Léos Carax, Michael Mann, Marguerite Duras, Jane Campion. Comment les cinéastes écrivent la ville ? Cet ouvrage propose de repenser les représentations de la ville au cinéma via le prisme des écritures au sens large (rapport du texte littéraire, du monologue, avec la ville, ses lieux, traces, à la déambulation urbaine.). Il a pour objectif d’ouvrir et d’approfondir le rapport ville/écriture au regard de l’Histoire du cinéma comme du cinéma contemporain mondial.Art du mouvement, le cinéma trouve dans la ville un territoire privilégié, propice à toutes les explorations. Des avant-gardes à la Nouvelle Vague, en passant par le néoréalisme et le cinéma expérimental : la ville ne cesse d'être un lieu de métamorphoses et d'expérimentations formelles. Quelles figures, quelles formes la ville suscite et réinvente-t-elle ? Quelles écritures la ville provoque, convoque, imagine ou rêve ? Comment les cinéastes écrivent la ville et sont-ils écrits par elle en retour ? Plusieurs approches et différentes écritures sont convoquées dans cet ouvrage, venant d'artistes, de réalisateurs, d'universitaires afin d'étudier les ?uvres de cinéastes du monde entier : Agnès Varda, Michael Mann, Hugo Santiago, Guy Gilles, Jane Campion, Kira Mouratova, Leos Carax, Oussama Mohamed?. Deux entretiens inédits viennent enrichir l'ouvrage et l'ouvrir aux expériences cinématographiques contemporaines des cinéastes Vivianne Perelmuter et Sylvain George. Nicolas Droin est Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Ses recherches portent sur les espaces-temps, lieux et paysages au cinéma, ainsi que sur les formes cinématographiques modernes et contemporaines. Il est également réalisateur de films, de l'essai à la fiction en passant par le documentaire. Mélanie Forret est Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Elle est l'auteure d'une thèse consacrée à l??uvre de Guy Gilles, cinéaste autour duquel elle a co-réalisé deux documentaires avec Prosper Hillairet. Ses recherches et ses films portent également sur les rapports entre impressionnisme, danse et cinéma
Nombre de pages
1847
Date de parution
17/05/2022
Poids
350g
Largeur
160mm
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EAN
9782379242229
Titre
Ecrire la ville au cinéma
Auteur
Droin Nicolas ; Forret Mélanie
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
160
Poids
350
Date de parution
20220517
Nombre de pages
1 847,00 €
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Paranoid Park, titre du film, titre du texte qu'écrit Alex pour extérioriser sa culpabilité, est le nom d'un lieu : skatepark rêvé et fantasmé autour duquel se plient et se déplient un accident, des visages, des images. Récit tournant autour de la remémoration d'un événement caché, il confronte le jeune skateur, Alex, à "d'autres niveaux de choses" qui sont autant de niveaux de perception et d'appréhension du réel, s'accrochant à un visage pour mieux en montrer les ombres, les masques et les refoulements. Adaptant un roman de Blake Nelson, Van Sant déstructure volontairement la linéarité de l'histoire pour proposer un récit en spirale, fondé sur la répétition, sur la mémoire, et sur la résonnance d'un événement qui a déjà eu lieu. Répétitions et variations, fragmentation du monde et du récit, mouvement entre ciel et terre des skateurs, métamorphose des lieux et des formes, palimpseste musical : Paranoid Park reprend l'ensemble des mouvements à l'oeuvre dans le cinéma de Gus Van Sant. Le présent ouvrage propose sept "cercles", ou sept "séries", comme autant d'entrées dans le film et dans l'oeuvre de Van Sant, sept variations autour d'un film.
Un couple s'aperçoit qu'il a peu de chance d'avoir un enfant biologiquement. Il se lance dans un long et douloureux processus de fécondation in vitro. Les tentatives échouent les unes après les autres. Ils ont épuisé toutes les possibilités et sont désespérés. Ils renoncent. Guillaume ne voit d'autre choix que de se lancer dans le parcours de l'adoption. Rapidement, ils s'aperçoivent que ce projet est hors de portée. Ils finissent néanmoins par obtenir leur agrément. La suite est du même acabit. Ils se demandent alors quels risques, non imaginés au départ, ils sont prêts à prendre : un enfant trisomique, battu... Puis c'est le miracle. Ils trouvent une filière déconseillée mais licite. Ils s'y engagent, inconscients de ce qui les attend. Tout s'accélère et prend des proportions qui les dépassent : décision à prendre sans délai pour l'adoption d'une petite fille atteinte du VIH, course contre la montre face à d'autres couples plus entraînés... Ce sera finalement un petit garçon. Tout va très vite : les joies succèdent aux pleurs et les pleurs aux joies. Ils rencontrent un pays, l'Arménie, et leur potentiel fils. L'attachement a lieu dès la première rencontre, ce sera Lui. L'arrachement sera d'autant plus rude. Ils perdront souvent espoir, se raccrocheront à tout ce qu'ils peuvent de façon parfois irrationnelle. Jusqu'à la dernière minute, ils n'auront pas de certitude. Pourtant, leur combat sera victorieux : ils rentreront tous les trois un 25 décembre, jour de Noël.
Marc, adolescent à la sensibilité et l'imagination débordantes, subit de plein front le cancer de Lucie, sa petite soeur de huit ans. Alors que les aller-retours à l'hôpital se font plus fréquents, il dérive progressivement dans l'onirique afin d'oublier la réalité du quotidien... Trouvera-t-il dans ses rêves une explication à la vanité du mal ? Dans le style francisé de J. D. Salinger, Bittersweet ("tendre-amer" en anglais) raconte l'histoire d'un jeune schizophrène perdant peu à peu ses repères face à la progression de la maladie de sa soeur. Les thèmes abordés y sont parfois un peu durs, mais toujours traités avec humour. L'humanité du personnage principal, ses questions sur la religion, la beauté, ainsi que son incompréhension face à l'injustice du monde sont mises au premier plan.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.