UNE EDUCATION REPUBLICAINE MARION, BUISSON, DURKHEIM
DUBREUCQ
VRIN
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EAN :9782711616435
L'éducation en France est le fiait d'une histoire politique et sociale dont de nombreuses études ont approfondi la connaissance; elle résulte aussi d'une histoire des idées et des théories. Durant la période qui va de la naissance de la Ille République à la Grande Guerre, ce n'est pas une, mais plusieurs doctrines éducatives qui furent construites. On étudie ici trois figures majeures de cette époque: Marion, dont le rationalisme pédagogique et éducatif emprunte aux sciences psychologique et morale; Buisson, qui tente de systématiser dans son humanisme les principes et les valeurs nécessaires à l'éducation d'esprits libres, tournés vers l'idéal; Durkheim, enfin, qui par sa critique radicale, prolonge ces deux auteurs autant qu'il les dépasse. Mais diversité ne signifie pas éclatement; les trois doctrines se rejoignent dans le même effort pour formuler de manière originale les questions inhérentes à une éducation républicaine. De leur travail critique, les débats actuels peuvent encore tirer profit. Biographie de l'auteur Eric Dubreucq a soutenu une thèse en philosophie sur l'histoire du sujet et du rapport à soi; il enseigne actuellement la philosophie de l'éducation à l'I.U.F.M. de Basse-Normandie.
Date de parution
01/01/2004
Poids
350g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711616435
Titre
UNE EDUCATION REPUBLICAINE MARION, BUISSON, DURKHEIM
ISBN
2711616436
Auteur
DUBREUCQ
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
350
Date de parution
20040101
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
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Ce livre de philosophie de l'éducation, présenté sous forme de « leçons », veut entamer une archéologie de la laïcité. Partant de son émergence dans un « moment 1900 » qui la situe dans un contexte de « crise », voire de « déclin », il propose de ne pas en fixer définitivement la notion sous une forme canonique. Ses analyses s'efforceront au contraire d'en éclairer l'élaboration en remontant vers les matrices de sa naissance : celle, religieuse, de la tolérance, celle, politique, de la liberté et celle, scolaire, de sa première institution. Loin de procéder d'une instauration définitive, la laïcité se formule et s'énonce en différentes versions.
A partir d'une documentation riche - pour partie inédite -, cet ouvrage est une première synthèse sur les objets en métal produits et utilisés par les premiers celtes, populations de la fin du premier âge du Fer (630-430 avant J-C) réparties entre l'Allemagne du Sud-Ouest et la France centrale. Il s'agit d'une période où s'amorce un phénomène de complexification sociale important, particulièrement visible dans le monde funéraire, par des tombes très richement dotées comme celle de la célèbre dame de Vix. A travers une étude systématique des mobiliers métalliques découverts sur les habitats, Emilie Dubreucq cherche à comprendre le rôle et l'impact du métal dans la vie quotidienne des sociétés de cette période, à un moment charnière où se développent la métallurgie du fer et les réseaux d'échanges avec de nombreuses régions d'Europe notamment méditerranéennes.
L'homme contemporain a coutume de se concevoir comme une profondeur intérieure. Chacun pense être un monde intérieur et une aventure subjective. Une histoire du sujet révèle cependant que la subjectivité n'est qu'une figure récente de la disposition du rapport à soi. Ainsi, les Confessions d'Augustin, souvent données en prototype des autobiographies apparues à l'âge moderne, témoignent-elles d'une organisation différente du rapport à soi : le sujet ne s'y développe pas comme intériorité subjective, mais suivant des modalités pratiques de constitution et de transformation de soi empruntant leurs règles et leur puissance à l'Écriture. Texte adressé à ses destinataires pour leur prescrire les modalités du travail sur soi au terme duquel le sujet adopte le rapport à soi qui lui permet de voir le jour, les Confessions empruntent la règle de leur écriture aux Écritures : l'exégèse de soi et l'application à soi des Écritures fournissent leur cadre aux exercices spirituels organisant le travail sur soi. Rompant avec les modes d'organisation du rapport à soi de la période précédente - néo-platonisme et manichéisme -, Augustin inaugure une figure singulière du rapport à soi dans laquelle naît un sujet sans subjectivité. La figure chrétienne de l'individu modelée par la pratique des Écritures, fait l'originalité des Confessions et se distingue de la figure moderne, née avec Rousseau, d'une subjectivité cherchant à se retrouver dans l'authenticité de sa singularité.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.