Un rythme haletant. Samuel Doux est possédé par son sujet. " L'Obs, Véronique Cassarin-Grand " Une somme d'informations proprement stupéfiante, histoire de se retrouver ni plus ni moins dans la tête de Ligonnès. " François Julien, VSD Avril 2011, à Nantes, une femme, quatre enfants et deux chiens sont retrouvés enterrés sous la terrasse de leur maison. Ne manque que le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès. Cette absence enflamme les médias et l'opinion publique. Les théories se multiplient, la police suit le parcours de Xavier, meurtrier présumé, jusque dans le sud de la France. Sur les réseaux sociaux, des anonymes s'improvisent enquêteurs et pénètrent via Internet dans l'intimité du fugitif. La vie entière de Xavier Dupont de Ligonnès est scrutée, analysée. Marquée au fer rouge par une mère qui reçoit des injonctions du Christ, l'enfance de Xavier est peuplée d'anges et de Résurrection. Supérieurement intelligent, séduisant et persuadé d'avoir un rôle majeur à jouer sur cette terre, il se marie et attend son heure. Trois enfants plus tard, il rompt violemment avec la religion. Il ne sera pas le nouveau messie, mais peut-être le nouveau Bill Gates. Là encore, année après année, il échoue et finit ruiné, mari bafoué par une femme en mal d'amour. Les huissiers à sa porte, il arnaque, espère encore, avant d'enterrer son père, qui lui lègue une carabine 22 long rifle. A-t-il été le bras armé de l'Apocalypse tant redoutée par sa mère ? Ou un simple escroc, entrepreneur acculé par les dettes et l'humiliation ? Fasciné par l'omniprésence numérique de Xavier Dupont de Ligonnès, Samuel Doux a retracé l'itinéraire, entre fiction et réalité, d'un monstre façonné par notre époque. Ce récit au suspense implacable dresse le portrait saisissant d'un fantôme qui n'a pas fini de hanter les mémoires.
Nombre de pages
264
Date de parution
05/11/2020
Poids
356g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782260054726
Titre
L'éternité de Xavier Dupont de Ligonnès
Auteur
Doux Samuel
Editeur
JULLIARD
Largeur
154
Poids
356
Date de parution
20201105
Nombre de pages
264,00 €
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Jeune trentenaire parisien, Elias apprend, non sans soulagement, que sa grand-mère maternelle, femme culpabilisante et anxiogène, vient de mettre fin à ses jours. Contraint de se rendre à Poitiers, qu'il exècre, pour organiser les funérailles, il découvre que la vieille dame juive s'est volontairement suicidée lors de Yom Kippour, jour du Grand Pardon. Si le geste est déjà chargé de symboles, le cauchemar ne s'arrête pas là, car la date ne dit pas la manière, et sur ce sujet tout le monde se tait? Elias se lance alors dans la recherche fiévreuse d'une bague sertie de diamants dont il doit hériter, témoignage d'une histoire séculaire. Trois jours durant le jeune homme suit le jeu de piste laissé par sa grand-mère, prépare sans conviction la cérémonie d'adieux, prévient des gens indifférents, tout en essayant de faire taire les fantômes familiaux. Finalement, il se prend les pieds dans le tapis de son histoire, celle qu'il connaît comme celle qu'il ignore.Trois autres récits croisent alors celui d'Elias pour l?éclairer d'un nouveau jour. Son arrière-grand-père, Moshe Herschel, nous raconte sa Pologne natale et les horreurs quotidiennes infligées aux populations juives par les soldats du Tsar. Vingt ans plus tard, exilé en France, il échappe à la barbarie nazie, mais le reste de sa famille est décimé. Paul Serré, le grand-père d'Elias, remonte, lui, le fil de sa jeunesse sous l'Occupation, découvrant avec inquiétude son goût pour les hommes. Enfin, vient le récit d'Emmanuelle, la mère d'Elias, jeune femme exaltée qui se jette à corps perdu dans l'euphorie des années soixante, et nous dit sa soif de vivre, trop tôt brisée par l'arrivée d'un cancer.Roman choral, Dieu n'est même pas mort alterne différentes voix, toutes issues d'une lignée que l'Histoire ou le destin se sont acharnés à tordre. Avec un point de vue critique sur le poids des origines, le narrateur revendique un droit au bonheur et à la légèreté que le passé de sa famille semble lui avoir dénié. Il sait pourtant que jamais il ne pourra se départir de ses racines. Comment échapper au roman familial? Voilà la question que pose ce récit dont la construction originale n'est pas le moindre des charmes. Un regard neuf sur la mémoire et sur son mode de transmission.
Résumé : Comment opère l'irrésistible attraction d'IKEA. Le slogan, à l'entrée des gigantesques hangars de tôle jaune et bleu, se veut plein de promesses : " IKEA, bien plus qu'un marchand de meubles ". Mais comment nommer, délimiter, appréhender ce monde que dessine la marque ? Quelles valeurs véhicule-t-elle ? s'interroge l'auteur tandis qu'il déambule, comme nous, dans les allées de son magasin favori. Eclatant modèle de réussite économique, IKEA vend avant tout un intérieur idéal, un mode de vie chaleur eux, responsable, soucieux de l'environnement, bref, suédois. Ce tableau vertueux résiste-t-il à l'examen critique ? Bonheur en kit, uniformisation des goûts, rupture avec la dimension historique des objets, bas salaires et contrôle des employés, passé nazi du fondateur et constitution d'un empire financier colossal : tout mythe a son revers de médaille. IKEA ne fait pas exception.
Comment réagir lorsqu'on se retrouve nez à nez avec un père qu'on n'a pas revu depuis dix-sept ans ? " Le samedi matin il venait nous chercher vers dix heures. Je me souviens de ces quelques minutes, ma mère ouvrait la porte-fenêtre. Posant le pied sur le gravier, je découvrais mon père de l'autre côté de la grille en métal orange. Je voyais son visage dans le rétroviseur. Juste à ce moment-là, notre famille existait à nouveau, je voulais faire durer cet instant pour me rappeler qu'à un moment nous avions été le fruit d'une union. Puis le moteur de la voiture se mettait en route. Une sorte de boule envahissait mon ventre, elle ne me quitterait plus. Pour moi les week-ends avec mon père n'étaient rien d'autre que de longs dimanches soir. " S'il est un sujet qui passionne Samuel Doux, c'est bien la famille. Dans ce nouveau roman d'une justesse implacable, on retrouve toute l'originalité de ton et d'écriture d'un auteur dont l'univers singulier mêle toujours humour distancié et sensibilité exacerbée.
Le temps d’un été caniculaire, en Toscane, dans les années 1960, une famille voit basculer irrémédiablement son équilibre, avec des conséquences sur plusieurs générations. L’auteur explore avec finesse et pudeur les zones d’ombres de l’intime, les non-dits, les rancœurs, tout en nous immergeant dans les paysages solaires, la langueur estivale, la gastronomie gourmande, et la riche histoire de la région. Un roman à la fois doux et brûlant sur des choix impossibles et leurs répercussions.
Sous la forme d’une fable, Rachid Benzine raconte avec empathie et douceur, la vie d’un vieil homme qui a toujours vécu dans un pays en guerre. Le protagoniste parle de son amour pour les livres, pour la littérature, le plaisir de la lecture, et le partage. A travers le récit, l’auteur nous plonge dans le quotidien de la population palestinienne, son exil, sa vie dans les camps, les combats, la peur, la résignation, la colère, la résilience, l’espoir et la volonté de vivre. « Car la littérature,(...), donne des repères dans le chaos, du courage pour continuer, et une forme de dignité qui permet de se soustraire à la violence. »
Tu connais mon histoire, forcément tu la connais. C'est la tienne aussi. Peu importe ce que tu en penses, je te la raconte quand même. De notre rencontre jusqu'à ce jour où elle se terminera. J'ignore comment. Vois ça comme une défiance. De la justice et de ses égarements. Prends mes mots comme un plaidoyer et mes intentions comme l'exécution d'un juste châtiment. " Une nuit d'ivresse, un coup de feu, une vache abattue : le geste impardonnable d'un homme, le comte Abélard de Hesbaye. Des années plus tard, alors que la justice a depuis longtemps détourné le regard, débute la revanche des oubliés. Dans une grange isolée, Nikki, l'agricultrice trahie, fait comparaitre son bourreau, jadis ami. Se déroule alors un autre procès, plus intime, plus implacable, enraciné dans un terreau social contrasté et mû par la nécessité d'une femme et de toute une communauté de se faire justice soi-même. Au risque de s'y perdre ? Tragédie sociale, La Dernière nuit est un roman haletant qui oscille entre vengeance et réparation en interrogeant des questions très actuelles, parmi lesquelles : le spécisme et les dérives du patriarcat.
En chacun de nous une fêlure passe, elle menace l'ensemble, l'organise, elle est notre chance et notre péril le plus haut. C'est sur cette conviction que j'ai conçu ce livre, comme une enquête vivante, littéraire, incarnée, sur les petites et les grandes tragédies de notre sort partagé, et qui sont sans doute le lieu à partir duquel nous pensons et aimons avec la plus grande intensité. C'est aussi le lieu où nous risquons de casser, de nous détruire, de perdre, d'abîmer les autres, de nous gâcher mais où nous sommes capables de déplacer notre identité et de réinventer notre existence. Il y a des effondrements visibles et spectaculaires, et des craquelures minuscules en surface, dont on ne prend conscience qu'après, une fois qu'on est brisé. Ce livre n'est pas un traité, ni un récit, encore moins une confession. Il faudrait plutôt le voir comme une traversée, une série de variations sur un même thème, à partir d'une célèbre nouvelle de Fitzgerald et à travers les oeuvres des écrivaines Ingeborg Bachmann, Colette ou Marguerite Duras, de la poétesse Anna Akhmatova, du navigateur Bernard Moitessier ou du chanteur J. J. Cale, et bien d'autres. La chanson de nos vies où se rejoue sans cesse une idée fixe : quelque chose de nous est cassé ; tant mieux.