La République de Venise a bâti la gloire de son Etat et la force de son économie sur un réseau efficace de lignes de navigation à destination des pays lointains. La collaboration avec les sultanats du Levant syro-égyptien porta à son apogée les succès de la thalassocratie vénitienne. Contraint de suivre les aléas de la conjoncture et l'évolution des économies des pays riverains de la Méditerranée, le gouvernement vénitien intensifie ses relations avec l'émirat hafside de Tunis après 1231. Pendant près de trois siècles, une amicale collaboration entre les vénitiens et les Hafsides donne les fruits attendus. Mais l'émergence du royaume d'Espagne unifié et l'arrivée des Turc en Ifriqiya bouleversent les projets des Vénitiens à l'aube du XVI siècle.
Nombre de pages
256
Date de parution
03/05/2000
Poids
322g
Largeur
135mm
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EAN
9782738480453
Titre
Venise et l'émirat hafside de Tunis. 1231-1535
ISBN
2738480454
Auteur
Doumerc Bernard ; Doumerc René
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
322
Date de parution
20000503
Nombre de pages
256,00 €
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Un peu avant l'an Mil, le doge de Venise procède à un rite fondateur de l'identité vénitienne, en prononçant une formule surprenante, annoncant ainsi une politique déterminée et durable qui marque de son empreinte le monde méditerranéen : « Nous t'épousons, mer, en signe de véritable et perpétuelle domination. » Cet événement conditionne toutes les actions politiques conduites par les gouvernements pendant les siècles suivants pour maintenir une domination vénitienne sur un vaste espace maritime et territorial, créant un véritable empire colonial, obtenu cependant au prix fort du sang versé et de l'or dépensé.
La civilisation urbaine des villes d'Italie du XIIe au XIVe siècle fut marquée par l'éclosion d'initiatives spectaculaires touchant tous les aspects de la vie sociale, économique, politique et culturelle. Dans cet ensemble d'avancées, le mouvement communal constitue l'élément fondamental qui contribua à façonner un monde nouveau : la société rurale et féodale jusque-là dominante laissait progressivement la place à un monde urbain, gagné par la fièvre d'entreprendre, d'apprendre et de revendiquer des droits personnels et collectifs. Cet ouvrage constitue une introduction idéale à la compréhension de cette période complexe. Conçu comme un outil de travail, il propose d'abord une analyse globale du phénomène des Communes ; puis une sélection de documents d'époque, la plupart traduits en français pour la première fois, permettra de saisir la façon dont ces mutations ont été appréhendées par leurs contemporains. Des cartes et des tableaux constituent la troisième partie de cette étude, complétée par un glossaire des principaux termes propres à la Commune ainsi que par une bibliographie. Destiné en priorité aux candidats au CAPES et à l'agrégation d'histoire, cet ouvrage s'adresse aussi à tous ceux qu'intéresse cette période qui a marqué de son empreinte l'histoire de l'Europe occidentale.
L'histoire de la Méditerranée médiévale, zone partagée entre l'Afrique, l'Asie et l'Europe, est faite de phases d'expansion ou de repli qui charrient à travers l'espace les marqueurs d'identités hétérogènes. Ce vaste espace est alors caractérisé par la diversité, le métissage, l'inextinguible capacité d'invention, mais aussi les affrontements et le refus de la différence. Les auteurs ont souhaité mettre en lumière la grande diversité des mondes méditerranéens, au-delà de l'idée fantasmée d'un ensemble géographique et humain qui pourrait, au Moyen Age, se réduire à l'opposition entre Chrétienté et Islam. Ils ont choisi de présenter une succession d'études de cas consacrées à des thèmes trop peu traités, éclairant des questions touchant aux sociétés, aux territoires et aux faits culturels. L'ouvrage propose des documents, souvent inédits, et des synthèses thématiques permettent de replacer les études de cas dans une perspective large et assurent la cohérence de l'ensemble.
Sur une histoire de trois mille ans de la Tunisie, l'auteur a choisi de braquer le projecteur sur le XIXe siècle. Après avoir été longtemps délaissée, l'étude des mémoires tunisiennes fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière. Historiens, sociologues, associatifs, enseignants cherchent à revitaliser l'histoire en ramenant au jour tous les pans muets du passé comme le sont encore actuellement les temps de la colonisation et de la décolonisation ou encore le temps de la dictature.