
La démocratie des conseils. Aux origines modernes de l'autogouvernement
A travers l'apparition de communes, de comités, de conseils ou d'assemblées révolutionnaires, le tournant du XIXe et du XXe siècle charrie des expériences démocratiques qui, au-delà de leur importance pour le mouvement ouvrier, élaborent des composantes de la théorie démocratique moderne aussi riches que sous-évaluées. En se positionnant en extériorité vis-à-vis de l'Etat, ces expériences politiques participent d'une définition moderne de la démocratie radicale, envisagée comme autogouvernement ou démocratie par en bas. La démocratie des conseils invente un certain nombre de principes qui, par l'accroissement de la dimension horizontale et la limitation de la dimension verticale de la démocratie, font sens vers la déprofessionnalisation de l'activité politique. En articulant de manière originale les tâches de destruction des rapports de domination et de construction de rapports sociaux nouveaux, la démocratie des conseils réarticule la temporalité de transformation sociale, témoignant du fragile équilibre que représente l'horizon démocratique. Bien qu'occulté par la tradition socialiste, le courant conseilliste issu de cette période élabore une pensée originale, qui reste d'une grande actualité pour qui s'intéresse aujourd'hui aux nouvelles formes de transformation sociale et démocratique.
| Nombre de pages | 410 |
|---|---|
| Date de parution | 13/10/2017 |
| Poids | 440g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782252040935 |
|---|---|
| Titre | La démocratie des conseils. Aux origines modernes de l'autogouvernement |
| Auteur | Dubigeon Yohan |
| Editeur | KLINCKSIECK |
| Largeur | 140 |
| Poids | 440 |
| Date de parution | 20171013 |
| Nombre de pages | 410,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Paris à travers les âges
Dubigeon Yohan ; Dutoya Jean-Baptiste ; Rihn LouRésumé : Pour découvrir de manière originale l'évolution de la civilisation française et l'histoire d'une ville emblématique, voici un vrai/faux guide de voyage qui plonge le lecteur au coeur de la capitale, depuis son enfance gallo-romaine jusqu'à l'époque contemporaine (et même futuriste), tel un voyageur dans le temps.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,90 € -

Leur dette, notre démocratie !
Azam Geneviève ; Coutrot Thomas ; Dubigeon Yohan ;Résumé : Partout en Europe la même question se pose : payer la dette ou préserver la démocratie ? Partout les plans d'austérité se succèdent, imposés par la sinistre Troïka et les créanciers. M. Hollande, à peine élu, ratifie sans en changer un seul mot le traité budgétaire qu'il avait promis aux électeurs de renégocier. De droite ou de gauche, les actuels gouvernants ne pensent qu'à sauver les banques et " rassurer les marchés ". Pourtant la dette est la condition - même du vivre - ensemble : la dette sociale, entre les citoyens et entre les générations ; la dette écologique, entre les humains et la nature. Mais pour rembourser la dette financière, les créanciers veulent liquider ces dettes de vie, en sacrifiant les protections sociales et les équilibres écologiques. Pourtant, on le montre ici, la dette publique ne provient aucunement de dépenses publiques excessives, ni d'un supposé laxisme d'élus qui seraient trop sensibles à la pression des électeurs. Bien au contraire, les représentants n'obéissent plus aux citoyens mais aux marchés. C'est pourquoi, d'Athènes à E Tunis en passant par Wall Street, les révoltes populaires et mouvements " Indignés " ou s'attaquent à la fois aux oligarchies de la finance et de la politique. Ces mouvements s'inscrivent dans la longue tradition trop méconnue de la " démocratie par en bas ". Nous avons assez critiqué la dictature des financiers et la trahison des élus : l'heure est venue de construire en théorie et en pratique les outils d'une nouvelle démocratie, sociale et écologique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 € -

La 4e révolution sera sociétale. Comment réussir la transition ?
Dubigeon OlivierEn interrogeant le mode de développement de la " modernité ", les fondements de la " Crise ", les ruptures qui se préparent, et les scénarios possibles, le livre propose à l'entreprise et à la Société des voies de transformation concrètes pour se développer et se réconcilier. Il guide le lecteur à travers les ruptures qui se préparent, les scénarios possibles, les responsabilités pour réussir la transition et refonder la Société, les leviers pour créer de la valeur économique et sociétale.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER39,00 € -

C'est ton visage que je cherche
Dubigeon Benoît ; Pansard MichelRésumé : "Le monde n'est pas partagé entre les bons et les mauvais. En moi vit cette double face du meilleur et du pire, ce pire qui peut me valoir d'aller un jour en prison, ce saint qui me fait être bon envers les méchants. Je n'en finirai jamais de découvrir qu'un autre que moi me révèle qui je suis". Aumônier de prison depuis dix ans, frère Benoît va à la rencontre des personnes détenues. Dans ce compagnonnage, il découvre dans sa vérité nue la puissance de l'humilité, de la faiblesse et de la paix intérieure face à la férocité humaine. Dans chaque personne rencontrée, il quête le visage de Dieu. De cette expérience, et au rythme de l'année liturgique, il nous livre une méditation d'inspiration franciscaine où le Christ visite notre prison intérieure. Il y rejoint nos profondeurs pour nous libérer du mal qui nous enchaîne. Comme le chercheur d'or, il nous apprend la patience, la confiance et la découverte du seul bien précieux : la face lumineuse de Dieu et de chacun de nous. Frère Benoît Dubigeon, franciscain, est prêtre en Essonne et aumônier à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grosse prison d'Europe, depuis 2013. Il préside également la Fondation François d'Assise pour soutenir des microréalisations dans des pays pauvres. Il est également prédicateur au Jour du Seigneur sur France 2.Sur commandeCOMMANDER17,00 €
Du même éditeur
-

L'oubli du labeur. Arendt et les théories féministes du travail
Genel KatiaSoin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Le passage de Jan van Eyck. Le portrait des Arnolfini et quelques réflexions sur l'histoire de l'art
Lecoq Anne-MarieAcquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Birdsong
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee JeonCe livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Les Armes des faibles. Formes quotidiennes de la résistance paysanne
Scott James C. ; Ruchet Olivier ; Jacquet ChristopNotes Biographiques : James C. Scott est anthropologue, professeur émérite de science politique et d'anthropologie à l'Université de Yale. Ses travaux d'ethnographie conduits en Malaisie lui ont permis d'approfondir le concept de résistance infra-politique. Il s'est fait connaître du grand public en France grâce à la traduction de Zomia ou l'art de ne pas être gouverné (Seuil, 2013). Ont récemment été traduits aux éditions Lux un Petit éloge de l'anarchisme (2013) et aux éditions La Découverte Homo domesticus (2019) et L??il de l?État (2021).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER28,01 €
