La dispersion. Une histoire des usages du mot diaspora
Dufoix Stéphane
AMSTERDAM
14,00 €
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EAN :9782354801052
En France comme ailleurs dans le monde, le mot diaspora est récemment entré dans notre vocabulaire courant lorsqu'il s'agit de rendre compte de toute forme de lien existant entre des individus ou des groupes, et les terres, les Etats, les nations ou les peuples auxquels ils s'identifient. Ce terme fait aujourd'hui partie des lexiques politique, économique, journalistique, juridique mais aussi scientifique et son utilisation ne fait que croître dans chacun de ces domaines, bien au-delà de la seule dimension migratoire, mais aussi bien au-delà de son acception initiale intimement liée à l'histoire du peuple juif. Les mots ont-ils ont une histoire? Pas vraiment. Leurs usages ont une histoire, qu'il est possible de retracer, y compris sur le très long terme. La Dispersion est la toute première étude académique se donnant pour objectif de suivre la géographie de ces usages, de la création du mot au IIIe siècle avant l'ère chrétienne jusqu'à ses transformations les plus récentes et son entrée dans les "bonnes pratiques" mises en avant par des organisations internationales comme la Banque mondiale ou l'Organisation internationale pour les migrations. Cet ouvrage plaide en faveur de l'interdisciplinarité, d'une combinaison inédite entre la sémantique, l'histoire et la sociologie. La socio-sémantique historique permet d'étudier les conditions de possibilité - ou d'impossibilité - de l'émergence des différents usages du mot, de ses appropriations par des groupes sociaux différents, de son succès et de son efficacité croissante. Cette approche a un prix: refuser toute prise de position sur le sens réel du mot diaspora, sur sa véritable définition, au profit d'une cartographie complexe de ses trajectoires.
Nombre de pages
573
Date de parution
17/01/2012
Poids
680g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782354801052
Titre
La dispersion. Une histoire des usages du mot diaspora
Auteur
Dufoix Stéphane
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
680
Date de parution
20120117
Nombre de pages
573,00 €
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Résumé : L'exil est devenu un thème à la mode. Pourtant, l'étude des activités politiques menées par des émigrés contre le régime en place dans leur pays d'origine est rarement entreprise. C'est l'objet central de ce livre à partir du cas des Hongrois, des Polonais et des Tchécoslovaques en France de 1945 aux années 1990. Cette politique d'exil s'inscrit dans un espace politique transétatique fonctionnant en dehors du pays d'origine. Cet espace, qui est à la fois un champ de luttes et un champ de forces, rassemble des individus et des groupes s'affrontant pour la représentation à l'étranger de leur peuple ou de leur nation. L'auteur propose un nouveau concept pour désigner cette arène politique si particulière : l'exopolitie. L'exopolitie obéit à deux logiques contradictoires que tentent de concilier les groupements exilés : la continuité et le décalage. La première est un impératif politique pour légitimer la lutte à distance. La seconde est un impératif de réalité leur rappelant que le pays continue d'exister sans eux. Mais la mise entre parenthèses du temps et de l'espace ne va pas sans risque, y compris quand le retour au pays devient possible. Envisagé comme un objet de recherche inédit, l'exopolitie permet de repenser certains thèmes fondamentaux de la sociologie politique : la politisation, la légitimation, la formation des identités et des règles du jeu politique.
Ce mot est devenu un terme évoquant à la fois un phénomène de dispersion, une organisation ethnique, nationale ou religieuse, une population dispersée sur plusieurs territoires, les lieux de la dispersion, des espaces d'échanges... Ce QSJ analyse les différents sens actuels et réalités que recouvre ce terme. Biographie de l'auteur Stéphane Dufoix est maître de conférences en sociologie à l'Université Paris-X Nanterre et à l'Université Paris-III SorbonneNouvelle. Membre du Groupe d'observation et d'étude de la démocratie (GEODE-Paris-X) et du Centre d'histoire sociale du XXe siècle, il est l'auteur de Politiques d'exil (PUF, 2002)
Résumé : " Décolonial " ou " décolonialisme " : des mots omniprésents dans le débat public français, mais dont le sens réel et la portée heuristique semblent ignorés ou instrumentalisés. Ce nouvel opus de la collection Le mot est faible permet d'y voir plus clair. Depuis quelques années, les mots " décolonial " et " décolonialisme " ont fait leur apparition dans le débat public français : dans les tribunes, discours, essais ou encore éditoriaux divers. Ils y occupent une place très particulière, celle du mot qui divise en prétendant défendre l'unité, celle du mot qui agit en prétendant se contenter de décrire, celle de la victime contre l'ennemi qui menace. Comme nombre de titres de la collection Le mot est faible, l'objectif de l'ouvrage est de réussir à tenir ensemble et à montrer dans leur complexité, dans un essai très argumenté, les transformations de la visibilité de certaines approches épistémiques contre-hégémoniques à l'échelle mondiale (le mouvement décolonial n'étant pas le seul existant, mais sans doute l'un des plus repris actuellement dans d'autres régions du monde, notamment en raison de son affinité sémantique avec l'idée de décolonisation) et les logiques de résistance - politiques et intellectuelles - qui s'exercent en France à l'égard de ces transformation en raison de l'homologie discursive entre la défense de l'universalisme républicain et la défense de l'universalisme scientifique dans une version calquée sur le " point de vue de nulle part ". L'ouvrage ne vise pas à s'engager pour ou contre telle ou telle approche. Il essaiera non pas de rester neutre, mais de plaider pour un engagement académique (peut-être plus assumé que l'engagement intellectuel qui se pratique au nom d'idées universelles sans dire son nom propre), tout à la fois réflexif et situé, attentif à saisir à quel point et de quelle manière l'ethnocentrisme - pas seulement eurocentré - invite au binarisme pour mieux essayer de réfléchir aux conditions de possibilité de l'instauration d'un dialogue scientifique plus large, ouvert au(x) monde(s) et à une forme d'universalité différente (qu'on l'appelle " pluriverselle " ou tout simplement " plurielle ")
Dufoix Stéphane ; Guerassimoff Carine ; Tinguy Ann
Les expatriés - citoyens de seconde zone, voire traîtres à la patrie -, souvent privés de tout ou partie de leurs droits politiques, furent, aux XIXe et XXe siècles, les enfants pauvres de la nation. Depuis une trentaine d'années, à la faveur des évolutions du système migratoire mondial et des transformations technologiques permettant des relations à distance, les migrants conservent plus de liens avec leur pays d'origine. Ils participent ainsi activement aux débats sur la définition ou la redéfinition de la nation et favorisent la formation d'un espace transétatique de négociation pour la satisfaction de leurs revendications en termes de nationalité, de représentation politique, etc. Loin des yeux, ils se situent désormais plus près du coeur de la nation. Nombre d'Etats, émergents et développés, mettent en oeuvre des politiques de lien avec leurs ressortissants à l'étranger. C'est précisément l'intérêt de cet ouvrage novateur que de présenter, à partir d'une quinzaine de pays, un panorama de ces transformations anciennes et contemporaines.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.