Un titre provocateur qui peut surprendre : l'auteur entend démystifier le rôle d'épouse d'ambassadeur qu'elle n'a pas choisi. Assistante sociale de la France d'outre-mer, au service de l'Afrique de 1949 à 1982, c'est avec un regard de psychosociologue qu'Andrée Dore-Audibert aborde un monde conformiste qui lui était étranger, en décrivant avec humour et lucidité les manières d'agir des uns et des autres. Ne pouvant s'abstraire d'une profession qui fut le sens de sa vie, elle parviendra au sein des ambassades à développer de multiples activités sociales et à s'imposer dans un rôle polyvalent de femme, maîtresse de maison et assistante sociale. Au cours des différents récits, elle est amenée à comparer deux profils différents d'ambassadeurs : à vocation, parmi lesquels on retrouve des énarques (serviteurs de l'Etat) et beaucoup d'anciens administrateurs de la France d'outre-mer, issus de l'Ecole nationale de la France d'outre-mer ; des carriéristes, issus de formations qui ne les préparaient pas à cette fonction et de jeunes diplômés de l'ENA, motivés par " leur " carrière qui ont choisi le ministère des Affaires étrangères. Féministe, elle analyse la situation discriminatoire faite aux femmes titulaires des mêmes diplômes que leurs collègues de sexe masculin lorsqu'il s'agit d'être nommée dans une ambassade. Plein d'anecdotes, amusantes et inattendues, ce livre aborde les problèmes de fond du travail diplomatique et interpelle aussi les épouses d'ambassadeur, " travailleuses bénévoles " au service de la République !
Nombre de pages
228
Date de parution
01/11/2003
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845862708
Auteur
Dore-Audibert Andrée
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20031101
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre, qui retrace une page de l'histoire coloniale au lendemain de la conférence de Brazzaville (1944) où le général de Gaulle prépara l'indépendance des Etats, se veut un témoignage d'amour à l'Afrique et à sa population. Témoignage de reconnaissance à ces " Tirailleurs sénégalais " qui ont payé de leur sang durant les deux guerres le droit à l'indépendance ; d'estime à ces élus africains qui ont su avec patience et intelligence obtenir progressivement et sans heurt les réformes nécessaires à l'évolution de leur pays ; à ceux également que l'on dénommait " les colonialistes " et qui avaient su comprendre, former, aimer les populations dont ils avaient la charge et agir avec compréhension pour améliorer leur condition de vie : médecins militaires, enseignants, ingénieurs, techniciens... sans omettre les administrateurs de la France d'Outremer qui, grâce à la mise en place de sociétés de prévoyance, ont su endiguer les famines... Au travers de ces récits, où se mêlent des témoins et acteurs africains encore vivants, est retracée la vie de ceux et celles aujourd'hui disparus qui furent les pionniers et pionnières de réformes et d'initiatives considérées comme révolutionnaires à l'époque. L'auteur, qui a consacré sa vie professionnelle au continent africain, nous fait revivre un merveilleux parcours, en Guinée, au Soudan (Mali), en Haute-Volta (Burkina-Faso), plein d'anecdotes, au sein de sociétés africaines où les femmes sont très souvent les initiatrices et les maîtresses d'?uvre. Ce devoir de mémoire vis-à-vis du continent africain, devenu sa deuxième Patrie, lui a permis de partager ce besoin d'humanisme, essentiel à tout être humain pour exister et se réaliser.
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