Les couilles d'Adam (sur une fresque de Masaccio, une sculpture de Rodin et un pastel de Picasso)
Dor Edouard
SENS ET TONKA
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EAN :9782845341937
Sans lui, Michel-Ange n?aurait pas été ce qu?il a été. Le grand Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël, et bien d?autres, l?ont copié, s?en sont inspirés, l?ont reconnu pour maître. Comme Cézanne, il aurait pu dire : " Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien couillarde, la mienne, et celle des autres "! Il s?agit de Masaccio, peintre florentin de la première Renaissance, qui n?a vécu que 27 ans (1401-1428) et a été surnommé " Le Rimbaud de la peinture ". On ne connaît pas grand-chose de sa vie, sinon que Masaccio était totalement " fou " de peinture et... qu?il est à l?origine de l?art occidental moderne ! Dans ce court essai, l?auteur évoque cet artiste hors du commun et analyse, plus particulièrement, l?une de ses oeuvres majeures (Adam et Eve chassés du Paradis terrestre) en expliquant pourquoi elle a bouleversé toute l?histoire de la peinture. Puis, il en suit les traces, à travers Michel-Ange, Raphaël, et jusqu?à Rodin et Picasso. Il nous montre notamment comment, sans les avoir jamais vus, Picasso a pu reproduire dans l?un de ses pastels... des personnages peints par Masaccio!
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Nombre de pages
93
Date de parution
09/09/2010
Poids
146g
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EAN
9782845341937
Titre
Les couilles d'Adam (sur une fresque de Masaccio, une sculpture de Rodin et un pastel de Picasso)
Auteur
Dor Edouard
Editeur
SENS ET TONKA
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Date de parution
20100909
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93,00 €
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Sans lui, Michel-Ange n'aurait pas été ce qu'il a été. Le grand Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël, et bien d'autres, l'ont reconnu pour maître. Comme Cézanne, il aurait pu dire : " Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien " couillarde " - la mienne - et celle des autres " ! Né près de Florence tout juste avec le Xve siècle, on l'appelait Masaccio, parce qu'il était fou de peinture. Il est mort à vingt-sept ans et n'a peint que pendant... huit ans à peine ! Et pourtant ce sont bien les braises laissées par celui que l'on a surnommé " Le Rimbaud de la peinture ", et sur lesquelles ont soufflé, entre autres, Michel-Ange, Rodin et Picasso, qui ont mis le feu à tout l'art occidental.
Pourquoi, dans un petit tableau de Véronèse, un cheval voyeur, bloqué dans un escalier, passe t il sa grosse tête dans l'encadrement d'une porte et jette t il un regard lourd sur les ébats amoureux de Mars et Vénus? Pourquoi une courtisane, peinte par Manet, allongée nue sur son lit, avec pour seuls atours un fin ruban de velours autour du cou, nous fixe t elle avec provocation, tandis qu'à ses pieds un chat au poil hérissé dresse sa queue en point d'interrogation? Pourquoi Matisse, le chantre de la couleur et de la joie de vivre, a t il représenté une porte fenêtre ouvrant sur un vide dont la noire profondeur est pétrie d'angoisse? Pourquoi ces trois artistes semblent ils avoir hésité à montrer précisément ces trois ?uvres? Et pourquoi celles ci nous troublent elles? Ne serait ce pas parce qu'elles dégagent, pour des raisons différentes, un même sentiment "d'inquiétante étrangeté"?
Seul dans son atelier d'Antibes, face à la mer, Nicolas de Staël a peint, en trois jours, une toile géante de trois mètres cinquante sur six, Le Concert, puis il s'est jeté dans le vide. C'était le 16 mars 1955, il avait quarante et un ans et était au faîte de sa gloire. Dans cette gigantesque toile, dans les deux Instruments de musique qui y sont représentés un piano à queue et une contrebasse, dans le rouge vermillon qui enflamme le fond de la composition, se trouve sans doute enfouie l'explication de son geste...
Mon intention était, en mai-juin 1968, de montrer comment naissait la police de l'esprit, comment naissaient les automatismes, les comportements, les nostalgies et les abandons par lassitudes. Etre moderne ce n'est pas ratiociner sur le passé, fût-t-il révolutionnaire. Nous savions, en tant que patriciens des révolutions, en tant qu'opposant aux organisations de régulation des économies-politiques capitalo-communistes, que la fossilisation commence par la raréfaction des paroles échangées. La prise de paroles restait l'essentiel. "
Cet ouvrage décrit un temps relatif. Il lance une littérature relative, celle d'un monde en morceaux. Dix personnages et le témoignage d'un narrateur. Seul ce dernier est nommé. Les autres apparaissent grâce à des numéros signalés au début de chaque chapitre. Le résultat garde l'apparence du livre, du " codex ". Il n'est pas à lire. Il peut se poser, se regarder. Il peut s'abandonner, se détruire. Il peut s'ouvrir, s'appréhender, sur papier comme sur écran en interrogeant au hasard les séquences, avec tours et détours, en suivant une des actrices (ou acteurs), ou plusieurs, et - s'il le faut - du début à la fin. Des bouts, des rimes, des riens se succèdent, ils sont le journal de nos affres, de nos plaisirs, un guide codé de la vie quotidienne. Vous êtes devant un miroir.
Soit un héros indécis, un deus ex machina capricieux, une belle duelle, des comparses peu amènes, des zoziaux, aquatiques s'il vous plaît, (e come no ?), des nourritures terrestres, et des substances léviteuses, des morts violentes et stupides, comme il convient... et voici un roman rôdeur conforme aux règles du genre avec ses déplacements erratiques, ses étapes hasardeuses, ses auberges espagnoles et ses motels, ses rencontres et contes inopinés, ses digressions inutiles et ses propres oiseux, tout empreints de l'ambiguïté des choses et des mots. Avec sa morale en forme de conseil d'ami, optimiste, forcément optimiste : de ce monde embrouillé, débrouillez-vous !
Le " marxisme " qui est mis en cause ici est essentiellement le dogmatisme de ses interprétations restrictives, comme économisme pur, par toutes les bureaucraties social-démocrate et soviétique. La pensée révolutionnaire globale - et d'abord celle de Marx - est plus libre et riche. Et le changement de toutes les conditions existantes sera l'œuvre des producteurs eux-mêmes, devenant créateurs. " A J