Ecrire délivre d'attendre. Ce livre - contemporain des Miettes de décembre - a été commencé il y a plus de vingt-cinq ans. Je m'appuie encore sur ces branches, vérifiées vivantes à chaque moment de réécriture. Certes je ne vois pas toujours l'arbre, cet arbre qui abriterait, ou qui ferait voir plus haut, plus loin. Ferait comprendre. Plutôt nous sommes posés sur le vide, avançant dans l'inconnu de nous-même. L'angoisse n'y manque jamais de nourriture. Et pourtant, toujours neuf, rien n'égale ce vertige de l'autre rencontré sans s'écarter. Mais jusqu'où se pencher ? Oserais-je sans la poésie ? C'est elle qui me tire. Ne plus attendre n'empêche pas que l'enfance, autre nom du présent, demeure. Sous l'écorce le bois vert. Même tombé, le noyau obstiné.
Nombre de pages
79
Date de parution
09/10/2001
Poids
115g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782080681317
Titre
Quelques branches vivantes
Auteur
Dreyfus Ariane
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
115
Date de parution
20011009
Nombre de pages
79,00 €
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Résumé : "Le film se dresse en visage éclairé." Qu'est-ce qu'une histoire ? Une rêverie ou une décision entre deux gestes éblouissants de banalité pure : seller un cheval, nouer un tablier, verser de l'eau, entrer dans un tipi, ouvrir un bal, recevoir de la poussière dans les yeux ou n'avoir que le ciel devant soi pour attendre. Toujours les mêmes gestes, la même chorégraphie invisible où le corps apprend ce qui est possible. L'histoire c'est d'arriver à vivre jusqu'à l'âme notre condition matérielle et mortelle. Pour cela, entrer de moi-même comme dans un plan de John Ford, c'est-à-dire les yeux sur la littéralité du monde et le silence des visages, a suffi. A. D.
Les mains vides, les pieds nus, le plus gros des vêtements ôté on n'a besoin de rien pour danser. On n'est rien encore, on ne sera rien de plus. L'éclosion. De la danse il ne reste, s'il en reste, que des souvenirs de plus en plus fragiles: l'ai-je vraiment vu, l'ai-je vraiment fait? C'est bien notre vie. Avec ce livre j'ai trempé des moments d'existence dans la danse - ou dans la pensée de la danse: elle pense, puisqu'elle est silencieuse - parce qu'alors, la honte cesse. Le plus nécessaire, et le moins lointain des horizons.
Née en 1958, Ariane Dreyfus a collaboré à de nombreuses revues et publié une dizaine d'ouvrages, chez Tarabuste et au Dé bleu notamment. Après Une histoire passera ici (1999), Quelques branches vivantes et Les Compagnies silencieuses (2001), L'Inhabitable est le quatrième volume qu'elle publiechez Flammarion.
Résumé : Et si le cirque était une clairière dans la nuit où nous sommes tous ? Jongleurs aux yeux ouverts, trapézistes sexués, funambules vibrants, regardez-les, aussi éveillés que le Petit Poucet dans sa forêt, trouvant un chemin là où on n'y croyait pas, sans doute la terre les sent sur elle. Des humains - moi, vous, eux - s'y installent ou y passent, chaque poème trace de quoi respirer. Un jour même, pour aller plus loin que toute seule, j'ai entrelacé mon écriture à celles de sept enfants rencontrés en atelier d'écriture. Par cette transfusion réciproque, le Petit Poucet s'est démultiplié en frères et en soeurs, toujours surprenants, jamais étrangers. A la fin du poème l'enfant prend congé, il a construit son propre départ, il sort des pages d'où sortent des chemins. Ariane Dreyfus.