
Vollrath. De Hitler à Adenauer, un ambassadeur entre deux mondes
Demi-juifs, ou "Mischling", en allemand : tel est le terme forgé en 1935 par les nazis, dans leur folie de classification des races, pour désigner les individus descendant d'un ou deux grands-parents juifs. Issu de la très ancienne aristocratie terrienne du Mecklembourg par son père et de la bourgeoisie juive par sa mère, Vollrath von Maltzan est assigné à cette catégorie. S'attachant à retrouver les traces de ce personnage aujourd'hui oublié, qui fut un brillant diplomate à travers trois régimes politiques, Jean-Marc Dreyfus éclaire à travers son parcours ce que put être, dans la tourmente du IIIe Reich, le sort de ces "sang-mêlés". Il relate également celui du reste de sa famille, qui connut l'enfer de la persécution, de la déportation et de l'exil pour la branche juive, et s'accommoda du nazisme pour la branche protestante. Au plus près des archives et des témoignages de survivants, ce récit est aussi celui de la reconstruction d'après-guerre, quand Vollrath obtient le poste prestigieux de premier ambassadeur de la RFA à Paris. Le pays cherche alors, en mettant au premier plan un homme qui fut menacé par le nazisme, à faire oublier la présence, au sein même du ministère des Affaires étrangères, de hauts fonctionnaires qui, quelques années auparavant, ont été complices du génocide...
| Nombre de pages | 223 |
|---|---|
| Date de parution | 20/08/2020 |
| Poids | 302g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782363583482 |
|---|---|
| Titre | Vollrath. De Hitler à Adenauer, un ambassadeur entre deux mondes |
| Auteur | Dreyfus Jean-Marc |
| Editeur | VENDEMIAIRE |
| Largeur | 145 |
| Poids | 302 |
| Date de parution | 20200820 |
| Nombre de pages | 223,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Impossible Réparation. Déportés, biens spoliés, or nazi, comptes bloqués, criminels de guerre
Dreyfus Jean-MarcCombien vaut un déporté ? Combien pour une victime des nazis ? Le 15 juillet 1960, un accord diplomatique est signé dans la plus grande discrétion par l'ambassadeur de France à Bonn. La RFA s'engage à payer la somme totale de 250 millions de deutschemarks, au bénéfice des "victimes françaises du national-socialisme". Pourtant, il ne s'agit que d'une étape car bien d'autres dossiers restent à régler... Le Quai d'Orsay y travaillera jusqu'en 2001, soit plus de cinquante ans durant ! L'historien Jean-Marc Dreyfus raconte ici pour la première fois les négociations des suites de la déportation. Pour diverses raisons - la crainte de rééditer le traité de Versailles de 1919, les tensions de la guerre froide -, les accords furent délicats et souvent source d'incompréhension. Le rapatriement des corps, l'or volé aux juifs, les biens spoliés (avec Vichy en ligne de mire), les criminels de guerre, les comptes bloqués par les banques sont autant de sujets que les diplomates français eurent à traiter avec leurs homologues allemands, dont certains étaient d'anciens nazis. L'auteur montre à quel point l'antisémitisme était courant au Quai d'Orsay, où les rapports avec les Allemands furent facilités sous l'Occupation... Une histoire totalement inédite faite de rebondissements et de drames humains, qui trouve son dénouement à l'aube du XXIe siècle...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le catalogue Goering
Dreyfus Jean-MarcRécemment extrait des archives du Quai d'Orsay, le Catalogue Goering est un document exceptionnel. Il s'agit de la liste complète des tableaux qui formèrent la collection rassemblée par le numéro deux du nazisme dans sa propriété de Carinhall, non loin de Berlin. Habilement conseillé par des historiens d'art, Goering profita de son pouvoir sans limites, de l'immense fortune qu'il accumula par la persécution et l'assassinat des Juifs pour assouvir sa passion de l'art et son goût pour la peinture occidentale, les grands artistes flamands du XVIIe siècle, les peintures allemandes du XVIIe siècle, mais aussi l'art classique français et italien. A la fin de la guerre, une partie des oeuvres fut retrouvée par les troupes américaines et le gouvernement français tenta de récupérer celles qui avaient été pillées en France. Rose Valland, attachée de conservation au musée du jeu de Paume, oeuvra sans répit à la mission de recherches, aux côtés des Monuments Men. Le Catalogue Goering raconte, à travers l'inventaire des oeuvres volées, l'histoire de leur collecte puis la recherche des propriétaires après-guerre - tous n'ont pas encore été retrouvés. L'historien Jean-Marc Dreyfus renoue ici les fils de l'enquête en même temps que les équipes des Archives diplomatiques décryptent cet étonnant catalogue.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER29,00 € -

Pillages sur ordonnances. Aryanisation et restitution des banques en France, 1940-1953
Dreyfus Jean-MarcDépouiller les Juifs, c'est tout ensemble les humilier, les priver de toute protection en les appauvrissant ou en les réduisant à la misère et, dans le cas des banques et des banquiers, satisfaire à un fantasme aussi vieux que l'antisémitisme (la supposée toute-puissance de la finance juive et les imaginaires complots tramés par ses détenteurs pour détruire les nations). Corollaire et complément des deux statuts des Juifs promulgués par Vichy, l'"aryanisation" constitue en France comme ailleurs une étape nécessaire de la Shoah.Les nazis avaient mis au point dans le Reich puis dans l'Autriche de l'Anschluss des procédures destinées à faire passer les entreprises juives, en particulier les banques, dans des mains "aryennes". Dès les premiers mois de l'occupation en France, les autorités allemandes, secondées - à l'occasion devancées - par le très zélé Commissariat général aux questions juives, voulurent mettre cette expérience à profit, et il se trouva bien entendu des candidats à foison pour assurer l'"administration provisoire" des biens saisis. Si l'opération, en dépit de drames multiples, ne fut pas une réussite totale, c'est surtout parce que les pesanteurs bureaucratiques, la division du territoire en plusieurs zones, parfois la riposte adroite de quelques victimes firent traîner certains dossiers jusqu'à la Libération (les restitutions, qui sont ici analysées pour la première fois, prirent elles aussi des années...).Appuyant sa démarche sur une enquête orale étendue et surtout sur le dépouillement d'innombrables dossiers refermés depuis des décennies et dispersés au gré des circonstances et des administrations, Jean-Marc Dreyfus donne à cette question toute la place historique qu'elle mérite. Avec finesse et précision, il scrute aussi bien les destinées de grandes maisons devenues de véritables légendes comme Rothschild ou Lazard que celles d'humbles établissements d'Alsace ou de Moselle. Il n'a garde d'oublier que derrière des noms illustres ou obscurs se dissimulent des hommes de chair et de sang: quelques privilégiés ont connu l'exil, tous les autres ou presque ont subi l'exclusion, certains sont entrés en résistance, beaucoup ont été déportés pour ne pas revenir. La passion antisémite ne fait pas de différence entre pauvres et riches.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Les rapports de Berlin. André François-Poncet et le national-socialisme
Dreyfus Jean-MarcEn octobre 1931, André François-Poncet est nommé ambassadeur de France en Allemagne. Dans ses longs rapports - et ceux de ses consuls - transmis à Paris jusqu'à sa nomination à l'ambassade de Rome en novembre 1938, le diplomate tente d'alerter son gouvernement de l'ampleur et des dangers du national-socialisme, cette "philosophie du monde" qu'Hitler ambitionne de "répandre" à travers l'Europe. Au jour le jour, François-Poncet rapporte aussi bien l'acclamation sans précédent du dictateur lors des Jeux olympiques de 1936 et l'embrigadement de la jeunesse que la préparation du pays à la guerre par la constitution clandestine de stocks. Mais il se fait surtout le témoin de la persécution des juifs, depuis le boycott des boutiques juives à Berlin jusqu'à la saisie à Vienne des biens des Rothschild ou du baron Ephrussi. L'historien Jean-Marc Dreyfus a recueilli et classé ces rapports en grande partie inédits comme autant de témoignages indispensables de la progressive mise en place du projet hitlérien dans l'Allemagne des années 1930. Grand observateur de cette époque fondamentale de l'histoire du XXe siècle, François-Poncet écrivait alors : "Quand les dieux ont soif, il arrive qu'ils oublient eux-mêmes leur principe et qu'ils choisissent des hommes comme Hitler pour faire d'eux les instruments de leur catastrophe."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,95 €
Du même éditeur
-

Kaamelott. Un livre d'histoire
Besson Florian - Breton JustineLe Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,00 € -

Les Maquisards. Combattre dans la France occupée
Grenard FabriceDes maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER26,00 € -

Des richesses et des hommes. La question démographique au coeur des crises économiques
Givry François deCrises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,00 € -

Du sang bleu dans les tranchées. Expériences militaires de nobles français durant la Grande Guerre
Goujon BertrandAccueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 €
De la même catégorie
-

Le moment Nuremberg. Le procès international, les lawyers et la question raciale
Mouralis GuillaumeLa manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,00 € -

J'avais six ans à Hiroshima. Le 6 août 1945, 8h15
Nakazawa Keiji ; Quilès Paul ; Cibot-Shimma MihoUn document exceptionnel Le 6 août 1945, à 8 h 15 du matin, une gigantesque boule de feu est apparue 500 mètres au-dessus de la ville japonaise d'Hiroshima. Avec le bombardement nucléaire déclenché par les États-Unis, " le feu du plus atroce génie humain s'abattait sur une population d'enfants, de femmes, de vieillards et d'hommes innocents ", selon les mots de l'écrivain Bernard Clavel. Keiji Nakazawa habitait avec sa famille à un peu plus d'un kilomètre du centre-ville, dans un quartier où les maisons coexistaient encore avec les champs et les potagers. Keiji avait 6 ans. Il a échappé à la mort. Soixante-quinze ans après la tragédie, son témoignage, dans sa nudité même, est glaçant de vérité. L'auteur nous fait littéralement voir, à travers ses yeux d'enfant puis sa mémoire d'adulte, l'horreur qu'a vécue la population de cette ville martyre. L'apocalypse nucléaire à Hiroshima a tué, selon les sources, entre 140 000 et 200 000 personnes, le 6 août 1945 et dans les années qui suivirent. Cette édition comprend un texte de Bernard Clavel, " La Peur et la Honte ".EpuiséVOIR PRODUIT12,50 € -

Dans l'ombre du Reich. Enquêtes sur le traumatisme allemand (1938-2001)
Sereny Gitta ; Hel-Guedj Johan-FrédérikComment une nation se relève-t-elle de ses propres crimes ? Enfant, Gitta Sereny assista au congrès de Nuremberg et fut témoin des persécutions antisémites. Journaliste, elle rencontra des enfants volés du Lebensborn, de jeunes Allemands affrontant les fautes de leurs parents et des personnalités comme Albert Speer, Leni Riefenstahl ou Kurt Waldheim... Soixante ans d'enquête journalistique et d'expériences personnelles - une somme d'une ampleur unique sur une génération qui commit ou accepta le pire.EpuiséVOIR PRODUIT8,90 € -

Le nazisme et l'Antiquité
Chapoutot JohannAncien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire et docteur des universités Paris I et TU Berlin, Johann Chapoutot est maître de conférences à l'université de Grenoble et membre de l'Institut universitaire de France.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
