Riveneuve Continents N° 15, Printemps 2013 : Cultures de l'exil
Dreyfus-Armand Geneviève ; Duroux Rose ; Sicot Ber
RIVENEUVE
20,00 €
Epuisé
EAN :9782360131280
Deux revues s'associent en ce numéro : Exils et migrations ibériques au XXe siècle est l'invitée de Riveneuve Continents pour explorer la thématique des écritures et, plus largement, des cultures de l'exil républicain espagnol, ainsi que les migrations en provenance du Portugal. La première revue, publiée par des membres du Centre d'études et de recherches sur les migrations ibériques (CERMI), du Centre de recherches ibériques et ibéroaméricaines de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense (CRIIA), des chercheurs de l'association "Adelante" et des lusistes de diverses universités, apporte la matière et sa spécificité pour aborder ces thèmes à portée universelle. La seconde, revue à l'écoute des littératures francophones contemporaines des quatre coins du monde, fournit l'enveloppe et profite de l'occasion pour s'échapper vers les terres de la lusophonie, de l'hispanophonie et de la multidisciplinarité. Au travers de diverses études sur des écrivains de l'exil républicain, les écrits de réfugiés espagnols détenus par leurs descendants, la musique d'artistes comme Paco Ibânez, l'écho des migrations espagnoles jusque dans la littérature canadienne, la poésie de Max Aub ou les activités culturelles et artistiques poursuivies dans les terres d'accueil afin de maintenir vivante l'identité d'origine, la revue s'interroge sur les spécificités comme sur les grandes caractéristiques plus universelles des stratégies culturelles des populations en migration. La littérature se nourrit elle-même de ce nomadisme, à travers les découvertes comme les souvenirs. Le dossier consacré aux exilés et immigrés portugais en France complète le numéro de Exils et migrations ibériques au XXe siècle en étudiant cet important mouvement migratoire lors de deux moments historiques la Première Guerre mondiale et la guerre d'Espagne, dans sa modalité caractéristique le passage clandestin de frontières et dans sa quasi-invisibilité dans les médias français.
Nombre de pages
264
Date de parution
13/06/2013
Poids
350g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782360131280
Titre
Riveneuve Continents N° 15, Printemps 2013 : Cultures de l'exil
Auteur
Dreyfus-Armand Geneviève ; Duroux Rose ; Sicot Ber
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
142
Poids
350
Date de parution
20130613
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pendant et après la Guerre civile (l936-1939), conflit particulièrement meurtrier, des centaines de milliers d'Espagnols - hommes, femmes et enfants - franchirent les Pyrénées et cherchèrent refuge en France. Plus du tiers d'entre eux devait y demeurer. Geneviève Dreyfus-Armand retrace dans cet ouvrage novateur le long chemin parcouru par les combattants républicains depuis leur arrivée sur le sol français - souvent dans des camps d'internement jusqu'à la mort de Franco en 1975 et leur installation parfois définitive sur cette terre d'accueil. Restituant les étapes de ce qui fut une grande aventure humaine, elle évoque le combat mené par les partisans de la République, loin de leur pays, dans une France parfois hostile. Combat pour la liberté qui dut attendre plus de trente ans pour trouver son accomplissement.
À partir de janvier 1941, des familles de républicains espagnols arrivent au camp de Rivesaltes. Certains ont déjà connu de multiples camps entre 1939 et 1944, transférés sans cesse de l'un à l'autre. Longtemps passé sous silence, cet enfermement de familles entières resurgit ici dans les mémoires et dans l'histoire. Si les hommes sont incorporés dans les groupements de travailleurs étrangers mis en place par le régime de Vichy, femmes et enfants restent confinés dans ce lieu inhospitalier, glacial en hiver et torride en été, où règnent la promiscuité, l'insalubrité et la faim. Où la mort rôde, notamment autour des enfants les plus jeunes, malgré l'aide apportée par des oeuvres d'assistance dépassées par l'ampleur de la tâche. Douze témoignages émanant de cinq femmes et de sept hommes, nés entre 1924 et 1939, évoquent cet univers d'enfermement et d'arbitraire. Ils sont présentés, contextualisés et mis en perspective par Geneviève Dreyfus-Armand, historienne spécialiste de cet exil. En coédition avec le Mémorial du camp de Rivesaltes, collection « Récits et témoignages », sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.
Le printemps 1968 s'inscrit dans ces décennies où le vieux monde fut contesté et changé en profondeur. Loin des commémorations consensuelles, des sources jusqu'alors inexplorées permettent aujourd'hui de porter de nouveaux regards sur ces " années 68 ". rassemblés par une institution de renommée internationale, al Bibliothèque de documentation internationale contemporaine et son musée, une vingtaine de chercheurs de plusieurs générations et disciplines, apportent ici des éclairages originaux, enrichis par plus de 200 illustrations souvent inédites. Avec les Années 69, un monde en mouvement, le lecteur parcourt les continents, de Chicago à Rome, traverse les évènements dans leur ampleur sociale avec bien sûr des étudiants mais aussi des ouvriers, les paysans, les artistes. Il rencontre la diversité des engagements et découvre les nouvelles formes de militantisme qui émergent alors, des féminismes aux antimilitaristes, des régionalismes à l'antipsychiatrie. C'est bien un monde en mouvement qui revit dans ces pages à travers une riche iconographie, mettant en relief l'inventivité des collectifs d'artistes soucieux de bouleverser les frontières entre art et politique.
Sensible au comique de situation comme à la force de l'improvisation du réel, l'acteur Thierry de Carbonnières écoute depuis des années les conversations dans le métro, entre deux ou trois stations. La (t)rame du quotidien est loin d'être banale : elle cache tout un mystère d'humanité avec sa drõlerie, son drame, ses émotions. L'auteur offre ici une sélection des perles enfilées au gré des lignes et des stations, avec humour et tendresse aussi.
Un roman à deux voix. Deux voix empruntées tour à tour par Edith Weibel pour explorer d'une écriture extrêmement fine et juste les moindres nuances de la relation à soi et à l'autre. Passages de gares en gares, défilés d'images zébrées derrière les vitres d'un train, voyage, voyage, encore voyage, ce livre de Sébastien Kérel semble a priori une sorte d'échappée dont on ne peur vraiment saisir le point de départ ni le point d'arrivée, seulement le sens, d'est en ouest. Pourtant, première découverte à l'ouest (de... ?), il y a ce bureau parisien, siège central de l'ennui quotidien, ce lieu où naissent tous les désirs d'ailleurs, fuir les ombres, repartir. Où ? N'importe, on y va : la Bretagne, le Golfe du Morbihan, et puis Tanger, le Maroc, et puis à nouveau la Bretagne, Belle-île, mais il faut aller plus loin, le Chili, jusqu'aux derniers mots d'une éternelle évasion, celle des " pêcheurs en cirés " qui comme les crabes ne savent pas où finit le monde". Notes éparpillées, poésies, correspondances, le chemin ne s'arrête '' jamais. La fin du livre n'est pas une fin, peut-être même le commencement. Roman ? Poème ? Ni l'un ni l'autre, ou un peu des deux. Carnet de bord, oui, en toutes formes, bouts de prose et de vers. Sébastien Kérel est bien un Arpenteur, un de ceux qu'on a envie de suivre, non pas pour découvrir les étapes du voyage, mais pour les fondre dans une sorte de confort crépusculaire, la douce lueur de l'Ouest, si peu près de tout.
L'histoire emblématique du "bon juge" Paul Magnaud qui fait la jurisprudence d'acquitter une mère de famille ayant volé du pain pour nourrir ses enfants, en 1898. Héros des uns, salaud des autres, le portrait d'un grand monsieur oublié, cerné par un magistrat et souligné par maître Henri Leclerc dans sa préface. - Un portrait emblématique d'un grand juge, Paul Magnaud, qui a fait jurisprudence en acquittant une voleuse "par nécessité" en 1898 - Une biographie historique écrite par un magistrat - Une préface d'un grand avocat engagé, maître Henri Leclerc, à la Ligue des droits de l'Homme - Le 7e titre de la collection de poche "Pépites" - Un environnement graphique original signé de l'artiste France Dumas
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.