CE TROISIÈME VOLUME du Journal rend palpable l'aboutissement de l'introspection menée par Charles Du Bos avec une rigueur quasi clinique. La progression inéluctable de la maladie, ennemi familier qui ravit ses dernières forces, en fait la trame. Alors qu'il avait toujours estimé que la rédaction du journal devait être une activité intime, Du Bos cède au désir d'en publier des pages choisies : Extraits d'un journal sera d'abord publié en 1929, suivi en 1931 d'une deuxième édition augmentée. Ce n'est qu'en 1946 que paraîtront, à titre posthume (sous le titre de Commentaires, écho du livre de Marcelle Sauvageot qu'il préfaça en 1934), ses pages écrites aux États-Unis, du 4 septembre au 11 octobre 1938, à l'occasion des accords de Munich. Le Journal demeure ce lieu vital de méditation et de maturation. Les références à son Byron et le besoin de la fatalité comme à son Dialogue avec André Gide sont omniprésentes. En 1930, Charles Du Bos consacre toute son énergie à la naissance de Vigile, revue dont les objectifs sont d'une exigence extrême. Période intense avec, pour point d'orgue, sa rencontre avec Maurice Zundel. À l'invitation de l'université Notre-Dame, dans l'Indiana, il traverse l'Atlantique en 1937 pour y faire une série de cours sur H. James, E. Wharton, W. Wordsworth et R. Browning. Il décède quelques semaines après son retour d'Amérique. Le troisième volume de la présente édition établie par Louis Mouton couvre les années 1930-1939. On trouvera en fin d'ouvrage la traduction intégrale des passages rédigés en anglais dans le texte, ainsi qu'un index cumulatif des noms.
Nombre de pages
1054
Date de parution
18/03/2005
Poids
965g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283020760
Titre
Journal 1930-1939
Auteur
Du Bos Charles ; Mouton Louis
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
965
Date de parution
20050318
Nombre de pages
1 054,00 €
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A l'instar de Télémaque, Charles Du Bos (1882-1939) brûle du désir de découvrir et de savoir. L'abbé Mugnier, ancien directeur spirituel de Huysmans, lui conseille d'entre prendre la rédaction systématique de son Journal. Du Bos connaît alors une forme de sérénité grâce à ces pages rédigées quotidiennement, véritable chambre d'écho à son âme comme à son ?uvre critique. Le parcours du jeune auteur, en ce début de XXe siècle, est exceptionnel. Issu d'une famille aisée, il prend le temps d'aller aux sources mêmes de la réflexion la plus exigeante. Sortant d'un cours de Bergson, il a soudain conscience de sa re-naissance, à 17 ans. A Oxford, la découverte des "quatre majeurs", Keats-Shelley-Coleridge-Byron, le plonge dans un véritable état de grâce. A Florence, la profusion des merveilles de la Renaissance lui ouvre des perspectives qui détermineront sa perception esthétique. Dans cette quête du Beau, ses maîtres seront Ruskin, Pater, puis Berenson. C'est à Berlin enfin, où il aura pour maître Simmel, que Charles Du Bos vit la dernière phase de sa formation européenne. "Mondain défroqué" selon sa propre expression, il se consacrera désormais à la vie de l'esprit, rapidement inséparable de la vie de l'âme. Son univers intellectuel va se consteller d'amitiés et de connaissances aussi brillantes que celles de Marcel Proust, Paul Valéry, Paul Claudel, Henry James, André Maurois, François Mauriac, James Joyce, André Gide, Jacques Rivière et E.R. Curtius...Le premier volume de cette nouvelle édition établie par Louis Mouton couvre les années 1920-1925. On trouvera en fin d'ouvrage la traduction intégrale des passages rédigés en anglais dans le texte, ainsi qu'un index des noms.
Charles Du Bos a été au centre de la vie littéraire européenne entre Ies deux guerres. Ami d'André Gide, de Paul Valéry, d'Ernst Robert Curtitis; anglophile, traducteur de Joyce et d'Edith Wharton, il est l'une des grandes figures de la tradition humaniste. Après plus de trente ans d'absence, il retrouve aujourd'hui les chemins de l'édition. Ce volume propose aux lecteurs un ensemble complet de ses études critiques, recueillies par lui-même sous le titre d'Approximiations. Expérience unique d'un homme pour qui la lecture et le commentaire forment un seul acte esthétique et spirituel. A l'heure où la littérature est plus que jamais la proie du mensonge et de l'imposture, relire Du Bos, c'est d'abord retrouver, au-delà des modes, la relation singulière que tout homme entretient avec l'oeuvre d'art. Relation de doute et d'interrogation, mais aussi de joie et d'éblouissement. La bibliothèque est à la fois un lieu de mémoire et de déchiffrement de la condition humaine.
Gilles ne se balance pas, il est assis sur le mur du jardin et il regarde devant lui. Il ne regarde pas sa soeur ; il ne l'accompagne pas comme il le fait parfois en imitant le mouvement de ses jambes pour se donner de l'élan. Claire sent qu'il est là sans être là, comme s'il avait le pouvoir de sortir de son corps quand il le veut, ou quand il a peur. Il n'a peut-être pas envie de revenir ; il n'est pas encore revenu avec elle, avec eux, à la ferme, dans la cour, dans le soir de juin. Une ferme comme une île ; Claire et son frère, Gilles. Cinquante années de leur vie.
Vendredi saint, 1988. Au petit matin, le pasteur de Black Walnut, Cap, découvre un corps ensanglanté devant chez lui. Quatorze jours plus tôt, il a accueilli Tess, une femme sourde qui fuit son passé. Son arrivée agit comme un révélateur : à travers elle se rejouent les blessures, les silences et les fautes enfouies des habitants de cette petite ville de Pennsylvanie.Chacun devient suspect : Cap, le pasteur rongé par le deuil, Maggie, une femme en perte de repères, Wade, dont les infidélités font scandale, Butch, l'adolescent à la dérive ou encore Robin qui est victime de la violence de son mari.Grâce à une construction magistrale, Samuel W. Gailey signe un suspense d'une intensité rare, entre Celeste Ng et Gillian Flynn : un grand roman sur la culpabilité, le secret et la rédemption. 4e de couverture : Vendredi saint, 1988. Au petit matin, le pasteur de Black Walnut, Cap, découvre un corps ensanglanté devant chez lui. Quatorze jours plus tôt, il a accueilli Tess, une femme sourde qui fuit son passé. Son arrivée agit comme un révélateur : à travers elle se rejouent les blessures, les silences et les fautes enfouies des habitants de cette petite ville de Pennsylvanie.Chacun devient suspect : Cap, le pasteur rongé par le deuil, Maggie, une femme en perte de repères, Wade, dont les infidélités font scandale, Butch, l'adolescent à la dérive ou encore Robin qui est victime de la violence de son mari.Grâce à une construction magistrale, Samuel W. Gailey signe un suspense d'une intensité rare, entre Celeste Ng et Gillian Flynn : un grand roman sur la culpabilité, le secret et la rédemption. Notes Biographiques : Samuel W. Gailey a grandi dans une petite ville de 379 habitants au nord-est de la Pennsylvanie. Il vit désormais sur Orcas Island. Unanimement saluée par la critique américaine, son écriture a été comparée à celle de John Steinbeck ou de Cormac McCarthy. Ses deux précédents romans, Une Question de temps et Deep Winter, ont été publiés chez Gallmeister.
Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère". 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction – et ce " douanier " imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.
Trois personnages, trois voix, trois solitudes. Un été, un hiver et un printemps pour eux trois dans le même village et au cours de la même année, 2019. Wassim est médecin. Venu d'ailleurs, il est, dans cette campagne ornaise, une figure de "l'étranger". Constance aussi vient d'ailleurs lorsque s'ouvre le roman, bien qu'elle ait vécu jusqu'à ses dix-huit ans dans ce village. Quant à Joseph, il est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. Après un roman resserré autour de deux personnages féminins et d'un jardin, Les Chemins de Joseph aspire à un horizon plus vaste. Pour cela, nul besoin de se rendre à l'autre bout de la terre. Chez Anne Guglielmetti, l'ancrage est toujours le même : le pays d'Ouche, dans l'Orne. Avec, en filigrane, la présence d'un jardin - dans un rosier grimpant qui épanouit la beauté de ses fleurs sur la façade d'un petit bâtiment de parpaings...