce qui ressortit à l'originaire, et non de ce qui se drape d'obscurité. Il ne croit pas non plus aux vertus de l'ennui. Il en appelle au plaisir qui reste pour lui la caution de l'expérience esthétique. Il aura gagné si la réflexion qu'il tente sur cette expérience éveille elle-même quelque plaisir.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.