Introduction Si l'on parle volontiers de l'est de la France, du Sud - ou du Midi, de l'Ouest voire du Grand Ouest, aucun des 101 départements français de métropole ni d'outre-mer n'est dénommé de cette manière. Le Nord fait exception. Il est l'unique exception. Les contemporains de Louis XVI en charge du redécoupage territorial des provinces en départements, au cours de la réforme de 1790, ont-ils manqué à ce point d'imagination? Ont-ils buté sur la difficulté de trouver une appellation commune au groupement des Flandres, du Hainaut et du Cambrésis? Sans aucun doute. D'autres décideurs ont ensuite créé le Nord-Pas-de-Calais pour nommer le regroupement des deux départements septentrionaux. Se heurtant de toute évidence aux mêmes difficultés de dénomination. Et laissant place à la confusion - entretenue au sud de la Somme - entre le département «Nord» et la région «Nord». Nulle rivière, nulle frontière naturelle entre le nord de la France et le sud des Pays-Bas à la fin du XVIIIe siècle. La Lys? Rappelons qu'elle ne constitue une limite officielle que depuis 1820, sur une portion limitée de la frontière franco-belge. Et il faut considérer que les variations de cette ligne frontalière au fil des siècles font partie intégrante de l'histoire du Nord. Ouvrant le présent volume qui démarre en 1 500, le médiéviste Denis Clauzel - spécialiste des ducs de Bourgogne à Lille, disparu prématurément - aurait plus que froncé les sourcils. Édité par Archives & Culture dans une collection ayant vocation à traiter de chacun des départements, ce livre est destiné à un public qui se passionne pour la recherche de ses ancêtres. D'où le choix d'une couverture chronologique débutant non avec l'Antiquité mais avec l'Ancien Régime - l'époque moderne des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. «Entreprise audacieuse» pouvait écrire en 1988 Jean-Pierre Wytteman - que beaucoup de collègues ont connu comme inspecteur pédagogique régional et qui, lui aussi, est décédé trop vite - à propos de la volumineuse histoire du Nord rédigée par un collectif d'universitaires. Que dire alors d'un recueil d'à peine 80 pages fruit d'une seule plume? Entreprise périlleuse! Qui fait des choix: thèmes, portraits, encadrés, illustrations. Menant le lecteur de la Flandre de Charles Quint au Grand stade villeneuvois, de l'exil de Merlin de Douai au suicide de Roger Salengro, en une série de trente-trois doubles pages. «Un département, une histoire». C'est le titre et le dessein de cette collection à laquelle nous avons le plaisir de collaborer en signant ce premier volume. Nordiste d'adoption et d'ascendance (Cambrai, Lille et Valenciennes), formé à Paris et à Lille par Alain Cabantous et Philippe Guignet (le premier, dirigeant l'histoire de Dunkerque et spécialiste des populations maritimes; le second, historien de la ville et directeur de la Revue du Nord), nous espérons faire partager au lecteur ce rapide tour d'horizon du passé nordiste. En revisitant cinq siècles d'une histoire tourmentée où le Nord montre des visages plus variés que ne le laissent supposer les clichés habituels. Enfin, soulignons que Patrick Kanner, président du Conseil général du Nord depuis 2011, a accepté de préfacer cette synthèse. Qu'il en soit ici vivement remercié. Christophe Drugy
Nombre de pages
80
Date de parution
15/03/2013
Poids
236g
Largeur
166mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350772134
Titre
Le Nord de 1500 à nos jours
Auteur
Drugy Christophe ; Kanner Patrick
Editeur
ARCHIVES CULT
Largeur
166
Poids
236
Date de parution
20130315
Nombre de pages
80,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Hugues Drugy, l'ancêtre de l'auteur, est né en 1645 à Bucquoy, dans un temps où, sur le papier, l'Artois fait encore partie des Pays-Bas espagnols. Mais, il devient sujet du roi de France quand Louis XIV officialise par une annexion à la couronne ses conquêtes de l'Artois, de la Flandre et du Hainaut. Plus tard, en 1914-1918, le Pas-de-Calais traversé par la ligne de front subit les ravages de la guerre. Un Omer Drugy est inscrit sur le monument aux morts de Gommecourt comme "victime civile" du conflit. Sa mort et la maladie de son épouse entraîneront le placement de ses enfants dans le département de l'Aude. Ces deux anecdotes familiales témoignent du sort des hommes, des femmes et des enfants de ce territoire au fil des siècles. Elles renvoient, surtout, au triste privilège des régions frontalières : les invasions, la guerre, la guerre, les invasions... Il est pourtant arrivé à l'auteur de croiser au cours de ses recherches universitaires le destin d'Artésiens ou de Boulonnais vivant en temps de paix : les bourgeois et autres habitants d'Hesdin, résidant à l'abri des bastions édifiés au XVIème siècle ; les pêcheurs d'Etaples, logeant dans leurs modestes maisons du quartier de la Marine au temps de Louis XV... Cette histoire du Pas-de-Calais est un guide utile pour découvrir ou se réapproprier - loin des clichés - le passé de ce département, mais c'est aussi une synthèse destinée particulièrement aux généalogistes qui remontent le temps jusqu'au règne de Charles Quint.
En 2008, le film Bienvenue chez les Ch'tis rencontre un succès extraordinaire et accroit l'intérêt du grand public pour la région Nord-Pas-de-Calais, trop souvent réduite au bassin minier et aux clichés qui l'accompagnent. Originaire du Nord comme du Pas-de-Calais mais aussi des trois départements de l'ancienne région Picardie, Christophe Drugy rappelle d'abord qui est Ch'ti et qui ne l'est pas, tout en résumant l'histoire des provinces septentrionales rattachées tardivement à la France. Pour les néophytes en généalogie, il fournit des pistes de recherche concrètes dans les sources habituelles que sont les registres paroissiaux, l'état civil et les recensements. A l'aide de cartes, le guide donne à voir les limites administratives anciennes des territoires où ont vécu nos ancêtres. Mais, surtout, il met l'accent sur des sources d'archives et des sources imprimées spécifiques, le plus souvent accessibles en ligne. Dans une grande région agricole qui est aussi un territoire maritime, souvent très urbanisé et marqué par des siècles d'activité industrielle, l'auteur aide le généalogiste à reconstituer le destin des familles de gens de mer, celles des bateliers ou des mineurs, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Car le Nord au sens large est une terre d'immigration et de conflits qui a accueilli, entre autres, de nombreux Belges et Polonais, tandis que certains de ses travailleurs ont migré vers les Etats-Unis. Parce qu'il est un responsable associatif engagé, l'auteur décrypte enfin tous les éléments de recherche que les associations et sociétés savantes peuvent apporter au chasseur d'ancêtre. Bienvenue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie !
Drugy Christophe ; Mergnac Marie-Odile ; Guebels B
Retrouver ses ancêtres belges et luxembourgeois Les Belges sont les premiers migrants à s'installer en France à partir du XIXe siècle : des millions de Français ont dans leur arbre généalogique des ascendants flamands, wallons ou luxembourgeois. Comment faire pour les retrouver ? On hésite parfois à se plonger dans des archives différentes de celles auxquelles on est habitué. Pourtant, tout est facile car les numérisations d'état civil et de registres paroissiaux se sont multipliées en Belgique, avec un nouveau système de recherche performant mis en place en 2023 par les Archives de Belgique, et parce que les mises en ligne se sont ouvertes au public au grand-duché du Luxembourg. Ce guide accompagne donc le généalogiste dans ses recherches sur place ou par Internet. Il explique les démarches possibles dans les registres de population (sans équivalent en France), les recensements, les archives militaires, notariales, mais aussi dans les documents liés aux étrangers et aux naturalisations. Il fournit les indispensables repères historiques. Il s'adresse aussi bien au débutant qu'au chercheur aguerri : tant de pistes et de cas sont cités que chacun y trouvera matière à progresser. Le découpage en double page de la collection se prête particulièrement à cette pédagogie par l'exemple. Bonnes recherches !
Pour 144 pays de tous les continents, ce tout nouveau dictionnaire offre : - l'histoire des noms de famille et leur ancienneté, car des millénaires séparent par exemple la création des noms de famille coréens de celle des noms suédois nés dans les années 1960 - leur caractère héréditaire ou non, car ils sont parfois inventés à chaque génération ou c'est le " prénom " du père qui suit celui de l'enfant - leur nature : à partir de quoi ont-ils été créés ? Noms de baptême, métiers, provenance ou localisation, caractéristiques personnelles comme en France ? Ou à partir de noms de clans, d'ancêtres mythiques ou de dieux ? Associent-ils les noms des deux parents ? Précèdent-ils ou suivent-ils le nom ? Représentent-ils un voeu de bonheur pour la vie de l'enfant ? - le palmarès des 20 noms les plus portés, des chiffres incroyables accessibles aujourd'hui, le monde entier est à portée de clics, ce qui était inimaginable il y a vingt ans - une analyse quantitative de l'impact de ces vingt noms dans la population totale du pays. Le diagramme s'affiche comme un indicateur immédiat de la variété onomastique du pays, car les écarts peuvent être considérables : ces vingt noms désignent parfois la moitié des habitants d'un pays, avec les problèmes d'homonymie que cela peut poser, comme parfois moins de 1% - une carte de répartition d'un de ces noms selon les régions du pays - la signification de tout ou partie des principaux noms locaux. Chaque pays mériterait bien sûr un livre, mais ce panorama sur le monde entier propose des synthèses courtes, un peu plus longues cependant pour la France, les pays limitrophes et quelques autres en fonction de leur histoire liée à la nôtre ou de leur taille (Brésil, Chine, Inde...).
Contrairement à ce qu'on prétend fréquemment, les Italiens ne sont plus insensibles à l'engouement actuel pour la généalogie. Ils contribuent eux aussi à gonfler désormais les rangs des passionnés. L'Etat italien a lancé en 2011 son propre portail d'accès aux archives numériques de l'état civil et l'a remanié de façon très importante en 2022, avec une interface désormais accessible en langue française, puis l'a étendu en 2024. Parallèlement, les initiatives institutionnelles ou individuelles se sont multipliées pour faciliter les recherches et les démarches à distance. Un nouveau guide était nécessaire pour indiquer tous ces développements. Pourtant, la quête d'ancêtres italiens reste délicate et trop souvent frustrante, à cause d'une dispersion des archives utiles au généalogiste : les documents antérieurs à l'unité italienne ne sont ni tous semblables ni conservés dans les mêmes lieux, les registres paroissiaux sont encore sous la garde des curés, etc. Bien sûr, les documents et ressources disponibles sont pour la plupart écrits en italien, mais cette contrainte n'est pas un obstacle : les outils de traduction automatique et les passionnés de généalogie ne manquent pas pour fournir de l'aide à ceux qui en ont besoin. Ce guide aidera donc les personnes en quête de leurs racines italiennes à trouver les bonnes réponses, autant en s'adressant aux autorités compétentes sur place qu'en exploitant les diverses ressources disponibles en ligne. Il présente l'organisation des archives et les caractéristiques liées à l'histoire de la constitution de la nation italienne, puis la recherche pas à pas. Enfin, il aborde aussi la recherche de descendants d'Italiens ayant migré ailleurs dans le monde.
Les moulins sont à la mode. D'abord parce que les associations pour la sauvegarde des moulins à vent et à eau se multiplient depuis quelques décennies. ? Ensuite parce que bien rares sont les Français qui ne comptent pas quelques meuniers dans leur arbre généalogique. Un guide de recherches sur ce thème précis devenait indispensable. Car meuniers et moulins constituaient autrefois un monde à part, bien identifié et très surveillé, tant sous l'Ancien Régime qu'à la Révolution ou au XIXe siècle. Grâce aux archives administratives, fiscales et notariales, il est possible de retrouver l'histoire d'un moulin loin dans le temps passé, parfois jusqu'au Moyen Age, et de remonter les généalogies de meuniers au-delà des registres paroissiaux, un ou deux siècles plus loin que les généalogies habituelles. Après un aperçu général sur l'histoire des moulins et des meuniers en France, l'ouvrage se scinde en plusieurs parties : une consacrée à la généalogie des hommes, deux autres à l'histoire des bâtiments et des droits d'eau, indispensables à retrouver pour remettre un moulin en route et produire de l'électricité. Ce guide vous fera ainsi découvrir des fonds d'archives nouveaux, qui vous apporteront une incroyable moisson d'informations. Rappelez-vous enfin que les associations de amis des moulins sont particulièrement nombreuses. Certaines ont peut-être travaillé sur celui qui vous intéresse. N'hésitez pas à les rejoindre, elles sont indiquées en fin d'ouvrage. Autant de pistes et de sources d'archives qui vous donneront... ? du grain à moudre pour vos recherches !