Exceptionnellement, le Foodbook de rentrée 2020 sera de nouveau à dominante liquide. Car, en 2020, Omnivore change tout. Le festival passant de mars à septembre, le Foodbook suit le mouvement et inverse ses thématiques de saison : " solides " en septembre, " liquides " en mars. Ainsi, au menu du Foodbook 13 BANC D'ESSAI Les toniques, élément clé des mix, mais lequel choisir pour quel cocktail ? LE PRODUIT Le violet, mollusque en forme de patate cabossée, à la chair plus iodée que les huîtres et assez rare, découvert et goûté avec Armand Arnal (La Chassagnette, Arles) LES ESSENTIELS On a ramené des adresses fraîches des antipodes. REPORTAGE A Sydney toujours, découverte de la Fish Butchery de Josh Niland. Là-bas, il fermente et fait maturer du poisson. DANS LES VIGNES Cette fois en Catalogne, dans le Penedes, à la rencontre de Ton Rimbau (Porcellanic), un vigneron hors normes, de la conduite (en permaculture) à la vinification (vieillissement en immersion, embouteillage en céramique), pour ensuite délivrer de véritables nectars d'un cépage autochtone automatiquement dingue, le xarello. BILLET Désaccords majeurs, un plaidoyer pour la fin de l'accord mets-vins L'OBJET Le barillet de Maxime Laurenson Un distributeur de couverts fabriqué par un ébéniste auvergnat se distingue sur la toute nouvelle table de Maxime Laurenson, Rustique, à Lyon. LE METIER Bouilleur ambulant, un métier rare, incarné par Matthieu Sabbagh à Beaune, où il a repris une distillerie de 1941 et créé il y a deux ans la distillerie Alambic Bourguignon. Sur place, il produit des spiritueux mais voyage aussi avec sa distillerie ambulante, de novembre à février, pour aller distiller dans les villages de Bourgogne les marcs de raisin et lies de vin récupérés après les vendanges. PORTRAIT Romain Joly par Olivier Marie, soit un cuisinier (Origines, Rennes), ex-photo reporter, croqué par un photo reporter versé dans la restauration. HORIZONS Les pieds dans les terres de Kalamata (olives, miel, agrumes), en Grèce, avec Alexandros Rallis. PORTFOLIO Les femmes de l'ombre. Elles apportent leur touche à la restauration mais elles sont méconnues. Portraits Mylène Pratt, maroquinière Deborah Dupont-Daguet (libraire) Anne Etorre (évenementiel) Sabine Bucquet (éditrice) Solene Jouan, chasseuse de vins Hortense Montarnal, potière COCKTAILS Trois classiques revisités. Trois barmen au challenge. ENTRETIEN Quinze ans de festivals Omnivore avec Alain Ducasse DOSSIER Le lait sur le feu On va se pencher sur les nouveaux enjeux de la filière laitière en s'intéressant à ce qu'il s'y passe de nouveau. -Qu'est-ce que le lait cru, véritable signature d'un terroir ? -Portraits de fromagers rebelles, qui sortent des appellations -Entretien avec Laure Fourgeaud, la "Jean-Pierre Coffe au féminin" comme elle se décrit elle-même, productrice de fromages de chèvre en Dordogne qu'elle expédie sur beaucoup de belles tables en France et qui fait partie du Collège culinaire -Le pastoralisme moderne de l'école de bergers à Salon-de-Provence GUIDE Pour faire suite aux guides resserrés du Foodbook 12 (bars à bières, tables à cocktails, caves à manger), celui-ci renoue avec son tour de France des cavistes. En fil rouge, un récit littéraire se tramant dans les bars à vins berceaux du vin nature à Paris. CAHIER DE CUISINE La rencontre entre deux phares de Bretagne : Hervé Bourdon (Quiberon) et Hugo Roellinger (Coquillage, Cancale).
Résumé : Omnivore sort son 10e numéro du Foodbook. Dans le grand dossier, le vin est à l'honneur et surtout le bon ! Et toujours 176 pages abreuvées d'analyses, de reportages, de portraits, d'interviews, d'une sélection d'adresses Omnivore en France pour se désaltérer (bières, cocktails et vins) et le cahier de cuisine centré sur deux agriculteurs de leur temps.
Présentation de l'éditeur Organisateur d'un festival culinaire itinérant autour du monde, acteur incontournable du mouvement de la Jeune cuisine en France et dans le monde depuis plus de dix ans, Omnivore réunit cette année ses guides et son magazine dans un mook savoureux. Après un premier numéro lancé à l'occasion de l'étape parisienne de l'Omnivore World Tour en mars, le Food Book revient en octobre, en passant par la vigne. 104 flacons nature débouchés, les meilleurs vigneron, caviste, bar à vins et sommelier sélectionnés, des recettes de cocktails et les enjeux du vin nature, et toujours des illustrations, des grands reportages et des entretiens prestigieux... Voilà de quoi faire pétiller ce deuxième numéro.
Résumé : Organisateur d'un festival culinaire autour du monde, acteur incontournable de l'émergence de la jeune cuisine en France et dans le monde depuis plus de 10 ans, Omnivore sort le 3e numéro de son Mook. Prenez 15 recettes de 2 chefs, ajoutez 1 dossier bien
Si la cuisine était une histoire de belles gueules, ce nouveau numéro de Feu Vif imaginé par Lavazza, serait un repas de fête. La sublime Beatriz Gonzalez, cheffe de Neva et de Coretta, ambassadrice Lavazza, les beaux gosses Franck Baranger, chef fin et cultivé ou le fondu de glaces Henri Guittet incarnent bel et bien cette cuisine sexy en diable, aussi appétissante sur les réseaux sociaux que dans l'assiette. HISTOIRES DE CUISINE : LA SOMMELLERIE SUR LE FEU : FREDERIC DUCA PAR LE MENU AVEC STYLE : NICOLAS JULHES, SPICE BOY LASER : ILS FONT L'ACTU TRADI/TRENDY : LE BOEUF CAROTTES DE FRANCK BARANGER UN CHEF, UN PRODUIT : LA TOMATE AVEC JULIEN ALLANO LE GOÛT DES AUTRES : STEPHAN PERROTTE, FRUIT D'UNE PASSION OPEN BAR : NICOLAS BLANCHARD, ARTIST MONKEY C'EST TENDANCE : LA CUISINE ENGAGEE UN JOUR AVEC... BEATRIZ GONZALEZ BEC SUCRE : HENRI GUITTET, LE FEU SOUS LA GLACE LONG COURT : AUX ANTIPODES A SYDNEY LE VERRE DE NOS ENVIES : BERE BENE EN ITALIE COFFEE STORIES : L'ESPRESSO FOOD DATA : CHIFFRES & LETTRES
Résumé : Omnivore sort son 10e numéro du Foodbook. Dans le grand dossier, le vin est à l'honneur et surtout le bon ! Et toujours 176 pages abreuvées d'analyses, de reportages, de portraits, d'interviews, d'une sélection d'adresses Omnivore en France pour se désaltérer (bières, cocktails et vins) et le cahier de cuisine centré sur deux agriculteurs de leur temps.
Feu Vif est un mook dédié à la gastronomie, créé par Lavazza, le spécialiste du café. Mi-magazine, mi-book, Feu vif se veut inspirateur, pour les épicuriens et les professionnels de la restauration. Nouvelles tendances culinaires, produits d'exception, recettes, portraits de chefs, reportages : la gastronomie est abordée sous tous les angles. Après Richard Toix, Denny Imbroisi et Simone Zanoni, Vivien Durand, c'est Lionel Giraud qui est à l'honneur dans ce nouveau numéro.
Présentation de l'éditeur Organisateur d'un festival culinaire itinérant autour du monde, acteur incontournable du mouvement de la Jeune cuisine en France et dans le monde depuis plus de dix ans, Omnivore réunit cette année ses guides et son magazine dans un mook savoureux. Après un premier numéro lancé à l'occasion de l'étape parisienne de l'Omnivore World Tour en mars, le Food Book revient en octobre, en passant par la vigne. 104 flacons nature débouchés, les meilleurs vigneron, caviste, bar à vins et sommelier sélectionnés, des recettes de cocktails et les enjeux du vin nature, et toujours des illustrations, des grands reportages et des entretiens prestigieux... Voilà de quoi faire pétiller ce deuxième numéro.
Résumé : Conçues à la manière des Exercices de style, ces trente-neuf recettes ? treize entrées, treize plats et treize desserts ? affirment chacune leur goût et leur accent propre, et s'offrent aux joyeux vertiges de l'interprétation. Recettes à lire, à dire, à rire souvent, à chanter pourquoi pas, ces partitions gustatives ? toutes parfaitement réalisables ? dessinent un parcours qui convoque tous les sens, et invitent à un pétillant festin littéraire et culinaire.
Le zinc, la table et le fourneau sont des scènes irremplaçables pour dérouler nos vies, créer des instants minuscules comme des jalons mémorables. On peut tout dire, tout entendre en cassant la graine ou en confectionnant une sauce béchamel. On se confie rarement dès l'oeuf-mayonnaise, plus souvent en attaquant l'onglet à l'échalote ou en s'attardant sur la crème brûlée. Partager un plat est une invitation à l'hospitalité des corps et des âmes. Et cuisiner, le plus court chemin pour écouter, sentir, voir, toucher et goûter l'autre. En racontant des histoires de cuisine, Jacky Durand donne faim de bonnes choses et envie de passer un moment autour d'une assiette, de se lancer pour de vrai et d'y mettre du coeur pour que la cuisine soit affaire de sentiments.
Jacky Durand est journaliste et chroniqueur gourmand àLibération. Il aime le bleu de Gex, la marche en ville eten forêt, Simenon et Maxime Gorki. Quand il ne travaillepas, il écoute les conversations de bistrot. Il est l auteurde « Cuisiner, un sentiment » (Carnets Nord, 2010).
AVANT-GOIl faut se méfier du retour des beaux jours; ils se manifestent, parfois, sans crier gare. Ainsi, vous êtes un matin de carême dans un tortillard qui joue les prolongations sur une voie unique parmi les labours gras et les boqueteaux dénudés. On sent le froid venir quand l'omnibus fend des poches de brume glacées qui figent les frêles pousses du blé d'hiver. Ce n'est pas la Sibérie ni l'Alaska. Juste un hiver, incertain comme l'époque, qui s'en va mornement dans cette campagne en pente douce. Pour un peu, on se rendormirait sur la banquette défraîchie du wagon Corail qui sent le vieux canapé de brocante. Mais soudain, il y a ce rai de soleil, venu de nulle part, qui vient nous tutoyer l'humeur ferroviaire engourdie. Ce n'est déjà plus la lumière blafarde de la morte saison. Mais ce n'est pas encore, non plus, le grand soleil de mai qui caracole comme un poulain de l'année. Ce soleil-là, tiède et écru, c'est simplement une promesse des beaux jours à venir qui vous donne envie de mirer votre existence dans ce ciel redevenu soudainement bleu azur après les mois gris. Et l'on se voit déjà jeter notre ballot en gare de Tonnerre, Bretoncelles ou Boujailles pour aller courir les pâtures et débusquer les premiers pissenlits qui tutoieront l'oeuf poché et les lardons dans le saladier. Car dans le frichti de nos vies, la cuisine est la ponctuation du temps qui passe, la métrique de nos souvenirs et de nos rites. Elle raconte l'agneau et les asperges de Pâques; les premiers radis de dix-huit jours; les bonnottes de Noirmoutier; les cerises de l'orée de l'été; les noix vertes de la Saint-Jean en juin; les olivettes gorgées du soleil d'août.Il y a eu Tu mitonnes!... l'hiver puis maintenant Tu mitonnes!... l'été parce que la cuisine ne peut être que de saison. Il suffit de goûter une tomate à Noël ou une framboise en janvier pour mesurer à quel point ces fruits décalés sont des impostures gustatives et des anachronismes néfastes par l'énergie qu'ils nécessitent pour leurs transports et leurs cultures sous serre chauffée. Se mettre aux fourneaux en suivant le fil des saisons, c'est aussi embrasser l'encyclopédie du règne végétal et animal et donc préserver notre diversité alimentaire. C'est en fouillant les recoins de l'automne que l'on redécouvre fruits et légumes dits oubliés comme la pomme «museau de lièvre» ou le persil tubéreux.Écouter la petite musique des mois au jardin et au marché n'est pas seulement bon pour la planète, c'est aussi une façon de ré-étalonner son quotidien dans la marche naturelle du temps. A l'ère du micro-ondes, du congélateur et du prêt-à-manger, la démarche peut paraître anecdotique, voire surannée. Mais elle peut se révéler salutaire à l'heure de la massification des clics et des flux - comme on dit sur l'Internet - qui chamboulent notre rapport au temps et à l'espace. Il ne s'agit pas d'opposer les écrans aux fourneaux mais juste de préserver ce temps mijoté qui vous enlumine l'humeur et les papilles quand, un soir de mai, vous préparez vos premières fèves de l'année - petits bijoux de tendreté - avec une poignée de pétales de coppa. On se dit alors que les beaux jours sont un précieux exhausteur du goût de vivre.