-Je n'ai pas envie de rire. Je vous dis que cette femme-là a la peau froide comme du marbre, et qu'elle ne respire plus. Venez m'aider à la tirer de l'omnibus. le ne peux pas la porter tout seul. - Elle ne doit pourtant pas être lourde.., enfin, si elle est malade pour tout de bon, je vas vous donner un coup de main ; on ne peut pas la laisser là, c'est sûr. Sur cette conclusion, le conducteur se décida, en rechignant, à monter dans la voiture, où le grand brun faisait de son mieux pour soutenir la malheureuse enfant. L'employé monta aussi, et, à eux trois, ils n'eurent pas de peine à enlever ce corps frêle. La salle d'attente de la station n'était pas encore fermée. Ils l'y portèrent, il étendirent sur une banquette, et le jeune homme releva d'une main tremblante le voile qui cachait la moitié du visage de la morte. Elle était merveilleusement belle : une vraie figure de vierge de Raphaël. Ses grands yeux noirs n'avaient plus de flamme, mais ils étaient restés ouverts, et ses traits contractés exprimaient une douleur indicible. Elle avait dû horriblement souffrir. - C'est pourtant vrai qu'elle a passé, murmura le conducteur. - Pendant le voyage ! Et vous ne vous; en êtes pas aperçu ? s'écria l'employé. - Non, et Monsieur qui était assis à côté d'elle n'y a rien vu non plus. Elle n'est pas tombée... on la tenait... et elle n'a pas seulement soufflé. C'est drôle, mais c'est comme ça.
Nombre de pages
253
Date de parution
01/06/2005
Poids
312g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782251741314
Titre
Le Crime de l'omnibus (1881)
Auteur
Du Boisgobey Fortuné
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
133
Poids
312
Date de parution
20050601
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fortuné Hippolyte Auguste Abraham-Dubois, né le 11 septembre 1821 à Granville et décédé le 26 février 1891 à Paris, fut un feuilletoniste, auteur de romans policiers et historiques, connu sous le nom de plume de Fortuné du Boisgobey . Louis Lecoq de G
- Approchez, Mesdames, approchez ! on peut toucher. En même temps il enlevait la tête par les cheveux et il la posait toute droite sur le plat de sa main gauche des cris d'effroi lui coupèrent la parole, et le vide se fit en un clin d'oeil autour du malencontreux orateur. Il y avait bien de quoi mettre en fuite les plus intrépides. Vue de face et de près, avec ses lèvres décolorées et ses grands yeux sans regard, cette tête livide était effrayante, et il aurait fallu être aveugle pour persister à croire que ce n'était qu'un épouvantail fabriqué par des amateurs de farces funèbres. Et alors, lui aussi, il eut peur et il laissa tomber la tête, qui marqua d'une empreinte rougeâtre la farine étalée sur le parquet. Il n'était plus possible d'en douter ; c'était la tête fraîchement coupée d'une jeune femme..."
A force de regarder, elle finit par compter les cinq doigts d'une main cramponnée au rideau, des doigts noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, largement écarté des autres, était d'une longueur démesurée et se terminait par un ongle recourbé, comme en ont les serres des vautours. A ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille vit briller dans l'ombre des lueurs qu'elle prit pour les scintillements de lame d'un poignard. - Père ! au secours ! cria-t-elle en tendant le bras vers la porte. A cet appel inattendu, Monistrol se retourna vivement, mais il n'eut pas le temps de se lever. D'un seul bond - un bond de tigre - l'homme caché dans la salle à manger sauta sur lui. Une main - la gigantesque main que Camille avait vue - s'abattit sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renversa la lampe. Camille se précipita pour défendre son père, mais le voleur la repoussa d'un coup de pied qui l'envoya rouler sur le parquet.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine