Saïd Ali Coubèche, la passion d'entreprendre. Témoin du XXe siècle à Djibouti
Dubois Colette ; Pénel Jean-Dominique
KARTHALA
32,00 €
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EAN :9782845868793
Saïd Ali Coubèche né à Djibouti en 1917 appartient à la génération des nationalistes de l'après-guerre. Issu de l'immigration yéménite, il incarne l'émergence d'une élite urbaine entreprenante qui anime la cité-Etat. L'homme a montré, envers et contre tout, qu'il est djiboutien et qu'il avait à cœur de participer au développement de la société à laquelle il appartient. Contribuer à transformer son pays n'est pas chose facile, car on peut hésiter et varier sur les moyens à utiliser. D'ailleurs, les choix de Saïd ont évolué dans un contexte lui-même mouvant : ils sont d'abord politiques (1945-1958), puis, en tirant les leçons de ses expériences, essentiellement économiques. A la tête de la Chambre de commerce qu'il préside sans discontinuité de 1957 à 2003, cet opérateur défend le secteur privé et l'économie libérale. L'histoire de la République de Djibouti s'enrichit par la mémoire du vécu humain, parfois occulté au profit d'une trame événementielle. Or, l'indépendance n'a pu s'imposer que par la sensibilisation et l'action des Djiboutiens eux-mêmes, à tous les niveaux et sur plusieurs décennies. Ainsi la trajectoire de Saïd Ali Coubèche, guidée par sa passion d'entreprendre qu'il décline en plusieurs registres, s'inscrit dans le XXe siècle djiboutien. Le parrain du Franc de Djihouti n'a pas besoin de recourir à la fiction : la sobre mémoire de ses combats pour Djibouti suffit. Son témoignage, qui relie le présent à ses racines historiques et culturelles, offre sur un passé encore proche de multiples aperçus, soustrayant de l'oubli des informations riches et inédites.
Nombre de pages
405
Date de parution
01/06/2007
Poids
620g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845868793
Auteur
Dubois Colette ; Pénel Jean-Dominique
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20070601
Nombre de pages
405,00 €
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Quatrième de couverture Entre 1500 et 1950, beaucoup d'Européens s'en sont allés peupler les nouveaux mondes. Après la Deuxième Guerre mondiale, la décolonisation politique des anciens empires coloniaux causa un mouvement inverse et entraîna l'exode des populations d'origine européenne associées au pouvoir colonial. Le phénomène, important par son ampleur et ses effets indirects, par ses conséquences sur les pays d'accueil comme sur les territoires de départ, offre des caractères généraux mais présente aussi des spécificités nationales. Contrairement à l'immigration de fortes minorités d'étrangers enregistrée par tous les grands pays industriels européens, les mouvements massifs du rapatriement et de ses effets demeurent peu étudiés et mal connus. Des chercheurs européens dont les Etats furent concernés par ce phénomène migratoire, ont essayé de remédier à cette lacune. Chacun d'entre eux s'est efforcé de faire le point sur la question, en retenant les axes de recherche suivants : - composition démographique et socio-économique des communautés au moment où elles vont être affectées par les décolonisations politiques. - étude quantitative des flux, par pays et par catégories de population. Périodisation des flux migratoires. - législations respectives d'accueil, d'insertion et d'indemnisation des rapatriés. - les communautés réinstallées. Quelques aspects des effets perceptibles dans les pays d'accueil.
Djibouti, cité-comptoir coloniale ou ville-garnison d'un monde instable fut également un bureau de recrutement de l'armée française en Afrique de l'Est. Plus de 7000 jeunes hommes originaires de toute la Corne de l'Afrique et du Yémen firent le choix de s'engager pour la France alors que le territoire était désigné Côte française des Somalis puis Territoire français des Afars et des Issas jusqu'à son indépendance en 1977. Le caractère volontaire de ces engagements et l'actualité dramatique de la région laissent penser que ces jeunes hommes furent des mercenaires recrutés parmi des populations "guerrières". Mais les archives personelles et collectives nous invitent à revisiter ces représentations pour mettre à jour des stratégies d'acteurs dans un contexte politique, social et écologique contraignant.
Ce livre évoque les débuts de l'automobile au Gabon et ses premiers usagers : les exploitants forestiers, les administrateurs coloniaux. Suivre l'évolution de la diffusion de l'automobile, liée aux infrastructures routières et aux profonds changements socio-économiques, jusqu'aux années 1980 est l'un des principaux apports de cet ouvrage. Qu'a représenté l'automobile pour les Gabonais ? Cet ouvrage concerne tant l'histoire culturelle que l'histoire économique et sociale du Gabon contemporain. Etudier cette courte période du XXe siècle, c'est comprendre comment l'automobile a conquis, par étapes, l'espace national gabonais. C'est aussi cerner un phénomène qui, en ce début du XXIe siècle, est perçu tant comme un marqueur du développement national que comme un mal public, la concentration extrême des véhicules dans la capitale n'étant pas sans conséquence sur son environnement et la vie quotidienne des citadins. L'auteur aborde ce sujet avec une documentation de première main, importante et diversifiée. Ce travail qui témoigne d'une grande rigueur dans le dépouillement des sources apporte des éclairages nouveaux sur un sujet jusqu'alors peu privilégié dans l'historiographie gabonaise.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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