Peu avant la guerre de 14, un jeune lieutenant de cavalerie des hussards, Waligny, se trouve en garnison au nord de Paris. Passionné de chasse à courre, il participe régulièrement à des chasses où il brille par son instinct très sûr, son courage physique et sa maîtrise de l'équitation. Il est souvent invité par le comte de Castellblanch, grand chasseur, dont il convoite la fille, Aella. Celle-ci fait preuve d'un tempérament indomptable et d'un goût effréné du jeu et des hommes, et le comte pense que Waligny saura la dominer et mettre le holà à ses débordements. Mais Aella n'aime pas Waligny, qui pour sa part convoite surtout le titre et les restes de fortune qu'elle pourrait lui apporter. Elle a une relation purement physique avec Jérôme dit Coup-de-Fouet, un « piqueux » au service du comte, chasseur hors pair, courageux et intelligent, mais roturier. Lorsque la guerre éclate, les hussards sont mobilisés. Jérôme se retrouve sous les ordres de Waligny. Mais il est plus facile de chasser le cerf ou le loup que d'affronter la mitraille... Au cours d'une expédition folle, Jérôme et la plupart des hussards périssent par la faute de Waligny, qui réussit à en réchapper. Aella décide alors de l'épouser pour mieux le détruire... Coup de fouet est un roman hors du commun. Du Boucheron décrit une société régie par des rapports d'une violence inouïe. Bien que les codes amoureux et sociaux semblent d'une autre planète, c'est bien d'une certaine aristocratie française qu'il s'agit. Mais ce qui pourrait être la description d'un monde révolu est le constat cru des travers irrémédiables de l'espèce humaine.
Nombre de pages
190
Date de parution
05/01/2006
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070775781
Auteur
Du Boucheron Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Date de parution
20060105
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le roman décrit les temps anciens de Cala Porcx, misérable bourgade de pêcheurs entourée de montagnes presque infranchissables et régie par des règles archaïques. Dans ce cloaque resplendit la jeune Almira. Convoitée par tous les hommes, elle ne cède à aucun et semble se moquer de tous. Ses deux principaux prétendants sont le Crieur public, un pauvre hère édenté et sans le sou, et Onofrio, puissant notable. Pour ne pas appartenir à Onofrio, Almira prétend aimer le Crieur mais se joue des deux... Avec un ricanement noir, la modernité donne la réplique au passé: la deuxième partie du roman nous montre une autre Almira vivant de nos jours, dans une station balnéaire bâtie sur les ruines de l'antique Cala Porcx. Autres temps, autres moeurs, enfer comparable... D'une vitalité exceptionnelle, l'écriture de Bernard du Boucheron allie la férocité à l'ironie pour dépeindre la société des hommes. Biographie de l'auteur Bernard du Boucheron a déjà publié trois romans aux Editions Gallimard, dont Court serpent (Grand Prix du roman de l'Académie française).
J'étais arrivé à Alger en janvier 1954. Frais émoulu de la faculté de médecine, avec pas assez de diplômes et trop de prétention pour"visser ma plaque"en métropole et y attendre le patient. En envoyant un dossier au ministère de la Santé j'avais décroché un poste de médecin de bled. Le supplément colonial me permettrait de vivre". Sitôt débarqué. Frédéric, jeune Francaoui sans attaches ni préjugés, remarque ce que la plupart des colons refusent de voir: l'Algérie est bouillante de haines prêtes à déborder. Le pays monte inexorablement vers la guerre. Trois femmes d'origines, d'âges et de milieux divers vont permettre à Frédéric d'accéder à une vraie connaissance de la vie. On retrouve ici la violence sèche, les phrases en coups de fouet qui sont la marque de Bernard du Boucheron. Son tableau de l'Algérie à la veille de l'insurrection n'épargne ni les colons ni les colonisés. La guerre amoureuse, décrite avec une ironie féroce, ne paraît pas moins impitoyable.
Deux narrateurs: une femme et un homme. La femme, jeune, dure, toujours insatisfaite, collectionne les amants, auxquels elle donne un numéro. Elle est en réalité amoureuse de Marian, un homme riche, fanfaron, insaisissable. Son dernier amant en date, qu'elle appelle 17, est anéanti par les rebuffades de la jeune femme, par sa cruauté. Il travaille dans une banque et a peu de moyens, alors qu'elle aime le luxe, le libertinage, les tensions extrêmes. Il est l'autre narrateur. La femme organise la rencontre des deux hommes. Marian, amusé par les incartades de sa maîtresse, invite son rival sur son bateau. Ils partent en croisière à trois, avec un marin expérimenté, malgré une météo menaçante. Une violente tempête les surprend, les caractères des uns et des autres se dévoilent et s'affrontent. Quand les eaux se calment, le marin est mort noyé, le voilier est démâté, les survivants brisés. Plusieurs années passent. La femme, finalement mariée à Marian avec qui elle vit en Italie, fait revenir 17 pour poursuivre le marivaudage au su de son époux. 17 ne supportera pas longtemps les humiliations et les frustrations qu'elle lui fait subir, malgré des moments d'abandon délicieux et rares. Des années plus tard, elle reprend contact avec lui, le supplie de revenir la voir: veuve, elle a consacré ces dernières années à soigner Marian devenu aphasique, pour découvrir à sa mort qu'il ne lui laissait rien. C'est une vieille femme que Marian retrouve, soumise, repentante, toujours belle. Bernard du Boucheron nous offre encore une fois un roman cruel et affûté, d'une froideur et d'une dureté extrêmes. Dans un style sec, implacable, Bernard du Boucheron exhibe les passions les plus sordides de ses personnages, sans craindre d'affronter la laideur, la mesquinerie, la méchanceté humaines.
Trois passagers d'un même vol long-courrier monologuent. Un jeune Français d'origine arabe, lucide, plein de colère et d'amertume. Une hôtesse de l'air amoureuse de son corps et des plaisirs simples. Un ingénieur en aéronautique terrorisé par les voyages en avion. Trois existences qui ne se croisent peut-être pas par hasard? On reconnaît l'écriture cinglante de Bernard du Boucheron qui mêle avec virtuosité les différents registres de langage au fil des trois récits, pour accompagner les personnages vers leur destin.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.