
L'affaire Petiot et la Shoah. Un tueur en série sous l'Occupation
Le docteur Marcel Petiot, surnommé Docteur Satan, est connu comme l'un des plus terribles tueurs en série français du xxème siècle - il est l'auteur d'au moins 26 meurtres dans le Paris occupé. Il fut condamné à mort et exécuté au printemps 1946, lors d'un procès qui passionna tout le pays. Plusieurs ouvrages lui ont été consacrés, mais aucun ne se base sur un travail scientifique d'historien. Jean-Marc Dreyfus a retrouvé les documents de l'enquête policière, le dossier d'instruction et même certains membres des familles de victimes, pour enfin reconstituer avec la minutie nécessaire ce chapitre de l'histoire de France. Au-delà des révélations sur le parcours des personnes assassinés ou les méthodes de Petiot, L'affaire Petiot et la Shoah remet l'affaire dans son contexte, celui de l'Occupation. La majorité des proies étaient juives, d'autres non mais avaient des liens avec des Juifs, dont les malfrats qui s'étaient mis au service de la Gestapo. Et même si les juges ont voulu éviter de faire du procès Petiot un procès politique, c'est bien là que la persécution des Juifs de France a été décrite avec ses méthodes et ses conséquences, pour la première fois publiquement, dès 1946. L'affaire Petiot et la Shoah se lit à la fois comme un true crime, grâce à une narration incarnée et haletante, et comme un livre d'histoire qui nous éclaire sur cette affaire hors-normes : l'un des plus grands tueurs en série français torturant, tuant et brûlant des Juifs entre 1942 et 1944, en plein Paris.
| Nombre de pages | 352 |
|---|---|
| Date de parution | 19/03/2025 |
| Poids | 254g |
| Largeur | 139mm |
| EAN | 9782246841388 |
|---|---|
| Titre | L'affaire Petiot et la Shoah. Un tueur en série sous l'Occupation |
| Auteur | Dreyfus Jean-Marc |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 139 |
| Poids | 254 |
| Date de parution | 20250319 |
| Nombre de pages | 352,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Impossible Réparation. Déportés, biens spoliés, or nazi, comptes bloqués, criminels de guerre
Dreyfus Jean-MarcRésumé : Combien vaut un déporté ? Combien pour une victime des nazis ? Le 15 juillet 1960, un accord diplomatique est signé dans la plus grande discrétion par l'ambassadeur de France à Bonn. La RFA s'engage à payer la somme totale de 250 millions de deutschemarks, au bénéfice des "victimes françaises du national-socialisme". Pourtant, il ne s'agit que d'une étape car bien d'autres dossiers restent à régler... Le Quai d'Orsay y travaillera jusqu'en 2001, soit plus de cinquante ans durant ! L'historien Jean-Marc Dreyfus raconte ici pour la première fois les négociations des suites de la déportation. Pour diverses raisons - la crainte de rééditer le traité de Versailles de 1919, les tensions de la guerre froide -, les accords furent délicats et souvent source d'incompréhension. Le rapatriement des corps, l'or volé aux juifs, les biens spoliés (avec Vichy en ligne de mire), les criminels de guerre, les comptes bloqués par les banques sont autant de sujets que les diplomates français eurent à traiter avec leurs homologues allemands, dont certains étaient d'anciens nazis. L'auteur montre à quel point l'antisémitisme était courant au Quai d'Orsay, où les rapports avec les Allemands furent facilités sous l'Occupation... Une histoire totalement inédite faite de rebondissements et de drames humains, qui trouve son dénouement à l'aube du XXIe siècle...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le catalogue Goering
Dreyfus Jean-MarcRésumé : Récemment extrait des archives du Quai d'Orsay, le Catalogue Goering est un document exceptionnel. Il s'agit de la liste complète des tableaux qui formèrent la collection rassemblée par le numéro deux du nazisme dans sa propriété de Carinhall, non loin de Berlin. Habilement conseillé par des historiens d'art, Goering profita de son pouvoir sans limites, de l'immense fortune qu'il accumula par la persécution et l'assassinat des Juifs pour assouvir sa passion de l'art et son goût pour la peinture occidentale, les grands artistes flamands du XVIIe siècle, les peintures allemandes du XVIIe siècle, mais aussi l'art classique français et italien. A la fin de la guerre, une partie des oeuvres fut retrouvée par les troupes américaines et le gouvernement français tenta de récupérer celles qui avaient été pillées en France. Rose Valland, attachée de conservation au musée du jeu de Paume, oeuvra sans répit à la mission de recherches, aux côtés des Monuments Men. Le Catalogue Goering raconte, à travers l'inventaire des oeuvres volées, l'histoire de leur collecte puis la recherche des propriétaires après-guerre - tous n'ont pas encore été retrouvés. L'historien Jean-Marc Dreyfus renoue ici les fils de l'enquête en même temps que les équipes des Archives diplomatiques décryptent cet étonnant catalogue.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

Pillages sur ordonnances. Aryanisation et restitution des banques en France, 1940-1953
Dreyfus Jean-MarcDépouiller les Juifs, c'est tout ensemble les humilier, les priver de toute protection en les appauvrissant ou en les réduisant à la misère et, dans le cas des banques et des banquiers, satisfaire à un fantasme aussi vieux que l'antisémitisme (la supposée toute-puissance de la finance juive et les imaginaires complots tramés par ses détenteurs pour détruire les nations). Corollaire et complément des deux statuts des Juifs promulgués par Vichy, l'"aryanisation" constitue en France comme ailleurs une étape nécessaire de la Shoah.Les nazis avaient mis au point dans le Reich puis dans l'Autriche de l'Anschluss des procédures destinées à faire passer les entreprises juives, en particulier les banques, dans des mains "aryennes". Dès les premiers mois de l'occupation en France, les autorités allemandes, secondées - à l'occasion devancées - par le très zélé Commissariat général aux questions juives, voulurent mettre cette expérience à profit, et il se trouva bien entendu des candidats à foison pour assurer l'"administration provisoire" des biens saisis. Si l'opération, en dépit de drames multiples, ne fut pas une réussite totale, c'est surtout parce que les pesanteurs bureaucratiques, la division du territoire en plusieurs zones, parfois la riposte adroite de quelques victimes firent traîner certains dossiers jusqu'à la Libération (les restitutions, qui sont ici analysées pour la première fois, prirent elles aussi des années...).Appuyant sa démarche sur une enquête orale étendue et surtout sur le dépouillement d'innombrables dossiers refermés depuis des décennies et dispersés au gré des circonstances et des administrations, Jean-Marc Dreyfus donne à cette question toute la place historique qu'elle mérite. Avec finesse et précision, il scrute aussi bien les destinées de grandes maisons devenues de véritables légendes comme Rothschild ou Lazard que celles d'humbles établissements d'Alsace ou de Moselle. Il n'a garde d'oublier que derrière des noms illustres ou obscurs se dissimulent des hommes de chair et de sang: quelques privilégiés ont connu l'exil, tous les autres ou presque ont subi l'exclusion, certains sont entrés en résistance, beaucoup ont été déportés pour ne pas revenir. La passion antisémite ne fait pas de différence entre pauvres et riches.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER35,90 € -

Les rapports de Berlin. André François-Poncet et le national-socialisme
Dreyfus Jean-MarcRésumé : En octobre 1931, André François-Poncet est nommé ambassadeur de France en Allemagne. Dans ses longs rapports - et ceux de ses consuls - transmis à Paris jusqu'à sa nomination à l'ambassade de Rome en novembre 1938, le diplomate tente d'alerter son gouvernement de l'ampleur et des dangers du national-socialisme, cette "philosophie du monde" qu'Hitler ambitionne de "répandre" à travers l'Europe. Au jour le jour, François-Poncet rapporte aussi bien l'acclamation sans précédent du dictateur lors des Jeux olympiques de 1936 et l'embrigadement de la jeunesse que la préparation du pays à la guerre par la constitution clandestine de stocks. Mais il se fait surtout le témoin de la persécution des juifs, depuis le boycott des boutiques juives à Berlin jusqu'à la saisie à Vienne des biens des Rothschild ou du baron Ephrussi. L'historien Jean-Marc Dreyfus a recueilli et classé ces rapports en grande partie inédits comme autant de témoignages indispensables de la progressive mise en place du projet hitlérien dans l'Allemagne des années 1930. Grand observateur de cette époque fondamentale de l'histoire du XXe siècle, François-Poncet écrivait alors : "Quand les dieux ont soif, il arrive qu'ils oublient eux-mêmes leur principe et qu'ils choisissent des hommes comme Hitler pour faire d'eux les instruments de leur catastrophe."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,95 €
Du même éditeur
-

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino BrunoLa révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Un violeur attentionné et délicat
Djavann ChahdorttSi la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.EN STOCKCOMMANDER20,10 € -

Le livre de Kells
Chalandon SorjChaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.EN STOCKCOMMANDER23,10 €
De la même catégorie
-

Harcourt, les années noires et grises. Un studio photo sous l'Occupation
Vergez-Chaignon B. ; Ragonneau N. ; Prieur J.Tout le monde connaît le studio Harcourt, joyau du patrimoine culturel français. Chacun a en mémoire les actrices ou les artistes sublimés par ce noir et blanc unique, mais qui sait que le studio a poursuivi ses activités pendant les années d'occupation ? Mieux, que de grands photographes venant du cinéma, de la presse ou de la mode s'y sont réunis pour écrire une de ses pages les plus importantes ? C'est l'histoire inconnue des années 1940-1944 que raconte ce livre, en même temps qu'il brosse un panorama iconographique jamais vu, mêlant à la fois les acteurs, artistes, écrivains, intellectuels et des soldats allemands, beaucoup de soldats allemands, quelques personnalités du régime de Vichy, des résistants et des alliés. Grâce à un ensemble d'images peu connues ou inédites, Harcourt, les années noires et grises n'est pas seulement un livre d'histoire culturelle : c'est un authentique trombinoscope de l'Occupation, un bal de têtes où défilent Pierre Laval, Corinne Luchaire, Serge Lifar, Danielle Darrieux, Georges Simenon, Simone Signoret, Sacha Guitry ou Robert Le Vigan...EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

34 rue Neuve. Le bureau de tabac de ma grand-mère
Irigoyen WilliamEn 2014, William Irigoyen découvre par hasard quelques lignes de sa grand-mère et entame une enquête familiale qui nous plonge dans les méandres d'un lieu totalement méconnu de la "capitale de la Résistance", où se croisent victimes, bourreaux et collaborateurs. Pourquoi garder le silence quand on est du "bon côté" de l'histoire ? Au 34 rue Neuve à Lyon, pendant la Seconde Guerre mondiale, Mireille Poulet, juive et identifiée par le régime de Vichy, tient un bureau de tabac. Elle n'est pas qu'une simple commerçante : elle a un rôle clé dans un réseau de résistants lié à l'OSS, l'ancêtre de la CIA, défiant ainsi l'occupation allemande. Durant plus d'un an, elle parvient à échapper à la vigilance d'un agent de l'Abwehr, le contre-espionnage nazi qui traque les "terroristes ". Un récit captivant qui mêle courage, secrets et résilience.EN STOCKCOMMANDER22,60 € -

Les femmes sous l'Occupation
Alary EricLe 1er juillet 1940, Benoîte Grossit, âgée de 20 ans, écrit dans son Journal : "J'envie les garçons qui sont maintenant en Angleterre. Si je n'étais pas une fille, je serais sûrement partie." De l'Occupation, on pense tout connaître ; mais que sait-on vraiment, au-delà des clichés, du destin des femmes d'alors ? Quelle a été leur vie au jour le jour, quand le pays, défait, basculait sous l'autorité du maréchal Pétain et que les vainqueurs occupaient le territoire ? Si elles ne sont pas au front, elles paient un lourd tribut aux bombardements, aux viols, aux tortures, aux massacres perpétrés par les militaires allemands, les SS, la milice et les forces de l'ordre françaises ; elles sont des milliers à disparaître dans les camps de la mort. Les survivantes, ramenées à leur fonction de mère de famille et à leur corps dans le cadre de la Révolution nationale, sont incitées à se soumettre aux hommes. Mais les femmes sont loin d'avoir seulement subi. Certaines, refusant la politique ultra-conservatrice, se battent pour regagner leurs droits piétinés et rejoignent la Résistance ; d'autres collaborent. Car si les récits ont longtemps tenté de les cantonner à un rôle passif et domestique, elles n'étaient pas dépourvues de moyens d'action. Ecrire leur histoire sous l'Occupation, c'est scruter au plus près la société, c'est se plonger dans la microhistoire, c'est penser l'expérience, par les femmes, d'une double domination : celle d'un régime autoritaire, celle d'un régime patriarcal. Eric Alary balaie avec brio des poncifs éculés et propose, grâce à son travail rigoureux, une histoire renouvelée de cette époque tragique.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Le chagrin et le venin. Occupation. Résistance. Idées reçues
Laborie PierreRésumé : Le chagrin et le venin, c'est ce qu'il reste aujourd'hui d'une vision de l'Occupation et de la Résistance qui s'est largement mise en place dans les années 1970, particulièrement avec le film de Marcel Ophuls, Le Chagrin et la Pitié. Depuis lors, la vision de la France occupée, à la télévision comme dans les ouvrages d'historiens reconnus, est celle d'un pays immobile, préoccupé dans sa grande majorité de durer, replié dans un attentisme marqué par l'opportunisme, des arrangements consentants, voire une indifférence coupable aux minorités persécutées, avec à ses marges deux minorités décrétées équivalentes, les résistants (confondus avec les seuls maquisards) et les collaborateurs. Etonnante vision qui fut dès la fin de la guerre forgée et propagée par les hussards en défense des collaborateurs traduits en justice. Pierre Laborie, l'un des meilleurs spécialistes de la France des années noires, retrace la genèse de cette vision dans un ouvrage qui se révèle être la réflexion la plus acérée sur la France occupée, les usages de plus en plus dominants qui sont faits de cette période et son instrumentalisation pour les besoins d'un présent tenaillé par l'immédiat.EN STOCKCOMMANDER10,50 €

