Dans ce livre on voit surgir un territoire négligé de l'existence, une zone infime et capitale: celle des instants. Ainsi une promenade, le jour de Thanksgiving, dans un New York désert, renvoie le narrateur à la dureté du monde moderne; un appel téléphonique inattendu, pendant une matinée de travail, ressuscite les oppressions d'un lointain passé. Le temps d'un éclair, le réel fait retour dans la banalité protectrice du quotidien, qu'il secoue en ses assises. Il y a, naturellement, le rendez-vous raté avec l'amour. Mais dans un bureau professoral, lieu inhabituel. Et le rendez-vous, imprévu et réussi, près d'une fontaine de Central Park, avec la mort new-yorkaise. Ce qui est, a été, aurait pu être, n'a pas pu être: chacun se heurte, dans sa vie, à cette part du fantastique. L'écriture, à son tour, s'en fait l'écho, se veut accueil à tous les possibles du langage, rencontres où les mots, comme les émotions, s'entrechoquent. Avec, toutefois, dans cette succession haletante d'instantanés, une distance: celle que maintient l'ironie.
Nombre de pages
116
Date de parution
16/06/2011
Poids
152g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729708412
Titre
La vie l'instant
Auteur
Doubrovsky Serge ; Abdelmoumen Mélikah
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
152
Date de parution
20110616
Nombre de pages
116,00 €
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À peine sorti de chez lui, voici S. D. déversé en plein grand Central Parkway, l'autoroute qui mène à New York: au fil des souvenirs qui assaillent son réveil, des routes qui sillonnent sa vie, se dit un exil américain, douloureux et énigmatique. Ces fils, où tenter de les dénouer, sinon chez son analyste, au cours d'une longue séance, où ils s'obstinent à s'enrouler autour du personnage du fils. Particulièrement, dans le rêve du monstre marin, surgi du texte de Racine dans l'esprit du critique endormi. L'interprétation du rêve se reversera dans l'explication du texte racinien, dont la nouvelle lecture permettra de relire en retour la vie du narrateur, qu'on aura suivi entre-temps, après la visite au « psy », à travers le tintamarre solitaire de New York, les silences calfeutrés de l'université, jusqu'à la salle de classe où s'accomplit sa jouissance: le dénouement. Autobiographie? Non. Fiction, d'événements et de faits strictement réels. Si l'on veut, autofiction, d'avoir confié le langage d'une aventure à l'aventure d'un langage en liberté.
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L'auteur s'est proposé d'utiliser une méthode moderne pour comprendre Corneille, sans négliger l'approche historique. Une lecture systématique lui permet de dégager les thèmes centraux, de suivre leur articulation et leur développement. Alors surgit et se précise, de pièce en pièce, une silhouette méconnue : le héros cornélien. Loin d'être cet exemple éclatant du triomphe humain, cet exercice souverain de la volonté que nous présente la critique traditionnelle, le dessein de reprise en main totale de notre condition, qui est au c'ur du projet héroïque, se révèle, au terme d'une immense dramaturgie, une impossibilité insurmontable. Cet échec, sans cesse repoussé et finalement assumé, dû non aux lois d'un fatum transcendant mais à une autodestruction interne, fait apparaître une figure inattendue de Corneille, contraire à nos habitudes : un auteur tragique.
Entre mes mains, mon livre s'est brisé, comme ma vie. Je me suis alors aperçu, avec horreur, que je l'avais écrit à l'envers. Pendant quatre ans, j'ai cru raconter, de difficultés en difficultés, le déroulement de notre vie, jusqu'à la réconciliation finale. Mon livre, lui, à mon insu, racontait, d'avortements en beuveries, l'avènement de la mort
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.