Extrait du prologueLa cour de récré géanteJe suis trop vieille pour ça.Clic.Il est 6 heures du matin, le radio-réveil s'allume et Beyoncé se met à beugler dans les enceintes, achevant sans pitié le merveilleux silence du petit matin et venant brutalement me rappeler que le week-end est fini. Le réveil du lundi est déjà assez dur comme ça, mais le réveil du lundi quand on a une sérieuse gueule de bois, de celles qui font souffrir jusqu'aux ongles des pieds, c'est quasiment mission impossible. À moitié dans le coma, je pars à la recherche de la télécommande en plongeant un bras sous la masse d'oreillers concentrée dans la zone en bois vert foncé de la tête de lit, dans l'idée de roupiller dix petites minutes (peut-être vingt) de plus. Dieu merci, ma main entre en contact avec l'objet quelque part dans le secteur nord-est du lit et je l'agite en direction de la table de nuit, suppliant à la chambre de se taire. Mais c'est beaucoup demander à un appartement de Manhattan - au second, qui plus est.Il y a un tas de gens qui rêvent de se réveiller à New York. Sans déc', Sinatra a même écrit toute une chanson là-dessus. À moins bien sûr qu'on essaie vraiment de dormir, auquel cas New York est la ville où les fatigués de la vie et les gueules de bois se cachent pour mourir. Si vous êtes comme moi, et que vous ayez décidé de noyer la sacro-sainte angoisse du dimanche soir dans une bouteille et demie de pinot noir et un paquet de Parliament devant des rediffusions de New York, police judiciaire jusqu'à 1 heure du matin, cette même ville au réveil cinq heures plus tard est incontestablement, irréfutablement, l'enfer sur terre. J'aurais probablement dû me douter (quand j'ai loué la boîte à chaussures qu'est mon appart dans le West Village pour la modique somme de 4 000 dollars par mois) qu'une fenêtre de chambre donnant sur Greenwich Avenue avec vue imprenable sur une caserne de pompiers ne présageait rien de bon pour mon sommeil paradoxal. Depuis que j'ai emménagé ici, la grasse matinée (voire le sommeil en général) est un concept qui m'est à peu près étranger.Au moment où je commence à m'assoupir, la maudite radio se rallume. Cette fois-ci c'est l'animateur qui annonce l'heure, les conditions de circulation, puis le temps, tout ça d'une voix guillerette particulièrement énervante.- Allez hop, on s'active. Une nouvelle journée commence dans la chaleur moite de la Grosse Pomme.Clairement, l'animateur n'avait pas géré le blues du dimanche soir de la même manière que moi. Ou peut-être qu'il aimait son job tout simplement, et qu'il ne voyait pas la nécessité de prendre une cuite ce soir-là. À ce qu'il paraît, il existe des chanceux à qui ça arrive vraiment.Je me répète le mantra que je me suis concocté comme tous les matins avant d'aller chez Cromwell Pierce, l'une des boîtes les plus dynamiques de Wall Street. Tu peux le faire, Alex. Tu peux y arriver. Tu ne le laisseras pas te briser. Avant de travailler là, ça ne m'arrivait jamais de parler toute seule. À ce rythme, quand je fêterai mes trente ans je serai bonne pour l'asile.
Alex Garret, fraîchement diplômée, a réalisé son rêve d'enfant : entrer à Cromwell Pierce, l'une des sociétés de courtage les plus réputées de Wall Street. Dans cet univers très fermé et très masculin, elle commence au bas de l'échelle, contrainte de trimbaler pendant des mois sa chaise pliante de bureau en bureau avec, inscrit au Blanco sur son dossier, son nouveau surnom : La Fille. Décidée à tout encaisser, Alex passe du modeste poste d'analyste à celui un peu moins modeste d'expert. Tout à coup, on l'appelle par son vrai nom et les membres du club très fermé se transforment en quarante frères aînés... et un petit ami potentiel. Mais la fin du monde tel qu'elle le connaît est pour bientôt, et Alex devra choisir entre rester à Cromwell Pierce ou envoyer valser sa paire de Jimmy Choo pour prendre un peu de hauteur.
Biographie de l'auteur Born in London but brought up in New Zealand, Stella Duffy has been a stand-up comic, a member of improvisation company Spontaneous Combustion, and is the author of four cult crime novels (Serpent's Tail), Singling Out the Couples (Sceptre 1998) and Eating Cake (Sceptre 1999) She continues to perform, recently appearing in the successful improvisation Lifegame, and now lives in London.
Berlin, 1947. L'ex-capitaine Gregor Reinhardt a retrouvé un poste d'inspecteur à la police criminelle de la ville. Dévastée par les combats, éventrée par les bombardements, Berlin est aussi divisée entre des puissances victorieuses qui veulent chacune préserver ou accroître leur influence. Les tensions augmentent, la police est déchirée par les rivalités internes tandis que les factions politiques se disputent le pouvoir et la protection des nouveaux maîtres. Quand un homme est retrouvé mort dans un immeuble en ruine, puis un autre peu de temps plus tard, Reinhardt sait que commence une enquête difficile, au milieu d'hommes et de femmes devenus très méfiants à l'égard de la police. Il semble pourtant qu'un tueur méthodique soit en liberté et la tension augmente quand on découvre que les victimes s'étaient connues pendant la guerre. Alors que d'étranges individus cherchent à utiliser son passé militaire pour le déstabiliser, Reinhardt découvre qu'alliés occidentaux et soviétiques se sont faits bien plus d'ennemis qu'ils ne le pensent et que les tragiques passions allemandes sont encore vivaces. Il comprend enfin, mais un peu tard, que cette enquête pourrait lui coûter très cher...
Le premier ouvrage qui présente une vue globale de la création artistique contemporaine au Moyen-Orient. Illustré par plus de 450 oeuvres représentant plus de 200 artistes.Une approche thématique: les textes sacrés, la littérature, la musique et le spectacle, les conflits et la guerre, l'histoire et l'identité, le portrait et le corps, la nature et la terre.
Paris, mai 1968. Des événements étranges ont lieu alors que la tension monte et que la fébrilité gagne le pouvoir. L'ambassade des Etats-Unis demande la collaboration des services français pour retrouver un officier un peu particulier, qui a disparu dans la capitale. Au même moment, la presse s'enflamme devant une série de braquages déroutants. Enfin, à la PJ parisienne, le commissaire Pujaud est intrigué par le décès d'un professeur, spécialiste de Dante. L'homme était marié à une ravissante jeune femme qui semble avoir choisi ce moment pour disparaître... Les protagonistes de ces affaires n'auraient jamais dû se rencontrer. Ils furent pourtant réunis. Et le payèrent très cher. La raison d'Etat a longtemps interdit de dévoiler la vérité. Mais la mort a fait son oeuvre. Il est temps de tout révéler.
Faute d'officier de police disponible au coeur de l'été, Franck Bostik, un petit lieutenant muté à Autun après un passage en commission de discipline, quitte son "placard" au guichet du dépôt de plaintes. Il est envoyé à Bibracte, en pleine forêt morvandelle, où une précieuse relique et surtout une jeune fille de quinze ans, Kamilla, ont disparu le même jour. Il y retrouve la soeur jumelle de la disparue, mais aussi des pilleurs de patrimoine et une jeune scientifique à la recherche de l'homme de sa vie. En un siècle, seulement 3 % du site de Bibracte ont été fouillés. Franck Bostik, lui, a seulement 48 heures pour retrouver une trace de la jeune fille. Dans ce paysage aussi rude à aborder qu'un multirécidiviste en salle d'interrogatoire, il ne lâchera rien pour mener à bien son enquête.
Dallas Cole connaît bien les sportifs. Elle a grandi dans l'ombre de son père entraineur, et son ex-petit ami, qui a réduit son coeur en miettes, était le joueur vedette de l'équipe de foot sa ville. Mais cette année, Dallas entre à l'université et compte bien passer à autre chose. Carson McClain, lui, n'a qu'une idée en tête : devenir titulaire de l'équipe universitaire et décrocher la bourse qui lui permettra de financer ses études. Pourtant, quand une jolie rousse prénommée Dallas fait irruption dans sa vie, sa concentration est mise à rude épreuve ! Tous les deux ont d'excellentes raisons de tenir leurs distances. Mais quand les sentiments s'en mêlent, même les règles du football américain paraissent simples...
Dans le New York des années 1900, Francesca Cahill est une jeune intellectuelle engagée dans de nombreuses causes. Trouver un mari n'est pas sa priorité. Bientôt, un évènement dramatique va piquer sa curiosité. Le fils d'un riche voisin est kidnappé. Seul indice, un message sibyllin qui commence par ces mots : F comme fourmi... Qu'est-ce que cela signifie ? Pour le comprendre, Francesca entame sa propre enquête au nez et à la barbe du séduisant Rick Bragg, nouveau préfet de police exaspéré par ce détective en jupon qui n'a peur de rien.
Une histoire profondément touchante qui raconte le processus de deuil à travers deux personnages : Morgane qui tente vaillamment d'être à la hauteur du choix de sa sœur, et Elliott, un gamin au cœur brisé. "La vie serait encore plus belle si on pouvait peindre la pluie en couleur, comme un arc-en-ciel !"