L'enseignement de l'italien en France (1880-1940). Une discipline au coeur des relations franco-ital
Dubois Jérémie ; Pécout Gilles
UGA EDITIONS
27,00 €
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EAN :9782843102998
Préface de Gilles Pécout "Pourquoi ont-ils choisi l'italien ?" À la fin du XIXe siècle, un universitaire refuse sèchement de soutenir les rares maîtres d'italien en France. L'italien est alors une langue "suspecte", jugée trop facile pour former les esprits. Elle suscite aussi une hostilité politique car l'Italie est alliée à l'Allemagne, qui vient de remporter la guerre de 1870. Quelques pédagogues, pourtant, rêvent que les cours d'italien préparent la Revanche, en rapprochant Rome et Paris. Ils initient une large mobilisation franco-italienne et créent, à partir de Grenoble, un italianisme universitaire, puis un enseignement secondaire de l'italien. L'immigration italienne, elle, est écartée et parfois même stigmatisée par ce mouvement de réveil de l'italien en France. Quand l'Italie rejoint les Alliés, en 1915, des professeurs d'italien jouent un rôle clé dans la propagande de guerre italo-française. Certains d'entre eux saluent ensuite l'arrivée de Mussolini au pouvoir et, en 1930, le Duce est même érigé en auteur d'agrégation. Néanmoins, des enseignants d'italien ont combattu la politique d'influence par la langue menée par le régime fasciste à travers la Société Dante Alighieri et l'envoi de lecteurs d'italien prosélytes dans les universités françaises. Croisant les perspectives diplomatiques et éducatives, cette histoire socio-culturelle des études italiennes et des italianisants du premier XXe siècle éclaire les rapports entre l'école républicaine française et les langues et cultures étrangères.
Nombre de pages
458
Date de parution
09/06/2015
Poids
618g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843102998
Titre
L'enseignement de l'italien en France (1880-1940). Une discipline au coeur des relations franco-ital
Auteur
Dubois Jérémie ; Pécout Gilles
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
140
Poids
618
Date de parution
20150609
Nombre de pages
458,00 €
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Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable. Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des odes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Siménon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience oedipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.
Pourquoi choisir Molière pour s'intéresser à la construction et à l'évolution de l'image de l'auteur classique dans les manuels scolaires depuis le début du xxe siècle jusqu'à aujourd'hui ? La réponse est simple : il suffit de prononcer le nom si familier de Molière pour qu'apparaissent aussitôt à l'esprit une série de motifs devenus quasiment des lieux communs : le plus grand auteur comique français, le premier représentant de notre culture, le dramaturge de génie du siècle de Louis xiv, le comédien supposément mort sur scène... Analysant d'abord la place de Molière dans les programmes successifs et dans les manuels scolaires, l'ouvrage va ensuite s'intéresser à la manière dont la critique exégétique a influencé la construction puis l'évolution de l'image scolaire de l'auteur-acteur. Ces deux premières étapes nous conduisent à nous pencher sur l'évolution du corpus scolaire des oeuvres de Molière puis sur l'influence qu'a pu avoir le nouveau " langage " iconographique sur la lecture de l'oeuvre de Molière.
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