Gilles Deleuze a toujours recouru aux images, et particulièrement à celles du cinéma, pour expliciter sa pensée et promouvoir une nouvelle pratique de la philosophie. En 1983 et 1985, il publie deux ouvrages fondamentaux, devenus depuis des classiques: Cinéma. I. L'Image-mouvement et Cinéma. II. L'Image-temps. Si Deleuze estime n'avoir aucune leçon à donner aux cinéastes, le cinéma est l'un de ses objets d'étude privilégiés, pour construire sa recherche philosophique et sa vision du monde contemporain. Il établit ainsi des liens avec la pensée d'André Bazin, référence majeure de la critique de cinéma. Car "Deleuze et le cinéma", c'est aussi sa rencontre avec une génération de cinéphiles, critiques aux Cahiers du cinéma, en perpétuelle recherche d'éléments théoriques pour mieux penser le cinéma et voir les films. Jean Narboni puis Serge Daney sont les principaux interlocuteurs avec lesquels il mène un dialogue permanent fait d'amour des films et d'intuitions théoriques partagées. Si les Cahiers avaient déjà croisé le chemin d'autres philosophes, c'est sans conteste avec Deleuze que le compagnonnage opère de la manière la plus fructueuse de part et d'autre, parce qu'il est lui-même cinéphile, qu'il a suivi avec passion le surgissement de la Nouvelle Vague, que les films de Godard sont des fils conducteurs de sa réflexion. Aujourd'hui, les effets de cette pensée ont un impact considérable dans le monde de la création cinématographique comme dans les domaines de la philosophie et de l'enseignement. C'est pourquoi cet ouvrage réunit des critiques, des cinéastes, des philosophes et des chercheurs qui croisent leurs commentaires pour mettre en lumière sa portée.
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Nombre de pages
199
Date de parution
13/03/2008
Poids
348g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782866425166
Titre
Gilles Deleuze et les images
Auteur
Dosse François ; Frodon Jean-Michel
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
165
Poids
348
Date de parution
20080313
Nombre de pages
199,00 €
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Résumé : Après trois années d'enquête, la première biographie de Michel Serres, philosophe populaire et inclassable, penseur de la rencontre des sciences et de la philosophie Des rives de la Garonne au professorat à Stanford, ce livre raconte le parcours sinueux d'un philosophe animé par une débordante joie de savoir. Né d'un père dragueur de graviers, passé par l'Ecole navale puis par l'ENS, Michel Serres a connu une trajectoire de vie étonnante, dont François Dosse rend compte ici avec toute l'érudition et le style qu'on lui connaît. Disciple de Georges Canguilhem avant d'en être critique, ami de Jacques Derrida, proche puis opposé à Michel Foucault, Serres a tracé son chemin à l'écart, et parfois contre le structuralisme alors en vogue. Lui qui a hérité de Leibniz son ambition encyclopédique a toujours voulu déplacer les lignes, explorer les continents du savoir, accueillir la modernité sous toutes ses formes. Au fil des pages, on découvre le caractère extraordinairement précurseur de sa pensée. Philosophe de l'information, de la communication, de l'écologie avant l'heure, Serres a théorisé la nature comme sujet de droit et porté une vision transdisciplinaire de l'histoire des sciences. Orateur brillant, conteur, il laisse derrière lui une centaine d'oeuvres, dont la série des Hermès et Le Contrat naturel, héritage d'un penseur hors les murs, qui aimait la marche, l'alpinisme et le grand large.
Résumé : Nul n'était aussi bien armé que François Dosse pour relever le défi : une histoire panoramique et systématique de l'aventure historique et créatrice des intellectuels français, de la Libération au bicentenaire de la Révolution et à la chute du mur de Berlin. Son Histoire du structuralisme en deux volumes, son attention à la marche des idées, ses nombreuses biographies (de Michel de Certeau, Paul Ricoeur, Pierre Nora, Cornelius Castoriadis) lui ont donné, depuis vingt ou trente ans, une connaissance assez intime de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle pour lui permettre de couronner son oeuvre par une tentative de cette envergure. Le premier volume, 1944-1968, couvre les années Sartre et Beauvoir et leurs contestations, les rapports contrastés avec le communisme, le choc de 1956, la guerre d'Algérie, les débuts du tiers-mondisme, l'irruption du moment gaullien et sa contestation : un temps dominé par l'épreuve de l'histoire, l'influence du communisme et la progressive désillusion qui a suivi. Le second volume, 1968-1989, va de l'utopie gauchiste, de Soljenitsyne et du combat contre le totalitarisme, à la "nouvelle philosophie", l'avènement d'une conscience écologique, la désorientation des années 80 : un temps marqué par la crise de l'avenir et qui voit s'installer l'hégémonie des sciences humaines. Ce ne sont là que quelques-uns des points de repère de cette saga, qui embrasse une des périodes les plus effervescentes et créatrices de l'intelligentsia française, de Sartre à Lévi-Strauss, de Foucault à Lacan. Le sujet a déjà suscité une énorme bibliographie, mais une fresque de pareille ampleur est appelée à faire date.
Résumé : Nul n'était aussi bien armé que François Dosse pour relever le défi : une histoire panoramique et systématique de l'aventure historique et créatrice des intellectuels français, de la Libération au bicentenaire de la Révolution et à la chute du mur de Berlin. Son Histoire du structuralisme en deux volumes, son attention à la marche des idées, ses nombreuses biographies (de Michel de Certeau, Paul Ricoeur, Pierre Nora, Cornelius Castoriadis) lui ont donné, depuis vingt ou trente ans, une connaissance assez intime de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle pour lui permettre de couronner son oeuvre par une tentative de cette envergure. Le premier volume, 1944-1968, couvre les années Sartre et Beauvoir et leurs contestations, les rapports contrastés avec le communisme, le choc de 1956, la guerre d'Algérie, les débuts du tiers-mondisme, l'irruption du moment gaullien et sa contestation : un temps dominé par l'épreuve de l'histoire, l'influence du communisme et la progressive désillusion qui a suivi. Le second volume, 1968-1989, va de l'utopie gauchiste, de Soljenitsyne et du combat contre le totalitarisme, à la "nouvelle philosophie", l'avènement d'une conscience écologique, la désorientation des années 80 : un temps marqué par la crise de l'avenir et qui voit s'installer l'hégémonie des sciences humaines. Ce ne sont là que quelques-uns des points de repère de cette saga, qui embrasse une des périodes les plus effervescentes et créatrices de l'intelligentsia française, de Sartre à Lévi-Strauss, de Foucault à Lacan. Le sujet a déjà suscité une énorme bibliographie, mais une fresque de pareille ampleur est appelée à faire date.
Résumé : 1. L?historien : un maître de vérité2. L?imputation causale3. Le récit4. Les déchirures du temps5. Le télos : de la Providence au progrès de la Raison6. Une histoire sociale de la mémoire
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.