Droz Yvan ; Lavigne Jean-Claude ; Diaz Liliana ; M
KARTHALA
18,00 €
Epuisé
EAN :9782845867598
La démarche éthique que nous proposons tranche avec les acceptions courantes du terme dans le langage politique, religieux ou commercial. Pour nous, il s'agit d'interroger les concepts en vogue, tant au quotidien que dans le "royaume" de la science pour en dévoiler les valeurs. Ainsi, la première étape de notre démarche analyse les termes qui nous permettent d'appréhender le monde et en débusque les valeurs implicites. Nous pensons que lorsque les valeurs deviennent explicites, le dialogue entre différents systèmes de valeurs devient possible. Or, la rencontre de représentations du monde distinctes est la règle dans la pratique du développement. Mettre en dialogue ces systèmes de valeurs permet d'éviter - ou d'adoucir - l'hégémonie d'un système sur tous les autres, avec les phénomènes de résistance ou de repli et les conflits que cette situation suppose. Nous prônons donc une éthique dialogique dans la pratique et l'analyse de ce mouvement global qu'on appelle le développement durable. C'est pourquoi nous appliquons notre démarche éthique à quelques concepts qui prétendent capturer le développement tel qu'il est pensé aujourd'hui. Ce faisant, nous croyons offrir une perspective raisonnée sur les enjeux du développement durable, un "regard éloigné" prenant en compte la multiplicité des regards et des acteurs, un détour critique présentant au lecteur un moyen de répondre de façon politique - au sens propre - aux enjeux cruciaux qui nous environnent.
Nombre de pages
177
Date de parution
01/03/2006
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867598
Auteur
Droz Yvan ; Lavigne Jean-Claude ; Diaz Liliana ; M
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20060301
Nombre de pages
177,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A partir d'enquêtes de terrain et d'analyses anthropologiques ou politologiques, cet ouvrage se propose de dresser l'état des lieux des pratiques funéraires, comprises dans un sens large, à Nairobi, au Kenya. On y décrit les évènements qui précèdent et suivent la mort d'une personne et l'univers symbolique, politique ou économique qui enveloppent lesdites pratiques urbaines novatrices. Les conséquences de l'urbanisation et de la christianisation sur les représentations locales de la mort sont ainsi éclairées.
Pourquoi parler de la mort aujourd'hui? Qu'est-ce que les anthropologues peuvent bien en dire? Deux questions que le lecteur de cet ouvrage se posera sans doute. Ce livre - issu d'une recherche menée pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le cadre du projet sur les disparus en temps de conflits - a deux buts. Le premier est de présenter la diversité des rites funéraires dans le monde d'aujourd'hui. Les textes peuvent être lus comme des études ethnographiques sur la mort. Le second est d'illustrer la multiplicité des regards que les anthropologues portent sur la mort, le deuil et les funérailles. Les articles présentent donc toute la richesse de l'anthropologie actuelle et soulignent qu'un même objet - la mort - donne lieu à des éclairages extrêmement divers. Toutefois, nombre de pratiques funéraires semblent obéir à des structures rituelles communes: la mort est souvent conçue comme un passage et traitée comme telle. La conclusion synthétise, dans la mesure du possible, les très riches contributions. On y verra que la mort n'est nulle part innocente, que, partout, le pouvoir s'en mêle, que la souffrance des endeuillés est toujours accompagnée par le groupe et que les cosmogonies - biomédicale ou sorcellaire par exemple - donnent un sens à l'inquiétante étrangeté de la mort et suscitent des pratiques funéraires souvent apaisantes
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.