Après la disparition du peintre Jacques Doucet, Andrée, sa compagne pendant quarante-sept ans, éprouve le besoin impérieux de lui écrire. Depuis sa disparition, il lui manque et elle se sent comme une branche morte dans cette solitude forcée. Elle veut la rompre, revivre avec lui, par l'écriture, leurs souvenirs passés, et cet amour qui ne s'est jamais consumé. Elle évoque leur rencontre à une fête des Arts décos où elle était étudiante ; elle raconte des anecdotes embellies par l'humour de son compagnon ; elle rappelle les rencontres de Jacques Doucet, adolescent, avec Max Jacob, les difficultés de ses débuts de jeune peintre, sa participation au mouvement CoBrA ; elle révèle combien le métier de veuve d'artiste est délicat avec la présence insidieuse des prédateurs qui guettent la moindre des faiblesses de ces veuves ; elle évoque les expositions et les catalogues qu'elle a réalisés pour la pérennité de son oeuvre. A travers tous ces souvenirs, elle revient sans cesse à l'amour profond qui les unissait, qui les a aidés à traverser des moments tragiques de leur existence, chacun d'eux s'évertuant à protéger cet amour. Puis, elle lui avoue son remords d'avoir dû révéler, dans le Catalogue raisonné de ses oeuvres, le secret douloureux de sa naissance, cause d'une longue blessure, apaisée pourtant au cours des ans. Même si, pour elle, cette révélation est nécessaire à une plus ample compréhension de son oeuvre, elle implore aujourd'hui son pardon.
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Nombre de pages
94
Date de parution
11/10/2012
Poids
146g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782718608754
Titre
Ce que je voudrais te dire
Auteur
Doucet Andrée
Editeur
GALILEE
Largeur
125
Poids
146
Date de parution
20121011
Nombre de pages
94,00 €
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Il dessinait comme un enfant qui trace à la craie tout un monde sur le trottoir, il dessinait des bonshommes comme ceux que l'on voit sur les pissotières ou sur les murs des grandes villes... un dessin où le trait courait tout naturellement, plein de verve, truculent, insolent, qui rejoignait la belle vérité crue populaire." Ainsi Corneille parlera-t-il de Jacques Doucet, quelques années après leur rencontre à Budapest en 1947. Cette rencontre marquera les prémices d'une longue amitié et de la collaboration de Jacques Doucet à l'aventure de CoBrA à l'esprit duquel l'artiste restera toute sa vie fidèle. C'est cette aventure que les expositions successives, au LAAC à Dunkerque, au Cobra Museum à Amstelveen et au musée des Beaux-Arts de Quimper, se proposent de conter.