Au gouvernement sous la IVe République puis dans une longue opposition sous la Ve, les gauches, d'élections en élections, de présidentielles en présidentielles, ont traversé des heures glorieuses ou difficiles. En mai 1974, la route de l'Élysée semblait ouverte mais quelques centaines de milliers de voix firent la victoire à l'arraché de Valéry Giscard d'Estaing sur François Mitterrand. Quel est donc le destin de ces mouvements, de ces groupuscules, de ces clubs, de ces partis qui ont incarné ou qui représentent près de la moitié des Français ? La gauche ù ou les gauches ù est-elle destinée à vivre pendant encore des années à l'écart du pouvoir ? Les différentes composantes de la gauche, notamment les communistes et les socialistes, après s'être combattus avec persévérance, ont signé en juin 1972, un programme de gouvernement, ratifié quelques semaines plus tard par les radicaux de gauche. Ce programme a subi l'épreuve législative en juin 1973 puis présidentielle en 1974. Quel est l'avenir de la gauche ? Le professeur François-Georges Dreyfus avec rigueur dresse un bilan. Il démontre les démarches parfois sinueuses des hommes qui sont apparus comme des leaders avant d'être emportés par le souffle de l'histoire. Quelles sont donc les chances de la gauche d'arriver au pouvoir ? La réponse du professeur François-Georges Dreyfus retiendra l'attention car elle est celle d'un spécialiste particulièrement informé.
Nombre de pages
378
Date de parution
15/01/1975
Poids
422g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782246001577
Titre
Histoire des gauches en France. 1940-1974
Auteur
Dreyfus François-Georges
Editeur
GRASSET
Largeur
135
Poids
422
Date de parution
19750115
Nombre de pages
378,00 €
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Vingt années, vingt courtes années, séparent la Première Guerre mondiale de la Seconde. La Première avait fait six millions de morts. La Seconde en fera vingt-trois millions, et marquera l'abaissement durable de l'Europe au profit des Etats-Unis et de l'Union soviétique. Cette période étonnante, pleine de confusions et d'illusions, où le destin ne cesse de frapper à la porte, est un mystère pour l'historien. Pourquoi les Alliés d'hier se sont-ils divisés ? Pourquoi la France, triomphante en 1918, est-elle devenue impuissante et isolée ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Et comment a-t-on pu y arriver si vite, alors qu'on avait précisément cru tout faire pour qu'on ne puisse revoir " plus jamais ça ". Démembrant l'Empire des Habsbourg, créant à sa place des nations artificielles, comme la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, imposant à l'Allemagne des " réparations " financières insupportables, lui reprenant l'Alsace et la Lorraine, mais lui enlevant aussi, en plus de ses colonies, des territoires indiscutablement germaniques, les auteurs du traité de Versailles créaient toutes les conditions d'une nouvelle et définitive explosion. La France, mettant tous ses espoirs dans un accord de la communauté internationale - la Société des Nations -, suivant aveuglément les consignes de l'Angleterre, recherchant des alliances purement défensives et souvent contradictoires, incapable de surmonter ses crises financières ou sociales, va d'échec en échec, et finalement se retrouve seule face à tous les autres pays qui, pour une raison ou pour une autre, jouent contre elle.
Plus de soixante ans après sa disparition, le régime de Vichy demeure pour l'historien un sujet difficile. Thème régulier de controverses où la passion remplace la pondération et où la condamnation précède trop souvent le jugement, il se présente à nous entouré de tabous aboutissant presque à interdire l'examen sérieux, impartial et réfléchi de tout un pan capital de notre histoire contemporaine. Or c'est à cet examen objectif qu'a voulu néanmoins procéder François-Georges Dreyfus en écrivant cette Histoire de Vichy, qui vient prolonger, en la développant et l'amplifiant considérablement, celle, courageusement non conformiste à son époque, de Robert Aron. Remettant enfin Vichy dans son véritable contexte et lui restituant, par une brillante analyse des mouvements d'idées de l'avant-guerre, ses véritables - et très diverses - origines idéologiques, détaillant sans hargne mais sans complaisance, les man?uvres, marches et contremarches politiques de ses dirigeants, analysant leurs erreurs et leurs fautes aussi bien que leurs excuses, François-Georges Dreyfus nous peint ici le tableau le plus complet qui nous ait été offert de cette période tragique et cruciale. Et il nous livre en même temps un ouvrage toujours passionnant et souvent déconcertant parce que fort éloigné, dans sa totale rigueur historique, des multiples clichés habituellement cultivés sur le sujet.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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